Les coulisses de focus-numerique.com

avril 30, 2008 · Filed Under Presse en ligne, Trousse à outils · Comment 

Si vous êtes curieux de voir qui se cache derière les sites que vous fréquentez (ou que vous devriez fréquenter) voici une petite vidéo intéressante, l”excellent site Focus Numerique interviewé par le non moins excellent site Le Déclencheur.

C’est dans une assez large mesure une note spécial copinage parce que j’ai travaillé pendant quelques temps avec Renaud Labracherie qui est un type très bien.

 

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Panasonic à poil

avril 28, 2008 · Filed Under Panasonic, beauté · Comment 

mademoizelle.com

Ok ok, le titre est un peu facile… disons qu’au-delà des produits qui font l’image de la marque (Appareils photo Lumix, téléviseurs Viera etc..) Panasonic c’est aussi un gamme incroyable d’appareils divers, dont un certain nombre, dédiés à la lutte farouche (et perdue d’avance) contre le poil.
Le matin par exemple je me rase avec un rasoir Pana (qui m’a d’ailleurs réconcilié avec le rasage électrique).
Le weblog Mademoizelle.com publie un reportage de fond (il y a dans la presse féminine en ligne des rédactrices qui n’hésitent pas à donner de leur corps) sur un épilateur waterproof.

 

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Un avant goût de Photoshop Express

mars 27, 2008 · Filed Under Trousse à outils · 3 Comments 

Photoshop Express

Adobe vient de lancer en « béta test » la version en ligne de sa future application grand public de retouche d’images : Photoshop Express.
L’application combine un hébergement d’images (2 Go d’espace) et des outils de retouche.

Astucieusement, Adobe a noué quelques liens avec d’autres galeries, il est ainsi possible depuis l’interface de Photoshop Express d’accéder à vos photos hébergées chez Google (Picasa Web Album).

Au-delà de l’anecdote (pour l’instant l’application proposée est assez anecdotique) c’est à un véritable tournant d’une partie de l’industrie du logiciel auquel nous sommes conviés. L’application grand public de demain sera en ligne (finies les boîtes) et les éditeurs se préparent à ce qui pour eux est une véritable révolution.

Extraits du communiqué

Paris — 27 mars 2008 — Adobe Systems Incorporated (Nasdaq : ADBE) annonce la version bêta publique d’Adobe® Photoshop® Express, sous forme d’une RIA (Rich Internet Application) mise en ligne gratuitement pour tous ceux qui, veulent stocker, trier et exposer des photographies numériques enrichies d’effets spectaculaires. Durant la phase de bêta-tests, Adobe sollicitera l’avis des utilisateurs de Photoshop Express sur les caractéristiques et les fonctionnalités du produit, qui continuera à évoluer au fil du temps.

Dernier-né de la gamme Photoshop, Photoshop Express exploite l’essentiel de la technologie Adobe de retouche d’images, en la simplifiant et en la rendant accessible à un nouveau public d’internautes. En permettant de stocker gratuitement jusqu’à 2 Go de photos en ligne, Photoshop Express offre la possibilité aux utilisateurs de retoucher leurs images et de les partager de manière inventive, y compris en proposant leur téléchargement depuis des sites de réseaux sociaux tels que Facebook.
[...]

Gratuit et disponible dès à présent
La version bêta d’Adobe Photoshop Express est d’ores et déjà disponible gratuitement via tout navigateur web à l’adresse http://www.photoshop.com/express. Photoshop Express a été créé avec Flex, framework Open Source d’Adobe dédié à la création de RIA. Les applications Flex garantissent aux utilisateurs des interactions sophistiquées et homogènes sur tous les systèmes d’exploitation et dans les principaux
navigateurs, y compris Firefox, Internet Explorer, Safari et autres. Une connexion Internet et une version actualisée de Flash® Player 9 sont les seuls éléments requis pour utiliser Adobe Photoshop Express. Dans un premier temps, Photoshop Express sera uniquement disponible en anglais pour les résidents américains. En accédant à ce logiciel depuis d’autres pays que les États-Unis, les utilisateurs s’exposent à un ralentissement des performances. Il est prévu, à l’avenir, de proposer ce logiciel dans d’autres langues et dans d’autres pays.

