iFlickr, pour envoyer des photos iPhone->Flickr (cool et drôle)
Un des défauts les plus frustrants de l’iPhone est qu’il se connecte divinement bien à internet, qu’il possède un appareil photo, mais qu’il est incapable d’envoyer par internet une photo sur Flickr.
Plus exactement, il peut le faire par mail, mais dans ce cas pour une raison étrange, la photo est réduite à 640×480 (ce’ qui est idiot parce que la définition maximale de l’appareil photo est tellement faible qu’une réduction n’est vraiment pas nécessaire).
L’application iFlickr règle ce problème en permettant d’envoyer sur Flickr des images plein format depuis l’iPhone.




Non seulement elle est capable d’envoyer des photos en plein format sur Flickr, mais également de les envoyer par mail. Lorsque l’envoi se fait vers Flickr on peut y ajouter un titre, des tags, régler le niveau de confidentialité.
Il existe même une fonction assez humoristique qui permet d’ajouter des tags géographiques dans l’Exif de la photo. Humoristique, parce que par exemple cette photo d’un robinet de ma cuisine (sise à La Celle Saint-Cloud dans les Yvelines en région parisienne) est taguée comme ayant été prise à prise à Le Gué-de-Veneix dans la région Centre…
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La photo comme limite du lifelogging
Je ne suis pas souvent d’accord avec ce qu’écrit l’excellent Hubert Guillaud du non moins excellent Internet Actu, mais même dans ce cas j’aime bien son approche docte et argumentée.
C’est exactement le cas de ce texte, dont je suis assez loin de partager les points de vue, mais qui présente une analyse intéressante de notre rapport à l’image numérique.
La version originale de ce texte est à lire ici
La photo comme limite du lifelogging
Par Hubert Guillaud le 16/04/08 |
Les nouvelles technologies permettent d’enregistrer nos existences, de collecter et stocker images, vidéos et textes. Mais est-ce que cela fait sens pour les gens quand ils regardent ces amoncèlements de données ?
Pour Daniela Petrelli du département des études de l’information de l’université de Sheffield, interviewée par Luca Chittaro, à l’occasion d’un atelier sur la mémoire qui s’est tenu à la conférence sur les interfaces hommes-machines de Florence, les technologies actuelles n’aident pas à organiser et à gérer nos collections numériques hétérogènes d’une manière naturelle. Les gens préservent des souvenirs numériques qui leur semblent précieux : des photos et des vidéos bien sûr, mais aussi des e-mails, des messages, des constructions numériques (photomontages, sites web…), mais leur valeur s’épuise alors qu’ils l’oublient dans leurs ordinateurs. “La principale différence entre le monde physique et numérique est la perception de l’encombrement”, explique la chercheuse. Lorsque l’encombrement de l’espace physique augmente, les gens nettoient, trient, jettent et se débarrassent des choses devenues inutiles. Ce qui survit à ces années de nettoyage correspond à ce qui, dans la vie de son propriétaire, vaut le coup d’être conservé.
“Avec les souvenirs numériques, il n’existe pas de perception de l’encombrement et le processus de tri et de sélection ne se produit pas. Au final, les fichiers sont tous stockés, les plus importants avec les moins significatifs. Cela diminue leur valeur d’autant, de la même façon que les gens rechignent à ouvrir une grande boîte de souvenirs qu’il faut trier.” Quant à l’idée d’un moteur de recherche pour les souvenirs personnels, Daniela Patrelli l’écarte : “Cela ne semble pas être une bonne réponse parce que les gens oublient ce qu’ils conservent, à moins qu’ils réexaminent périodiquement les objets qu’ils conservent.”
Daniela Patrelli et son équipe ont comparé dans une étude ethnographique (.pdf) les souvenirs matériels aux souvenirs immatériels. Alors que les premiers sont partagés dans des espaces communs au coeur de la maison, nos souvenirs numériques sont enfermés dans l’ordinateur, un appareil conçu pour une utilisation individuelle. Les souvenirs numériques souffrent aussi de leur manque d’immédiateté : un objet de souvenir sur le buffet du salon n’a pas la même disponibilité qu’un diaporama de vacances. Le numérique est donc perçu comme transitoire et non durable, alors que le physique semble rassurant et persistant. L’étude a également montré que les photos n’étaient pas les objets de souvenirs majoritaires : beaucoup d’objets du quotidien sont investis d’une valeur de mémoire et nos souvenirs ne sont pas composés que d’évènements exceptionnels, au contraire. Alors que nous sommes encore les dépositaires d’objets de nos parents et grands parents, nos enfants et petits-enfants seront-ils lire nos photos numériques ?
