Petite réflexion sur la conception des appareils

février 18, 2008 · Filed Under Réflexions, Trousse à outils · 8 Comments 

PhotographyBay publie l’intéressante histoire de Hiroshi Terada, un inventeur japonais qui a mis au point un système permettant d’envisager une fonction d’enregistrement vidéo sur un reflex.
Terada est part du constat qu’un reflex était incapable de faire de la vidéo pour diverses raisons. La première est liée au miroir. Pour enregistrer de la vidéo un miroir de reflex devrait monter et descendre à une cadence particulièrement irréaliste. Les reflex professionnels les plus rapides atteignent un peu plus de10 images par secondes, pour faire de la vidéo il en faudrait 3 fois plus.

Quand bien même cette question serait résolue, resterait le problème de l’autofocus très différent sur un reflex (ou l’autofocus est pointu est ultra rapide) et sur une camera (ou la mise au point se fait sur un plan sans sauter sans cesse d’un sujet à l’autre, sans parler de la différence de profondeur de champ).

Si la technique vous intéresse, je vous recommande la lecture de cet article.

Je pense pour ma part que Hiroshi Terada prend les choses par le mauvais bout.
Plus le temps passe et moins je crois que le reflex a du sens dans un contexte numérique (hormis sans doute pour ce qui concerne les reflex très haut de gamme destinés aux photographes professionnels, qui doivent concerner un pouillème pour cent d’entre nous).

C’est une déformation très amusante du monde de la photo que de penser et professer que ce qui est bon pour un professionnel l’est naturellement pour tout un chacun. En suivant ce raisonnement, nous devrions tous rouler en camion (les routiers sont des usagers professionnels de la route), nous devrions nous lever à trois ou quatre heures du mat’ pour préparer le petit déjeuner (les boulangers sont des professionnels du croissant) etc etc…

J’avais déjà écrit un petit texte là-dessus l’été dernier plus cela va et moins je suis convaincu de l’intérêt de la visée reflex. Mieux encore, un mois passé avec un proto du Lumix TZ5 m’a renforcé dans cette idée.

Si on par du postulat que le compact est un design plus cohérent dans un contexte numérique, alors la question de la vidéo ne se pose pus.

Le TZ5 n’est pas un reflex, c’est un compact avec un petit capteur, il produit donc des images inférieures à celle d’un reflex, mais c’est bien le seul point sur lequel il marque le pas. Dans tous les autres compartiments de jeu, taille, polyvalence, agrément d’utilisation etc… il est, en usage personnel, largement supérieur.

Le DP-1 que Sigma semble enfin arriver à commercialiser (cela doit faire plus de deux ans qu’on en entend parler) va dans ce sens, dans le bon sens. C’est un compact équipé d’un capteur de reflex et d’un grand-angle.

Il va dans le bon sens, mais ne fait que la moitié du chemin. Un 28mm fixe, c’est bien.. en complément d’un équipement reflex (et là, on tourne en rond).
En revanche, un 28-280mm comme le TZ.. ou disons un 28-100 pour des raisons d’encombrement, en ferait un appareil polyvalent plus simple et plus petit qu’un reflex, et produisant en usage personnel, des images d’une qualité équivalente.

Bref , nous n’y somme pas encore à cet appareil idéal.. mais on y arrive petit à petit. Nous y serons complètement le jour ou les constructeurs se sentiront totalement libérés de l’héritage du film, et des concepts qui avaient du sens avec la bobine 24×26.

Pour le fun puisque j’ai commencé cet article en parlant d’appareil photo et de vidéo, dans la petite vidéo ci-dessous (vilaine..compressée à mort, et d’un intérêt discutable) j’ai tourné les séquences de fin avec le Lumix TZ5, pour le reste j’ai utilisé un caméscope Panasonic SD1.


Match de hand amateur from Luc Saint-Elie on Vimeo.

 

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Mise à jour du logiciel du L10.. épisode 1

janvier 14, 2008 · Filed Under Panasonic, Photo · Comment 

Jeudi soir léger coup de stress, l’agence de RP m’appelle : deux journalistes viennent en même temps ou presque d’appeler au secours parce qu’ils n’arrivent pas à mettre à jour le « firmware » du reflex DMC-L10. C’est fâcheux parce que l’un des deux est en train de finir un test de l’appareil…. bref « y a l’feu »….

Le « firmware » c’est le logiciel interne de l’appareil, un peu son système d’exploitation, et sur les reflex, comme ce logiciel est complexe, il est mis à jour de temps à autre.
Panasonic a publié il y a quelques jours la version 1.1 de ce logiciel (alors que les L10 en circulation sont en général en version 0.4).