 

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Dave Winner administre une fessée à Wikipedia

mars 3, 2008 · Filed Under Réflexions · 1 Comment 

Si vous avez découvert le web il y a deux oui trois ans (mieux pour vous si internet = web ) alors sautez cet article un brin ésotérique et plus amusant que passionnant.

Grosse colère

Dans le cas contraire, ce post énervé de Dave winner mérite le détour.

À noter : And that’s why, btw, we need blogs, wikis are not enough. Otherwise we’d all have to accept the mass view of history, as filtered through trolls.

À méditer : si on remplace wikis par blog et blog par journaux ça marche aussi.

Par ailleurs : j’ai reçu cette info par le biais de Twitter qui est un gadget vraiment épatant (d’ailleurs la fonctionnalité phare de Facebook n’est guère qu’une réplication de ce que fait Twitter en plus limité). Si vous utilisez Firefox, il existe une extension très bien pour l’utiliser.

 

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Questionnement : le Web 2.0 est-il un truc de vieux ?

décembre 21, 2007 · Filed Under Réflexions · 3 Comments 

Ok , ok le titre est un brin provocateur.Mais pas tant que ça, et puis il a le mérite d’avoir l’air solidement affirmatif, alors qu’en fait j’aurais du titrer cette note « bouille a base de petits écrans, de fumet de Bulle Internet v2.0 et de mouvement ».. mais bon, ça faisait un titre encore pire.

Cette semaine il m’est arrivé deux choses, badines, qui m’ont amené à me poser cette question fondamentale : le web 2.0 ne serait-il pas un truc de vieux ( je ne suis pas trop débordé en ce moment, d’où ces questions de fond qui me hantent).

Les deux choses badines qui me sont arrivées cette semaine sont d’une part la réception d‘un iPhone (sur lequel je me suis exagérément répandu ici) et d’autre part un petit saut fait hier soir à une soirée introductive à la grand-messe du Web 3 qui doit commencer aujourd’hui.

D’un côté un petit bidule qui dessine à traits encore grossiers, mais très convaincants que ce pourrait être mon rapport à Internet demain, de l’autre une assemblé de jeunes gens présentant bien, et fleurant bon les premières places de sortie d’école de commerce.

Outre le fait que l’iPhone offre un accès facilité à internet et donc aux systèmes mis en place par les jeunes gens suscités, ce qui relie les deux c’est également une petite réflexion sur les dérives du design que m’a inspiré l’iPhone.

J’en étais à ce moment de ma séance de gamberge, me demandant comment tout ça s’articulait, lorsque Florian® m’a fait passer un lien sur une brillante prestation de Philippe Stark [http://www.ted.com/index.php/talks/view/id/197] (si vous vous foutez du design mais flippez à cause de votre accent anglais, cette prestation peut également servir).

Quel rapport entre Philippe Stark , le Web 2.0 et l’iPhone ? Peut-être une question de classification.

En rentrant chez moi hier soir, j’ai regardé ce que font ces fantastiques jeunes gens et deux remarques me sont venues à l’esprit. La première c’est qu’ils font des interfaces, la seconde c’est que je n’ai pas trouvé à quoi sert ce qu’ils font, ou plus exactement à quoi cela sert pour moi, quidam lambda, consommateur présumé de leurs productions. Ce à quoi ça leur sert à eux est évident.

L’iPhone relève de ce que Stark appelle le « design cynique», qui repose sur un postulat simple : le laid se vend mal.
Le Web 2.0 relève de ce que Stark appelle le « design narcissique » : des designers fantastiques qui designent seulement pour d’autres designers fantastiques.