Un propos à contrebalancer par les recherches que mène Siân Lindley du Groupe des systèmes socio-numériques de Microsoft Research, qui, lors de l’atelier sur les pratiques sociales autour de la photo, a montré comment la technologie peut faciliter l’édition, la discussion et la présentation de photos à des fins de sociabilité. Aujourd’hui, les outils de stockage et d’organisation des collections photographiques personnelles sont très limités. Sans compter que bien souvent, une seule personne à la charge de s’en occuper dans la famille. Le partage de photos est souvent vécu de manière négative, comme une perte d’intimité. Quand aux outils permettant leur partage, comme les cadres photos numériques, ils sont mal perçus, car ils proposent des photos de manière trop éphémères.
L’atelier a donné lieu à des présentations sociologiques sur les manières dont se partagent les photos dans d’autres cultures ou avec d’autres technologies comme le téléphone mobile. D’autres présentations se sont intéressées à la découverte fortuite de photos pour rendre le partage plus spontané, ce que les logiciels permettent encore assez peu. Une présentation a insisté sur l’émergence de la vidéo instantanée (.pdf), des clips vidéos, entre la photo et le film, facilités par le mode opératoire de nos appareils et qui dessinent une nouvelle approche de la vidéo dans un contexte social. Une autre présentation (.pdf) a évoqué la création d’albums participatifs via téléphones mobiles. Deux présentations enfin évoquaient des tables d’édition de photos collaboratives et interactives comme PhoTable (.pdf) (voir Cruiser, l’ancien nom du projet du Groupe de recherche d’interaction adaptée entre l’homme et la machine) et PhotoHelix (.pdf) (voir également cette présentation de PhotoHelix).
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La course à la bêta bat son plein
Après qu’Adobe ait proposé de gouter les prémices de ce que sera Lightroom 2.0, DXO réplique avec une invitation pour les utilisateurs de Mac à aller tremper le petit doigt dans la béta de la prochaine mouture de son (excellent) logiciel de dérawtisation et autres corrections optiques ou colorimétriques.
IL y a même un forum pour recueillir les réactions.
Traduction pour ceux qui n’ont rien compris au paragraphe ci-dessus :
DXO Labs est une entreprise française, qui applique une savoir faire mathématique extrêmement pointu à la photographie.
Ce savoir faire se traduit pour la partie grand public sous la forme de DXO Optics, un logiciel très particulier (on peut dire qu’il a été le premier ou à minima un des premiers de sa catégorie).
Ce logiciel est capable de traiter (très bien) un fichier Raw, de corriger (spectaculairement bien) le bruit excessif, de corriger (très bien) des problèmes géométriques (déformations etc..) de corriger (bien) la colorimétrie.
DXO après des débuts difficiles, notamment à cause d’une commercialisation totalement illisible (il fallait acquérir séparément le logiciel et le/les modules qui correspondent à votre appareil) s’est fait sa place au soleil.
Adobe, qui a une prétention non dissimulée de maîtriser tout ce qui touche à l’image a sorti il y a quelques temps un logiciel épatant et un peu étrange : Lightroom, qui, comme par hasard, fait en gros la même chose que DX0. Même si les fonctions ne sont pas rigoureusement calquées, disons que les deux produits sont frontalement concurrents.
Adobe vient de proposer la béta de sa prochaine version en téléchargement gratuit, DXO vient de faire de même pour la version Mac de sa prochaine mouture.
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Interview d’un des responsables photo de Panasonic
LestGoDigital (version anglaise) publie une interview (peu surprenante) de Ichiro Kitao, un des responsables de la division photo de Panasonic
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Un autre regard sur la photo
Le site (l’excellent site) Le Déclencheur de Benoît Maréchal, publie une passionnante interview audio de Bernard Perrine. Bernard, qui a longtemps tenu la barre du magazine Le Photographe, y parle des évolutions de la photo avec une perspective que seule sa longue expérience permet de développer.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Le Photographe est sans doute un des meilleurs magazines sur la photo, toutes catégories confondues. Je précise toutes catégories confondues, parce que son positionnement très marqué « magazine des magasins » risque d’en détourner les particuliers passionnés, et c’est bien dommage. On y parle peu de matériel stricto sensu, mais beaucoup de technologie, d’histoire et d’image.
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Petite réflexion sur la conception des appareils
PhotographyBay publie l’intéressante histoire de Hiroshi Terada, un inventeur japonais qui a mis au point un système permettant d’envisager une fonction d’enregistrement vidéo sur un reflex.
Terada est part du constat qu’un reflex était incapable de faire de la vidéo pour diverses raisons. La première est liée au miroir. Pour enregistrer de la vidéo un miroir de reflex devrait monter et descendre à une cadence particulièrement irréaliste. Les reflex professionnels les plus rapides atteignent un peu plus de10 images par secondes, pour faire de la vidéo il en faudrait 3 fois plus.
Quand bien même cette question serait résolue, resterait le problème de l’autofocus très différent sur un reflex (ou l’autofocus est pointu est ultra rapide) et sur une camera (ou la mise au point se fait sur un plan sans sauter sans cesse d’un sujet à l’autre, sans parler de la différence de profondeur de champ).
Si la technique vous intéresse, je vous recommande la lecture de cet article.
Je pense pour ma part que Hiroshi Terada prend les choses par le mauvais bout.
Plus le temps passe et moins je crois que le reflex a du sens dans un contexte numérique (hormis sans doute pour ce qui concerne les reflex très haut de gamme destinés aux photographes professionnels, qui doivent concerner un pouillème pour cent d’entre nous).
C’est une déformation très amusante du monde de la photo que de penser et professer que ce qui est bon pour un professionnel l’est naturellement pour tout un chacun. En suivant ce raisonnement, nous devrions tous rouler en camion (les routiers sont des usagers professionnels de la route), nous devrions nous lever à trois ou quatre heures du mat’ pour préparer le petit déjeuner (les boulangers sont des professionnels du croissant) etc etc…
J’avais déjà écrit un petit texte là-dessus l’été dernier plus cela va et moins je suis convaincu de l’intérêt de la visée reflex. Mieux encore, un mois passé avec un proto du Lumix TZ5 m’a renforcé dans cette idée.
Si on par du postulat que le compact est un design plus cohérent dans un contexte numérique, alors la question de la vidéo ne se pose pus.
Le TZ5 n’est pas un reflex, c’est un compact avec un petit capteur, il produit donc des images inférieures à celle d’un reflex, mais c’est bien le seul point sur lequel il marque le pas. Dans tous les autres compartiments de jeu, taille, polyvalence, agrément d’utilisation etc… il est, en usage personnel, largement supérieur.
Le DP-1 que Sigma semble enfin arriver à commercialiser (cela doit faire plus de deux ans qu’on en entend parler) va dans ce sens, dans le bon sens. C’est un compact équipé d’un capteur de reflex et d’un grand-angle.
Il va dans le bon sens, mais ne fait que la moitié du chemin. Un 28mm fixe, c’est bien.. en complément d’un équipement reflex (et là, on tourne en rond).
En revanche, un 28-280mm comme le TZ.. ou disons un 28-100 pour des raisons d’encombrement, en ferait un appareil polyvalent plus simple et plus petit qu’un reflex, et produisant en usage personnel, des images d’une qualité équivalente.
Bref , nous n’y somme pas encore à cet appareil idéal.. mais on y arrive petit à petit. Nous y serons complètement le jour ou les constructeurs se sentiront totalement libérés de l’héritage du film, et des concepts qui avaient du sens avec la bobine 24×26.
Pour le fun puisque j’ai commencé cet article en parlant d’appareil photo et de vidéo, dans la petite vidéo ci-dessous (vilaine..compressée à mort, et d’un intérêt discutable) j’ai tourné les séquences de fin avec le Lumix TZ5, pour le reste j’ai utilisé un caméscope Panasonic SD1.
Match de hand amateur from Luc Saint-Elie on Vimeo.
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Fotonation se fait croquer
Il est fort probable que le nom de Fotonation en vous dit pas grand chose, pourtant il est tout aussi probable que vous avez déjà utilisé un produit de cette boite.
Fotonation fourni du logiciel pour les constructeurs d’appareils photo et de téléphones (reconnaissance de visage, gestion des yeux rouges, reconnaissance de sourire etc..).
Un petit jeu amusant : surveillez d’un œil les annonces de nouveaux produits chez Fotonation et de l’autre l’annonce de nouvelles fonctions chez le fabricants d’appareils vous allez voir que dans de très nombreux cas les dates coïncident beaucoup..
Bref Fotonation vient de se faire acheter par Tessera, une entreprise dont j’ignore tout.
J’ignore également quelle conséquence cela aura sur les fonctionnalités ds compacts à venir.
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Photo et GPS.. ça vient mais vraiment lentement
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Métadonnées
- Regarder les données Exif à la loupe
- Photo et GPS.. ça vient mais vraiment lentement
ATP qui fait des bidules à base de mémoire, vient de présenter au CES (un salon de l’électronique grand public qui se tient à Las Vagas en début d’année) un gadget tout à fait sympa (comprendre : j’en veux un là tout de suite), le PhotoFinder.
