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Fascinant : Un reflex vu de l’intérieur en slow motion

Cette vidéo représente le fonctionnement d’un reflex filmé en slow motion à très haute cadence (a priori 10 000 images par seconde)
Elle est extremement intéressante parce qu’elle permet d’illustrer bien mieux que des mots deux choses fondamentales (et étroitement liées) en photo :

Première chose, le terme de vitesse, qu’on retrouve dans tous les magazines, les livres, les sites et les documentations d’appareil photo est un contresens.
Il n’y a pas de vitesse en photo (ou plutôt il y en a une seule toujours la même). Les rideaux de l’obturateur se déplacent toujours à la même vitesse, ce qui change c’est le temps entre le départ du premier rideau et le départ du second rideau.
En photo on ne parle pas ( on ne devrait jamais parler disons) de vitesse mais de temps, le temps de pose.

Seconde chose, comme la vitesse de déplacement des rideaux de l’obturateur est toujours la même, pour atteindre des temps de pose très courts on a recourt à une astuce : à partir d’un certain point, le deuxième rideau démarre alors que le premier n’est pas encore arrivé. Conséquence, en deçà de ce « certain point » le capteur est découvert en intégralité pendant la pose, au-delà c’est une fente qui le balaye.
Lorsque l’obturateur passe dans cette deuxième phase pendant laquelle une fente balaye le capteur, on ne peut plus utiliser de flash (puisque dans ce cas seule une fente serait éclairée), c’est à cause de ça que les appareils ont un « temps de pose de synchro » (parfois symbolisé par un X) et qui est le temps de pose le plus court pour lequel le capteur est découvert en intégralité en une seule fois. Jusque là on peut utiliser un flash. Au-delà c’est une fente qui balaie le capteur et comme un éclair de flash est très court on ne peut plus utiliser de flash.

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Panasonic, Photo, Presse en ligne

Lumix GM1 les niouzes fraîches du front

Deux informations incroyables concernant le petit Lumix GM1.
La première est un truc de dingue, le genre d’événement qui ne se produit qu’une fois tout les jamais, un.. j’ose à peine l’écrire… un testeur qui a testé vraiment, en utilisant réellement l’appareil dans la vraie vie pour faire des photos (je sais même moi quand je l’écrit ça me fait bizarre).
C’est à lire ici (avec de chouettes photos à l’intérieur du dedans) chez MacandPhoto

L’autre info, sans lien (quoique ça mériterait) c’est que Pana vous rembourse 100 balles sur un GM1 jusqu’à mi-avril.. les modalités sont ici)

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Magazines, photo , crise de rire et diffraction

Tiens cela fait quelques temps que je n’ai pas parlé de photo, et il ne vient aujourd’hui une occasion d’y revenir un peu, cette occasion m’a été donnée par un salutaire fou-rire à la lecture d’un retour de test effectué par un magazine photo sur lequel je lis à propos d’un objectif « Forte perte de contraste à f:22 ».
La remarque est intéressante (enfin là elle est à se taper les cuisses de rire émanant d’un putatif spécialiste) parce qu’elle met en jeu un phénomène dont on ne parle pas souvent désormais que la culture photo s’est petit à petit délitée : la diffraction.
Nikon a un plutôt bon article, simple et très lisible, sur la question.
Ceux qui veulent aller plus loin, peuvent lire un article infiniment plus complet (mais de fait moins digeste) de Daniel Metz.

La diffraction en pratique (pas taper les spécialistes, moi je fais dans « la diffraction pour les nuls ») on l’a tous expérimentée en arrosant le jardin avec un tuyau d’arrosage muni d’une buse. La buse est ce biniou au bout du tuyau qui permet de régler le débit.

Lorsqu’elle est très ouverte le jet ne va pas loin.
Si on la ferme le jet se rétrécit et gagne en puissance mais reste rectiligne.
il arrive un moment ou elle est tellement fermée qu’au lieu de gagner de la puissance le jet d’eau se met a partir dans tous les sens (plus exactement à ne plus être parallèle).. c’est ça la diffraction.

En photo il se produit la même chose avec le diaphragme qui est un trou de taille réglable, comme celui de la buse , au travers duquel passe non pas de l’eau mais de la lumière. A partir d’une certaine ouverture, le trou devient trop petit et les rayons lumineux partent dans tous les sens ce qui ruine l’image.

Le diaphragme est donc un trou de taille réglable et à une valeur donnée, le diamètre physique de ce trou est lié à la taille du capteur ou du film.
La valeur f:4 désigne un trou beaucoup plus petit sur un compact que sur un reflex ou un hybride par exemple, en dépit du fait que la même quantité de lumière arrive sur le capteur/film.

Comme avec le tuyau d’arrosage lorsque le trou que forme le diaphragme est trop petit , la lumière se disperse, la photo baisse en qualité et donc mes bien chers frères, mes très très chères sœurs, il ne faut pas utiliser une valeur de diaphragme trop faible (désignée par un chiffre trop important).

La limite varie selon le format du capteur (puisque comme je viens de la dire à valeur F:x égale, le diamètre physique du trou varie selon le format du capteur).

Ce bazar est donc la raison pour laquelle on s’arrête en général à F:16 (grand max) pour des surfaces inférieures ou égales au 24×36 (les compacts diffractent bien avant, à F:8 ça commence à partir en sucette) alors que les chambres photographiques pouvaient elles, utiliser des diaphragme infiniment plus petits (style f:32, 45 etc..)

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