Le charme désuet et vaguement romantique de la mécanique

Montres
Le titre peut paraître surprenant voire surréaliste sur un weblog dédié à l’exact opposé, la vague numérique, pourtant j’éprouve une fascination irrationnelle pour les montres automatiques.
Je les aime non pas pour leur valeur marchande (je possède une seule Suisse, une petite Omega De Ville des années 70), mais plutôt pour leur caractère exotique. Dans ce cadre, j’ai reçu ce matin une Pilot Time russe. Sur la photo de gauche à droite, la Pilot Time russe, une Omega DeVille suisse (en bas) et deux Seiko japonaises, une Seiko 5 et en haut une Seiko DIver 200.
Au quotidien, les Seiko sont parfaites, suffisamment précises et extrêmement robustes.
Pourquoi cette attirance pour les montres automatiques ? Non pas pour des raisons écolo-tendance (par définition les montres automatiques fonctionnent sans pile, c’est le mouvement du poignet qui leur fourni l’énergie nécessaire à leur fonctionnement), pas non plus pour avoir l’heure (mon téléphone ou mon ordinateur font ça très bien) mais plutôt à cause de leur caractéristique principale : ces petites mécaniques extrêmement sophistiquées ne fonctionnent que si elles sont avec moi, et s’arrêtent lorsque je les abandonne pour renaître lorsqu’elles regagnent mes faveurs. Un peu comme des Tamagotchi avant l’heure.
Je trouve fascinant l’idée d’une mécanique qui ne vit que lorsque je la porte sur moi (je sais, je devrais me faire soigner).

3 réponses sur “Le charme désuet et vaguement romantique de la mécanique”

  1. Non, pas besoin de te faire soigner :o)

    Pour ma part, ma préférence va depuis quelques années déjà aux montres :
    – sans piles (mon premier critère d’achat),
    – à mouvement à quartz, pour avoir une trotteuse qui bat la seconde… à l’inverse du charme de tes montres mécaniques où la trotteuse parcourt le cadran en se foutant pas mal des secondes.

    Ma première fut une swatch (oui, ces montres, séduisantes, n’auront jamais aucun charme désuet) série « autoquartz », qui était donc sans piles et à quartz, captant l’énergie par le mouvement du poignet. Sauf qu’ils n’en ont fait qu’une seule année et puis c’est tout.

    Aujourd’hui, j’ai une Citizen Eco-Drive, à la fois à quartz, sans pile et solaire (la lumière lui fournit l’énergie et non le mouvement), radio pilotée et étanche, avec pour seule fonction de donner l’heure et la date, surtout pas plus.

  2. En fait pour revenir sur ta dernière phrase, mes montres ont un mode de vie à l’inverse de ce qui te fascine : elle se foutent pas mal de l’humain et se demmerdent comme elle peuvent pour fonctionner.

    La swatch est capable d’accumuler l’énergie et de la conserver pendant plusieurs mois, même si on ne la porte pas. Quand on y pense, quand même une belle performance. Tu la mets en hibernation au fond d’un tiroir et tu la ressorts 3-4 mois plus tard et son petit cœur repart vaillamment.

    La citizen, c’est pire, si j’ose dire. Neuve, j’ai dû la laisser deux bonnes heures sous la lampe de bureau pour qu’elle veuille bien prendre vie. Et maintenant c’est foutu : même jetée au fond d’un tiroir dans le noir, elle continuera à fonctionner pendant au moins un an (pas facile de dater l’heure du crime avec les montres modernes !).

  3. Une belle Audemars Piguet d’époque ou Vacheron Constantin (pas les mochetés d’aujourd’hui) ou une Patek Philippe a son charme, de la belle mécanique faite à la main comme dirait notre ami JP Coffe.
    Question précision, c’est quand même plus beau que du Quartz 🙂

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