Cet appareil sert à ajouter à un fichier image des coordonnées GPS.
Rendons à César ce qui lui appartient, ce PhotoFinder est une version mieux fichue d’un petit engin lancé par Sony il y a un an ou deux le GPS-1.
Le PhotoFinder apparait dans ce résumé du CES par David Pogue le chroniqueur hightech du New York Times (j’adore ce type) dans la section vidéo du site du New York Times (vidéo) :
>>Cliquez ici pour voir la vidéo
Vous pouvez également jeter un œil à cette vidéo de démonstration :
Inscrire des données GPS dans un fichier image ? Pourquoi ? et surtout Comment ?
Comment c’est simple. Les images contiennent une sorte de petite base de données dans laquelle l’appareil enregistre diverses information dont on se fiche (non et référence de l’appareil) d’autres qui sont intéressantes (les caractéristiques de la prise de vues) et d’autre encore très utiles (la date de la photo).
On appelle l’endroit ou sont stockées ces informations, les champs EXIFa.
Ces champs exif prévoient également deux entrées pour les coordonnées GPS, la latitude et la longitudeb. Problème, aucun appareil ne possède de GPSc.
Tout est donc pret au niveau du fichier image pour recevoir ces informations de position géographique (pour faire moderne on parle de géolocalisation).
Pourquoi c’est encore plus simple. La mémoire fonctionne par lieu bien plus que par date. Vous avez qu’il y a quelques années vous êtes allé en vacances en Grèce, mais savez vous à quelle date ? Pas sur.
Aujourd’hui ou on ne fait des photos que depuis deux ou trois ans ça n’est encore pas trop grave, mais dans 5 ans, dans dix ans, lorsque vous aurez des piles de disques (disques durs, Blu Ray etc..) ou sont stockées vos images, comment allez-vous retrouver vos photos de vacances ?
C’est là qu’intervient l’ajout des coordonnées GPS. Il suffira que le logiciel que vous utilisez pour classer vos images soit capable de les utiliser (par exemple en allant rechercher auprès d’une base de données en ligne la correspondance entre les données de latitude ou de longitude enregistrées dans les EXIF des photos et le nom des lieux correspondants).
Aujourd’hui déjà les services en ligne assurant l’hébergement des photos comme Flickr ou Picassa Web Album (Google), savent « géolocaliser » une photo.
Le PhotoFinder de ATP me plait bien parce qu’il règle un des deux problèmes de l’appareil de Sony. Ces deux problèmes sont que le Sony requiert le passage par un ordinateur d’une part et qu’il ne connaît que le format JPEG d’autre part (or lorsque j’utilise un reflex je préfère le RAW).
Le Photofinder se passe d’ordinateur..mais hélas ne connait pas les fichiers RAW.
Comment ça marche ? assez simplement.
L’appareil est un petit GPS qui au lieu de générer une carte comme un GPS de voiture, enregistre dans un fichier toutes les X secondes les coordonnées et l’heure exacte.
Ensuite, lorsqu’on glisse la carte dans le lecteur du PhotoFinder, il recherche les images correspondant à une date/heure précised et s’il trouve une entrée dans son fichier il reporte ces données dans les champs Exif de la photo. Le Sony fait la même chose mais cette opération se fait en le connectant à un PC (pas de Mac..) puis en lançant un logiciel dédié qui mouline les images et leur associe les données récupérées dans le GPS-1.
Géolocaliser dès aujourd’hui des images qu’on risque d’avoir des difficultés à retrouver demain me paraît une vraie bonne idée.
- si vous ignorez tout sur les données Exif, lisez tout d’abord cet article [↩]
- Pour les curieux, il y a une excellente et très compréhensible ↩]
- Pour les curieux, il y a une excellente et très compréhensible explication de ces notions ici [↩]
- les reflex professionnels peuvent être équipés d’extensions GPS et Ricoh fabrique un appareil avec GPS pour les travaux publics [↩]
- ce qui suppose donc que l’appareil photo comme le GPS aient été mis à l’heure… ou à minima aient la même heure. Pour le GPS c’est automatique mais pas pour l’appareil photo. C’est d’autant plus important que la géolocalisation a surtout de l’intérêt lors des voyages, or le GPS qui fonctionne en heure UTC est insensible aux fuseaux horaires, heure d’été/d’hiver etc… pas nous. Un appareil photo “à l’heure” ne va pas forcément avoir la même heure que le GPS [↩]