Derrière ces interfaces Web2.0 très jolies avec des designs élégants, il y a une proposition qui ne me concerne pas. L’intérêt de ces systèmes est de justifier l’existence de l’écosystème dans lequel ils évoluent (ce qui en soi n’est pas rien).
Ce qui leur manque c’est une véritable proposition de service qui me concerne.
C’est pour ça que j’aime bien Google. Google ne fait pas d’interface, fait assez peu de mousse, mais me propose divers services qui me concernent. En un sens Google est très Web 1.0 le web du départ qui était censé servir à on ne savait pas trop quoi, mais avant tout servir à tout le monde, alors que le Web 2.0 sert surtout à ceux qui font du Web 2.0 …D’où l’analogique avec la classification de Stark.. . lequel Starck a en outre l’intérêt de figurer dans la liste des intervenants de la manifestation Web3, comme quoi la vie est ironique.

Je me demandais donc si le Web 2.0 n’était pas un truc de vieux, et en regardant la liste des boîtes invitées à cette manifestation Web3, je vois FaceBook que je pratique depuis quelque temps et dont je ne vois pas l’intérêt si ce n’est d’être la plus gigantesque machine à spam ayant jamais réussi à se donner une allure socialement correcte.
Je reçois deux ou trois mails par jour de FaceBook, envoyé par quelqu’un qui « m’a expédié une boule de neige », m’invite à faire partie du groupe des défenseurs des chaussettes dépareillées, m’a « fait cadeau d’une plante virtuelle » ou d’un « hug ».. sans compter que je ne connais pas tous les gens qui sont mes « amis » (et sans doute réciproquement).
Facebook me semble un bel exemple de « design narcissique » a tous les sens du terme, son principal avantage étant d’avoir beaucoup enrichi son astucieux créateur.
Même remarque pour le non moins inévitable Netvibes dont je dois être le seul de la planète à n’avoir toujours pas trouvé l’intérêt (mis à part celui d’enrichir son astucieux créateur, etc…)

Bon tout ça fait un peu flingage en règle pas trop bien argumenté et ne répond pas à mon interrogation initiale, le Web 2.0 n’est-il pas un truc de vieux ? Eh bien ce qui m’a fait penser ça en fait c’est l’iPhone.

Tous ces systèmes Web 2.0 proposent dans l’ensemble des services (ou plutôt une absence de) qui reposent sur le bon vieux PC, lequel, grâce à ses capacités graphiques, confère une importance primordiale à l’interface, masquant la relative vacuité de la proposition de service.

Problème, dans un monde ou le réseau prend de l’importance (je suis sans doute hypertrophié de ce côté, j’en conviens) l’accastillage électronique à partir duquel je me connecte au réseau n’a pas d’importance, du coup l’interface n’a pas d’importance, seul reste le service.

Ce point est amplifié par l’exiguïté des nouveaux écrans (pour moi c’est l’iPhone, mon fiston pour sa part brandirait plutôt sa PSP (à 13 ans une PSP c’est plus une prothèse qu’une console de jeux..). Faire de l’esbroufe sur un grand écran de PC c’est simple, sur un petit écran d’iPhone ça l’est moins.

Ça l’est d’autant moins qu’un iPhone, comme tous les petits écrans connectés, ça bouge, et lorsqu’on bouge on fait autre chose en parallèle de la consultation de l’écran et donc on est moins sensible à l’interface.

Bref tous ces systèmes Web 2.0 qui s’adressent à un public fixe, sédentaire, immobile devant l’engin le moins ergonomique de tout l’univers électronique grand public (l’ordinateur), me semblent d’un intérêt assez modéré lorsque je suis dans la rue, dans ma voiture, dans une salle d’attente, etc… bref, lorsque je suis connecté à internet.

C’est pour ça que je me demande si le Web 2.0 n’est pas au fond, un truc de vieux… je me demande.. je ne suis pas sur d’avoir raison.

Pour faire de l’humour bête, je pense même qu’a vouloir faire du « réseau social », terme que je trouve totalement ridicule, cela dit l’étiquette est la mode, nous sommes entrés dans l’ère de l’Uniforme 2.0, entre les « blogueurs » les « débats participatifs » (celui-là est excellent, avant 2007 un débat non participatif ça s’appelait un monologue) etc…a force donc, de faire du « réseau social » une fois que le bidule électronique portable sera la norme, on va finir par réinventer le téléphone, parce que franchement pour entrer en contact avec mes « amis » le téléphone c’est mieux (ça m’évite de leur pomper l’air avec des « pillow fights ») .

Cela dit ça tombe bien, l’iPhone téléphone aussi (mal, mais il le fait). Il est visionnaire cet engin au fond.

Je regarde la liste des participants à la manifestation LeWeb3, et j’y lis des choses qui dépotent comme « Bringing social to software: Radical change is coming. Are we ready ? » (yeah…) mais je ne vois pas un seul opérateur de télécom.

C’est peut-être ça qui me gêne.

Pour illustrer ce que je perçois du Web 2.0 une très vieille anecdote me vient à l’esprit.

Ça remonte à une bonne dizaine d’années, je travaillais à l’époque pour un hebdo informatique très sérieux et défunt depuis (Le Monde Informatique) et j’assistais à une présentation/conférence autour de systèmes travaillant sur l’analyse de données.
Le conférencier, un type passionnant parle pendant des heures de problématiques de haute volée sur le « data mining » les petits cubes et autres rigolades du genre, puis à la fin de la demi-journée, s’assied, épuisé après la séance de question réponses.
S’en suit une discussion plus informelle, et à la fin, au moment ou la réunion commençait à tourner à la séance de déconnade (du type de celle qui fait du bien après une demi-journée dense) il laisse glisser avec un sourire : » et puis les gars, ne perdez pas de vue de tout ce bazar ça sert à savoir si la mousse à raser se vend bien en même temps que la bière par packs de 12 dans les supérettes des environs de Lille ».

En gros c’est ça, c’est même exactement ça, « Bringing social to software: Radical change is coming. Are we ready ? » ça vise quand même tout bêtement à savoir si vous préférez les frites surgelées aux hamburgers lyophilisés.
C’est indispensable, ça fait vivre plein de gens, mais de là à en faire des concepts péri-philosophiques il y a un peu de marge, et par-dessus tout, de là à me faire croire que ça me sert à quelque chose à moi… là il ne faut quand même pas pousser.

Ça sert aux marchands oui, et il n’y a pas de mal à être marchand, j’ai besoin des marchands.

Ce qui me gène, par delà l’absence de service rendu, c’est qu’on essaie de m’expliquer que ça me sert à moi, avec une terminologie un rien excessive (« social » par exemple, parce que c’est sur qu’en terme de « social aggregator » une galerie marchande d’Auchan ça ridiculise n’importe quelle startup, mais Auchan a le bon goût de ne pas essayer de me faire croire que sa galerie marchande joue un rôle social qui va apporter un « radical change » pour lequel je dois être « ready » enfin pas moi tout seul, mes « amis » aussi hein).

Ceci étant, cet objectif légitime l’emphase sur l’interface, puisque c’est elle qui est censée m’attirer puis me pister, m’inciter à me livrer etc… sous certains aspects (sous certains aspects seulement) le Web 2.0 c’est du marketing en plus hypocrite, un marketing plus sirupeux, enrobés de grand sentiments, parsemé de promesses de monde meilleur (le marketing c’est pas nouveau, et c’est utile, le marketing qui vous trouve des « amis » c’est certes nouveau, mais d’une utilité discutable, d’autant qu’il peut se retourner contre son initiateur…)..

On en revient à la question de départ, ce bazar n’est il pas un truc de vieux dans la mesure ou ces interfaces hein.. j’ai bien l’impression que si on doit dans le futur (dans certains cas, dès à présent) utiliser internet sur des petits objets mobiles, on va en venir à passer outre, d’autant que ces petits objets mobiles ramènent la consultation d’un site à la substantifique moelle d’un besoin concret ce qui élude pas mal de fioritures….

 

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Adobe se prépare à booster la vidéo en ligne

août 22, 2007 · Filed Under Trousse à outils · Comment 

Adobe vient discrètement d’annoncer une mise a jour du lecteur Flash (qui va devenir Flash Player 9). Cette mouture du Flash Player pourrait bien avoir des répercussions importantes sur la vidéo en ligne.
Flash 9 player reconnaît désormais de nombreux nouveaux codecs dont les flux Quicktime H.264 quicktime et le codec 3GP utilisé par pas mal de mobiles.
Le H.264 qui est un dérivé du MPEG-4 est utilisé par les lecteurs Blue Ray et HD DVD ainsi que chez Apple par l’iPhone et Apple TV. En gros, si aujourd’hui on peut publier à peu près n’importe quel format sur internet sur les sites style YouTube, c’est au prix de conversions qui aboutissent souvent à des résultats pas fracassants (plus crado que YouTube côté qualité, c’est difficile). Avec cette nouvelle version du lecteur Flash, la qualité va (peut-être) faire un sauf qualitatif.

 

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’art, sans jamais…

avril 10, 2007 · Filed Under Réflexions · Comment 

Reçu ce matin, le communiqué d’un site extrêmement bien réalisé qui associe de façon intelligente web et TV. Excellent boulot.
Et puis ça parle d’art, or l’art pour moi c’est exactement comme la musique de jeunes, on peut m’en parler pendant des heures, sans que je reconnaisse un seul des noms cités, c’est un truc un peu surréaliste, une sorte de langue étrangère dont je reconnait les mots mais pas le sens.
Bref allez y jeter un oeil (et deux oreilles)

Bonjour,
Je suis heureuse de vous faire découvrir www.artivi.com/fr , première Web TV internationale dédiée à l’art contemporain, sujet qui ne devrait pas manquer de vous intéresser !

J’espère qu’il vous plaira et vous donnera envie de le faire connaître.

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

Artivi.com
www.artivi.com

 

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Réflexions sur le « user generated content »

décembre 22, 2006 · Filed Under Réflexions · 1 Comment 

Time Magazine coverL’homme de l’année c’est vous, oui vous ! C’est Time Magazine qui l’affiche en couverture et au-delà de Time Magazine c’est ce que claironnent les journaux à longueur de colonnes économiques (lorsque n’est pas à longueur de colonnes tout court).
« Vous » parce que Time Magazine célèbre la vague de l’« user generated content », le contenu généré par des utilisateurs qui se précipitent en masse pour voir celui que le voisin à posté et prier pour qu’une masse de ces voisins viennent voir le leur.

L’« user generated content « c’est un peu la Star’Ac à l’échelle planétaire, où tout un chacun peut espérer devenir une vedette sans avoir à composer avec les fourches caudines des votes par SMS surtaxés. Le nirvana de notre époque profondément marquée par le cocooning (le web moderne est l’enfant naturel du cocooning et de la télématique).

Il y a deux choses remarquables dans cette vague de l’« user generated content », en pratique deux annonces de fin.
La première est la fin de la ridicule saga du « journalisme citoyen » à qui le « user generated content » succède. Cette fin là, je ne m’en plaindrais pas, une des escroqueries majeures de ces dernières années se délite et c’est tant mieux.
En pratique, pour être précis, ce n’est pas l’émergence de l’« user generated content » qui a signé la fin du journalisme citoyen, un des ses inventeurs, Dan Gillmor avait déjà fait un constat d’échec il y a plus d’un an, mais autant les modes américaines traversent rapidement l’Atlantique lorsqu’elle en sont à leur phase euphorique, autant leur délitement met un temps fou à nous parvenir.
Il y a donc là une simple concomitance, mais comme les médias sont friands de tout ce qui pourrait ressembler à une nouvelle mode internet, l’« user generated content » prend logiquement la place du « journalisme citoyen », sans compter qu’il sent bon le « web 2.0 » [1] et que le « Web 2.0 » c’est furieusement tendance.

L’autre chose remarquable, plus anecdotique, presque plus romantique, est l’enterrement silencieux du vieux concept un rien baba cool de « village global » qui avait prévalu au tout début d’internet.
L’« user generated content » signe la consécration du règne des microcommunautés.

Ce mouvement a plusieurs caractéristiques, et son côté micro communautaire finira (enfin, je l’espère) par dissoudre également le concept aussi farfelu de « blogosphère ».

Farfelu parce que le terme de « blogosphère » suggère que les weblogs forment une sorte d’univers compact et cohérent s’étendant à l’échelle planétaire (ou à minima ) à une large échelle), alors qu’une observation rapide montre très clairement qu’il s’agit en fait d’une galaxie d’un nombre incroyablement élevé de petits systèmes totalement indépendants les uns des autres, voire s’ignorant, dont le seul point commun est la publication, régulière ou non, de notes classées par ordre chronologique. Chacun de ces systèmes regroupant quelques weblogs, ayant individuellement un auditoire assez faible.

La vision de la « blogosphère » semble encore très prégnante dans les cercles politiques (et dans une certaine mesure, médiatiques) qui finiront par s’apercevoir que contrairement à une idée fort répandue l’influence des weblogs est relativement faible (à ce sujet, voir plus bas « à propos de l’influence des weblogs ») .

Le pape du weblogmarketing en a fait l’amère expérience récemment, persuadé que sa récente et limitée gloire médiatique allait rejaillir sur toute la « blogosphère » il s’est lancé dans un mélange des genres (ou plus exactement dans une démonstration sincère ) qui lui a valu un retour de bâton à la foi violent et limité.
Violent parce que depuis les tout débuts d’internet, les chefs de clans n’aiment pas qu’on leur pique leur jouet, limité, tout bêtement à cause de l’influence limitée de ce qui n’est pas une « blogosphère ». Ce qui a été un énorme remous dans le tout petit cercle des gens tournant autour de ce pape du weblogmarketing est passé totalement inaperçu du reste des utilisateurs d’internet.

Reste le modèle économique de ce « user generated content » qui semble faire frétiller les Mont Blanc des investisseurs (il n’y a qu’à voir l’agitation autour de YouTube et assimilés), modèle dont le côté assez amusant finira peut-être par être perçu par ces bataillons de « fournisseurs de contenus » que sont devenus.. eh bien ma foi « vous ».

Le principe du « user generated content » est simple : vous fournissez gratuitement du contenu à une société qui gagne de l’argent avec grace à la pub, sans vous en reverser la moindre part, en contrepartie de quoi elle vous promet que ses membres viendront voir ce que « vous » avez créé.

L’« user generated content « c’est le royaume du nombril, c’est comme je l’écrivais au début de cette note, le principe de la Star’Ac mais étendu à une échelle putativement mondiale.
Qu’en réalité seule une infime, une microscopique partie des utilisateurs d’un DailyMotion, YouTube, GoogleVidéo ou autres ne viennent jeter un œil sur vos valeureuses créations est anecdotique, ce qui compte c’est que sur le papier, ils peuvent le faire.

Je suis fortement dubitatif devant ces systèmes et l’emphase dont ils sont l’objet me laisse tout à fait pantois. À une époque ou le moins que l’on puisse dire est que le contenu audiovisuel n’est pas rare, que des millions de gens continuent sur la longueur, une fois l’effet nouveauté dissipé, à consacrer du temps pour visionner les vidéos amateurs de Gérard Dugenou.. j’avoue avoir quelques difficultés à le croire.

Il est d’ailleurs symptomatique que sur les sites comme Dailymotion ou Youtube, qui agrègent des contenus majoritairement consternants (ou plus exactement dont la large diffusion frise le ridicule, mes photos de famille ne sont pas consternantes pour moi, elles ont même une très forte valeur émotionnelle, si en revanche je les proposais à la consultation publique…. ) les principaux contenus intéressants sont en général ceux qui ont été repiqués sur les télés.

En ce sens, les sites d’« user generated content » ont au moins une justification : servir de système d’archivage au « professional generated content » [2].

À propos de l’influence des weblogs
Cette réflexion m’est venue cet été lorsque j’ai reçu une demande d’interview distante (par email) de la part d’une jeune femme que je ne connais pas et n’ai jamais vue et donc qu’en toute bonne logique j’imagine délicieuse et avec un physique à tomber, ce qui m’incline à lui répondre prestement. Parmi les questions il y a l’inévitable « Quelles perspectives voyez-vous pour votre blog et pour les millions d’autres qui existent ? ». Quelques jours plus tard, je reçois un message de mon Amie Annie Viglielmo, qui revenait des universités d’été de l’UMP oui elle a fait partie de la liste des « blogueurs invités ».

Inviter des « blogueurs » à des « universités » politiques, pourquoi pas. Je n’ai pas vraiment d’idée là-dessus, je n’arrive pas à savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose. De toute façon pour les communicants politiques ce sera forcément positif, j’imagine assez mal un de ces « invités » sans habitude de la chose réagir de façon virulente par rapport à son « hôte » plus puissant, plus malin et plus séducteur.

Point de vue que confirme d’ailleurs la lecture/écoute rapide de ce qui a été produit sur ces « universités » y compris chez Annie d’ailleurs. Et de l’autre côté pour les invités c’est un moyen de prendre quelques jours de vacances aux frais de la république. Bref du Win-Win comme on dit chez Georges.

Ce qui est intéressant en fait ce n’est pas de savoir s’il est bien ou pas pour un « blogueur » d’accepter de se faire chouchouter pendant deux jours par un parti politique, mais plutôt le processus qui amène les partis politiques à mettre en place ce type d’opération promotionnelle.

Le postulat de base superficiel est (me semble-t-il) que le « blogueur » est quelqu’un d’influent voire un relais d’opinion solide.

Le problème est que toute observation un tant soit peu sérieuse invalide totalement ce postulat.

La réalité des choses me semble être que les weblogs ne représentent rien, si ce n’est une caste, auto proclamée « blogosphère » qui se renvoie continuellement la même balle et qui, à force de se la renvoyer fini par générer un bruit tel, que vue de l’extérieur elle prend une dimension très supérieure.

Rapportée par Pointblog une ’étude récente de Médiamétrie [3] confirme ce qui paraissait évident, le « phénomène » weblog relève d’un processus purement marketing dont la représentativité est proche du néant (ceci n’est pas une conclusion de Médiamétrie, mais une remarque personnelle, mais dont la dangerosité potentielle, au travers des facilités qu’elle offre à toutes les opérations d’intox ou de manipulation, n’est peut être pas négligeable, voir plus haut à ce sujet).

On pourra toujours contester tant les chiffres que la méthode utilisée par Médiamétrie pour ce qui est de la mesure des sites, il n’empêche, il y a des données qui ne trompent pas : « … selon Médiamétrie, 3 197 000 internautes français avaient un blog au premier trimestre 2006 soit 900 000 de plus qu’au troisième trimestre 2005. Et enfin, 15,4 % des Internautes français auraient posté au moins un commentaire sur un blog soit 4 074 000 internautes.»
Avec 4 millions de blogs en circulation (et même si une bonne part est vide) les blogs mêmes les gros ne peuvent pas avoir de l’audience, c’est arithmétiquement impossible.

Quelques exemples simples, celui de Loic Lemeur considéré comme le « pape » de la chose et en tout cas un de ceux qui s’agitent le plus pour la promotion de son blog (ce qui est parfaitement légitime puisque vendre des blogs est son métier) n’a que 8000 visiteurs jours, alors que le Kernel Panic de mon ami Florian Innocente, qui s’adresse à un lectorat assez confidentiel, ne bénéfice ni d’une promo effrenée ni d’une couverture médiatique disproportionnée, est au alentours de 1500.

Pour avoir une idée de ce que représentent ces chiffres au regard de la fréquentation du plus minable de site web de journaux, vous pouvez vous référer au site de l’OJD . L’OJD est un organisme fiable. Tout le monde ment à l’OJD, mais de façon encadrée, ce qui fait que peu ou prou tout le monde ment de la même façon et donc que les résultats sont globalement comparables.

Le site du magazine Médias vient de publier sous le titre éloquent Ras-le-bol de la Netpolitique un texte intéressant sur le thème de l’absence d’influence des weblogs.
——–

[1] Lire à ce sujet : Réflexions sur la presse et le web 2.0
[2] J’utilise personnellement Google Vidéo pour stocker gratuitement les vidéos de mes plateaux télés que je mets en ligne sur ce site.
[3] Les chiffres Médiamétrie

 

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