L10 après mise à jour

Les modifications apportées par cette version ne sont pas légères :

  • Amélioration de l’autofocus et de l’exposition en mode nuit (une situation compliquée pour les appareils)
  • Amélioration de la précision de la balance des blancs
  • Augmentation de la réactivité lors des déclenchements en vue par vue

À cela s’ajoutent deux modifications de l’interface :

  • Les deux molettes avant/arrière sont désormais utilisables pour ajuster finement la balance des blancs
  • Le système de grossissement pour faciliter la mise au point manuelle en mode LiveView a été modifié.

Je me précipite sur le site de Panasonic, la doc est en anglais (gargl… dès que j’ai deux minutes, je vais la traduire et si j’ai vraiment du temps faire une petite vidéo pour montrer la manip, qui est simple, comme c’est le cas avec toutes les mises à jour de reflex quelle qu’en soit la marque, mais toujours un brin intimidante lorsqu’on n’en a pas l’habitude).

Je récupère le fichier….

firmware_telech

>> Téléchargement du fichier de mise à jour

.. et avec un brin de stress je lance la manip (si jamais, il s’avère effectivement que « ça ne marche pas », qu’est ce que je fais ? prévenir le Japon OK.. mais l’un des deux journalistes est en train de boucler un test de l’appareil, est-ce que j’aurais la réponse à temps ??)

Résultat de l’opération : pas de problème tout se passe sans aucun souci.

Où est le truc ? le truc c’est tout simplement que Panasonic a ajouté une sécurité pour les mises à jour de firmware. L’appareil ne lance la procédure que si la batterie est chargée à fond. Si ce n’est pas le cas, il ignore purement et simplement la procédure de mise à jour.

C’est un dispositif dont les autres fabricants feraient bien de s’inspirer..mais qui aurait du être mieux indiqué dans la doc.

La manip

  • 1 – Assurez-vous d’avoir un moment de calme (ne souriez pas, une mise à jour de firmware se fait au calme, qu’il s’agisse d’un appareil photo, d’un ordinateur ou autre. C’est une règle de base).
  • 2 – Mettez l’appareil en route, pressez le bouton Set (au centre de la commande qui tombe juste sous le pouce droit)
  • 3 – Allez à la section configuration du menu (représentée par une petite clef de mécano)
  • 4 – Descendez jusqu’à « Affichage version » puis pressez la touche de droite pour lancer cet affichage.
  • 5 - Vérifiez que la version de votre appareil est bien inférieure à celle du fichier mis à disposition (en l’occurrence, le dernier à la date de cet article porte la version 1.1)
  • 6- Formatez la carte-mémoire située dans l’appareil (vérifiez bien que vous avez récupéré toutes les photos avant !!)
  • 7 – Téléchargez le fichier (il existe une version Mac et une version PC, toutes deux sont compressées, il faut double cliquer pour les décompacter)
  • 8 – Connectez le L10 à votre ordinateur et copiez (par un simple glisser/déposer) le fichier dans la carte, au premier niveau (ne faites surtout pas de dossier sur votre carte et ne copiez pas le fichier dans un des dossiers existants)
  • 9 – Déconnectez le L10 de l’ordinateur et éteignez-le (le L10 pas l’ordinateur !)

Mettez la batterie en charge et allez faire un tour
.. une fois rentré(e) de votre ballade, assurez-vous que la batterie est chargée à fond. La vérification est simple : le petit voyant vert du chargeur doit être éteint.

  • 10 – Replacez la batterie dans le L10
  • 11 - Mettez le L10 en route et pressez la touche de visualisation des images (celle dont le symbole est vert)
  • 12 – L’appareil va cous demander si vous voulez l mettre à jour, répondez oui
  • 13 - Bravo ! la mise à jour va commencer. Surtout, ne touchez à rien ! (c’est très important).
    Une barre d’avancement vous permet de contrôler ou en est l’opération. Lorsque l’appareil à terminé. A la fin de l’opération, l’appareil redémarre.
  • 14 - Éteignez l’appareil, puis rallumez-le (attention PAS AVANT que la mise à jour ne soit terminée bien sur, APRES qu’il ait redémarré suite à la mise à jour).
  • 15 - Formatez la carte (pour supprimer le fichier de mise à jour)

C’est fait, votre L10 dispose des nouvelles fonctions.

 

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Premier contact avec le Lumix DMC-L10

septembre 1, 2007 · Filed Under Panasonic, Photo · Comment 

Panasonic a présenté cette semaine en Allemagne, lors du salon IFA, un reflex vraiment innovant, destiné à ceux qui sont venus à la photo par les compacts et les bridges.
En gros c’est un bridge, mais reflex, avec un gros capteur (4/3) et des objectifs interchangeables.
Beaucoup de constructeurs se sont penchés sur le reflex pour amateur averti (averti de quoi… mystère..) mais c’est la première fois que j’en vois un qui prend le problème par l’autre bout, pour proposer un appareil sophistiqué à l’intention de ceux qui sont intéressés par le résultat mais pas par les techniques à mettre en oeuvre pour y parvenir. Le résultat est assez séduisant (résultat à suivre d’ailleurs car pour l’instant il est en état de proto).


 

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Panasonic rempile dans le reflex

août 28, 2007 · Filed Under Panasonic, Photo · Comment 

La gamme reflex de Panasonic se limite pour l’instant à un seul appareil, le DMC-L1 (dérivé de l’Olympus E330). Ce L1 est avant tout un faire valoir, un appareil assez cher, destiné à servir de porte objectif à la gamme que lentement Panasonic développe avec Leica.
Jeudi Panasonic va présenter un nouveau reflex. Logiquement il sera au format 4/3.
Il s’appellerait L10 et aurait outre la visée reflex, une visée permanente sur l’écran arrière, lequel est orientable (en gros il ressemblerait à un Panasonic FZ.. mais en reflex).
Plus de news dès que je l’ai vu et tripoté…

 

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Photo: L’intérêt de la visée reflex à l’ère numérique…

août 23, 2007 · Filed Under Réflexions · 1 Comment 

L’avantage du reflex c’est uniquement la qualité théorique de sa visée. Si aujourd’hui il faut un reflex pour avoir le droit d’utiliser des objectifs hors de prix et faire des photos en basse lumière, c’est pour des raisons marketing. Il y a eu par le passé des “compacts” à objectifs interchangeables.

Avec l’informatisation des boîtiers, la conception reflex ne se justifie plus que par la qualité de la visée, c’est pour cela que je peste régulièrement contre les reflex aux viseurs indigents et que je me réjouis lorsqu’un reflex possède un bon viseur.
Même la notion d’exactitude de la visée ne tient plus à l’heure des capteurs CMOS capables de fournir une image en permanence.
La visée permanente, c’est ce que les marketeurs appellent LiveView).. sauf que cette visée permanente telle qu’elle est installée sur les derniers modèles (Canon EOS 40D, Nikon D300, Panasonic L1 pour ne pas les nommer) ne sert pas à grand chose. Pour qu’elle ait du sens, il faut que l’écran soit orientable comme sur l’Olympus E330, qui en terme de concept est un appareil épatant, vraiment innovant, mais handicapé par son look de boite à savon, il n’a pas, doux euphémisme, fait un carton. Le Panasonic L10 pousse le concept plusieurs crans plus loin, en faisant de cette visée permanente quelque chose de vraiment intéressant.

Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi Olympus avec son système 4/3 s’obstine à courir derrière les reflex, alors qu’il pourrait faire le compact à petits objectifs très ouverts interchangeables, visée sur un écran orientable, dont tout le mode (enfin surtout moi.. ok) rêve.
Olympus a pourtant de l’expérience dans les petits appareils sophistiqués et ultra performants (cf les excellentissimes OM).

La visée reflex (avis très perso) ne se justifie que dans quelques cas bien précis (macro, gros téléobjectifs..) mais dans la majorité des cas, la visée sur un bon écran est franchement plus agréable pour le photographe comme pour le sujet. Dans ma jeunesse j’ai beaucoup bossé avec un vieux Rolleiflex et des Mamya C330 (des 6×6 avec visée sur le dessus) et vraiment c’est autre chosea.

Un reflex ça se tient comme un fusil, c’est pas la meilleure façon de photographier quelqu’un.
Avec une visée sur écran, il y a un vrai « contact » entre le photographe et son environnement.
J’espère qu’un jour un marketeur s’en rendra compte.

  1. Ces 6×6 étaient justement reflex, mais dans ce cas la visée reflex servait uniquement à obtenir une image, ce que permet aujourd’hui l’électronique. []

 

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Premiers contacts avec le Panasonic DMC-L1

juillet 17, 2006 · Filed Under Panasonic, Photo · 6 Comments 

Leger contrejour



Comme d’habitude, les photos vont arriver au fur et à mesure sur mon compte Flickr (images plein pot et données exif y sont disponibles)

 

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Format 4/3… Panasonic entre dans la danse (Leica ne doit pas être loin)

février 26, 2006 · Filed Under Panasonic, Photo · