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Le GPS du Lumix TZ10

La géolocalisation n’est pas nouveau, ce qui l’est c’est son intégration à des compacts, du coup plus besoin de bricoler.
Note : pour une meilleure lisibilité, sélectionner 720p puis cliquez sur l’icône plein écran (les 4 petites flèches)

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Les modes manuels servent-ils à quelque chose sur les compacts ?

Un petit point sur la question des modes manuels sur les compacts classiques. C’est une question qu’on me pose assez souvent, notamment au sujet des TZ .

LX3

L'accès aux réglages manuels se justifie sur le LX3 dont l'objectif ouvre à f:2.0

La version courte est que ces modes manuels ne servent à rien (faute de réglage possible) voire dans la majorité des cas relèvent d’une pure astuce marketing.
Les TZ mettent l’accent sur les fonctions utiles (leur zoom par exemple qui leur confère une polyvalence idéale) et leur système de gestion automatique des réglages qui, comme on va le voir suffit amplement (et surtout fonctionne particulièrement bien).

Je sais, l’affirmation selon laquelle les réglages manuels ne servent à rien sur un compact classique (j’excepte les compacts haut de gamme à grande ouverture comme le LX3) vous a mis d’humeur belliqueuse … ok, rangez les couteaux, respirez amplement, je m’explique….

La diffraction nous pourri les photos

Le premier concept à avoir en tête c’est celui de la diffraction. Vous avez un jardin ? Vos parents en ont un ?, si c’est le cas et que vous vous êtes trouvé volontaire d’office pour l’arrosage alors vous avez déjà expérimenté la diffraction.
Lorsqu’on fait passer un flux par un trou de taille correcte, ce flux n’est pas (trop) affecté, puis lorsque qu’on diminue la taille du trou le flux se disperse.
Les tuyaux d’arrosage ont à leur extrémité un pommeau d’arrosage que l’on peut ouvrir plus ou moins. Lorsqu’il est ouvert, le jet est consistant et plus ou moins dans la continuité du tuyau. Si on le ferme un peu, la puissance du jet va augmenter, jusqu’au moment ou, si on le ferme encore, le jet se disperse dans tous les sens (en fait pas dans tous les sens, le jet forme une sorte de cône qui s’élargit vers l’extérieur).
Pour l’arrosage des cyclamens c’est super, pour faire une bonne photo c’est catastrophique.

Le flux de lumière qui traverse l’objectif subit à peu près le même phénomène.
La lumière passe par un trou de taille réglable (le diaphragme) que l’on peut ouvrir ou fermer (c’est l’objet des réglages manuels).
On peut le fermer jusqu’à un certain point au-delà duquel le même phénomène que celui du jet d’eau se produit avec la lumière, avec comme conséquence une détérioration de la qualité de l’image.
L’effet de la diffraction est lié au diamètre du trou de passage, lequel est lié pour des raisons mécanique à la taille du capteur. Un compact qui a un petit capteur à un objectif de plus petite taille et un diaphragme de plus petite taille.

Ok c’est bien gentil tout ça mais en pratique ?

Hé bien en pratique, la conséquence c’est qu’avec un compact on ne peut pas aller au-delà de f :8 sans risquer de bousiller l’image à cause de la diffraction.

Le diagramme c’est quoi au juste ?

Comment ça avec un compact on ne peut pas aller au-delà de f :8 sans risquer de bousiller l’image à cause de la diffraction ??
Qu’est ce que le diaphragme à à voir avec un tuyau d’arrosage ???

C’est tout simple : Le diaphragme est un trou de taille réglage.

Vous remplacez l’eau par le flux de lumière et le pommeau d’arrosage par un objectif et vous vous retrouvez exactement dans la même situation.

Fait à toute vitesse sur un coin de table, un diaphragme dans la vraie vie ça ressemble à ça :

Pleine ouverture f :2

f:2

50mm f:2 à pleine ouverture

Ouverture moyenne : f :5,6

f:5,6

50mm f:2 ouvert à f:5,6

Fermé au maximum : f :16

f:16

50mm f:2 ouvert à F:16

Pour être honnête, c’est une version idéale de ce à quoi ressemble un diaphragme.
Il s’agit d’un vieil objectif haut de gamme, poli à la peau de vierge, avec un ensemble de très nombreuses lamelles qui forment, quel que soit le diamètre, un cercle quasi parfait etc…
Dans un compact il s’agit souvent d’un système plus frustre, mais le principe reste le même : le diaphragme c’est un trou de diamètre réglable.

Comme un diaphragme c’est un trou de forme ronde (dans l’idéal) les valeurs de diaphragme fonctionnent par racine de 2 (foncez à la cave chercher vos bouquins de géométrie).

Les valeurs standard sont 1 1,4 2 2,8 4 5,6 8 11 16 22

C’est à cause de racine de deux (ça y est vous avez retrouvé les manuels ?), pour doubler la surface d’un cercle on multiplie par racine de 2.

Donc un diaphragme ouvert à f:1,4 laisse passer deux fois moins de lumière qu’un diaphragme ou vert à f :1, et deux fois plus qu’un diaphragme ouvert à f :2 quatre fois plus qu’un diaphragme ouvert à f :2,8 etc etc…

Les ouvertures réellement disponibles (ou nous cache tout on nous dit rien)

L’objectif que j’ai photographié ouvre à f :2 au maximum, ce qui est une relativement grande ouverture. Sont donc disponibles avec cet objectif 7 valeurs différentes : 2 2,8 4 5,6 8 et 11 (plus bien sur les positions intermédiaires, car le réglage est continu)

Avec un compact classique les choses sont TRÈS différentes.

A cause de la diffraction dont j’ai parlé au début, on ne peut pas dépasser f :8. Avec un trou plus petit la lumière fait comme l’eau du jet pour arroser les cyclamens de tante Odile, et c’est la catastrophe.

Donc on reprend notre échelle de départ corrigée :

1 1,4 2 2,8 4 5,6 8 11 16 22

A l’autre bout, l’ouverture maximale que propose un compact de type familial, surtout s’il dispose d’un zoom de grande amplitude, est de l’ordre de f :4

On recorrige notre échelle :

1 1,4 2 2,8 4 5,6 8 11 16 22

En pratique donc notre compact familial propose f :4 (pleine ouverture) f :5,6 et f :8 (diaphragme fermé au maximum).. deux valeurs… et f:8 est une valeur à risque (à cause de cette diffraction).

Pour enfoncer le clou on pourrait ajouter qu’en outre sur un capteur de compact entre 5,6 et 8 la différence de profondeur de champ est… comment dire… assez peu discriminante.

Je vous l’avais bien dit…

CQFD : proposer un fonctionnement manuel a du sens avec un objectif d’ouverture confortable, ce que l’on trouve sur les compacts haut de gamme destinés aux utilisateurs avancés. C’est le cas du LX3 par exemple qui ouvre à f :2 en grand angle, mais relève d’une vaste rigolade sur un compact classique.

Dans ce dernier cas, les options disponibles sont très faibles et leur impact sur l’image  pour le moins… léger. Dans ces conditions il ne s’agit plus de se décider pour telle ou telle option de réglages en fonction de l’image que l’on veut obtenir (ce qui est la raison d’être des réglages manuels) mais de caler ces réglages pour assurer une exposition correcte, et ça, un automatisme bien pensé le fait mieux et plus vite que le client type d’un compact.

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Le Lumix TZ7 et son capteur multi-aspects

Le Panasonic Lumix TZ7

Le Panasonic Lumix TZ7

Pour le printemps 2009, Panasonic vient d’annoncer plusieurs appareils et technologies extrêmement innovants (je reviendrai dessus au fur et à mesure), et notamment un appareil qui est une première : le Lumix TZ7, un compact hybride photo/Vidéo.

En lisant les retours médias je me suis aperçu que nous n’avons pas été limpides sur un aspect de cet appareil : son capteur multi-aspect.
En effet, le TZ7 possède un capteur de 12 megapixels mais produits des photos de 10 mégapixels, alors que le TZ6 annoncé en même temps, possède lui un capteur de 10 megapixels avec lequel il fait des photos de.. 10 mégapixels.

Tout d’abord reprécisons que ces deux appareils sont TRES différents (même si la similitude des noms peut tromper).
Le TZ6 est le successeur des TZ5, TZ3 etc…
La différence c’est qu’en 2009 il n’y a qu’un seul appareil alors que d’ordinaire nous avons deux modèles, le modèle phare et un modèle « light » (TZ5 et TZ4, TZ3 et TZ2..)
Cette année la famille gagne en lisibilité, il n’y a un modèle unique, le Lumix TZ6

Le TZ7 ouvre une autre (et nouvelle catégorie) celle des appareils hybrides dont on ne peut plus vraiment dire s’il s’agit d’un appareil photo ou d’un caméscope. Les compacts filment certes depuis longtemps (les Lumix font de la HD depuis quelques temps) mais il s’agissait jusque là d’appareil photo capables de filmer. Le TZ7 est un appareil hybride, avec par exemple une section sonore bien plus évoluée ou encore la capacité d’enregistrer en AVCHD (ce qui concrètement lui autorise peu ou prou deux fois plus de vidéo à espace carte égal) format jusque là utilisé seulement par les caméscopes.

Mais le TZ7 a une autre caractéristique, qu’il emprunte au LX3 (ou au TZ5) et qui semble mériter un brin d’explication : il a un capteur « multiaspect ».
Cela signifie qu’il est capable de conserver la même taille d’image dans les trois ratios 4 :3, 3 :2 et 16:9.

Classiquement, les compacts qui proposent plusieurs ratio des cotés le font en recadrant l’image 4/3 d’origine. Dans tous les ratios la largeur reste la même, et la hauteur varie (ce qui arithmétiquement implique une diminution du nombre de megapixels résultant).
En 3:2 on perd un peu de megapixels en route (puisque le 3 :2 est un peu plus pat ) et ne 16:9 on en perd beaucoup puisque ce 16 :9 a une hauteur assez faible (comparativement au 4 :3)

En clair, lorsqu’on donne le nombre de megapixels d’un compact c’est en 4 :3, cette valeur chute verticalement lorsqu’on passe dans les autres ratios.

Le TZ7 possède un capteur plus grand, et de 12 mégapixels, mais il n’en utilise que 10. Cela lui permet d’augmenter la largeur de l’image lorsque qu’il est en 3:2 ou en 16 :9 et donc , ce faisant de compenser la perte de mégapixels inhérente à la réduction de la hauteur.

En chiffres cela donne ce qui suit :

TZ7

Quelque soit le ratio, grâce à sa plus grande taille, le capteur maintient 9/10 mégapixels

Quelque soit le ratio, grâce à sa plus grande taille, le capteur maintient 9/10 mégapixels

  • Format 4:3
    • 3648 x 2736 (soit 10M)
    • - si on diminue la résolution on peut aussi avoir : 3072 x 2304 (7M EZ) / 2560 x 1920 (5M EZ) / 2048 x 1536 (3M EZ) / 1600 x 1200 (2M EZ) / 640 x 480 (0.3M EZ)
  • Format 3:2
    • 3776 x 2520 (soit 9.5M)
    • - si on diminue la résolution on peut aussi avoir : 3168 x 2112 (6.5M EZ) / 2656 x 1768 (4.5M EZ) / 2112 x 1408 (3M EZ) / 2048 x 1360 (2.5M EZ)
  • Format 16:9
    • 3968 x 2232 (soit 9M)
    • - si on diminue la résolution on peut aussi avoir : 3328 x 1872 (6M EZ) / 2784 x 1568 (4.5M EZ) / 2208 x 1248 (2.5M EZ) / 1920 x 1080 (2M EZ)

TZ6

La taille maximale est atteinte en 4:3 les autres taillent sont obtenues par recadrage

La taille maximale est atteinte en 4:3 les autres tailles sont obtenues par recadrage

  • Format 4:3
    • 3648 x 2736 (soit 10M)
    • - si on diminue la résolution on peut aussi avoir : 3072 x 2304 (7M EZ) / 2560 x 1920 (5M EZ) / 2048 x 1536 (3M EZ) / 1600 x 1200 (2M EZ) / 640 x 480 (0.3M EZ)
  • Format 3:2
    • 3648 x 2432 (soit 9M)
    • - si on diminue la résolution on peut aussi avoir : 3072 x 2048 (6M EZ) / 2560 x 1712 (4.5M EZ) / 2048 x 1360 (2.5M EZ)
  • Format 16:9
    • 3648 x 2056 (soit 7.5M)
    • - si on diminue la résolution on peut aussi avoir : 3072 x 1728 (5.5M EZ) / 2560 x 1440 (3.5M EZ) / 1920 x 1080 (2M EZ)

Concrètement donc, dans le cas le plus marquant, le 16:9,  une photo prise avec un TZ7 mesure 350 pixels de plus en largeur que la même f aite avec un TZ6 : 3968 pixels contre 3648 et 200 pixels de plus en hauteur : 2232 pixels contre 2056.

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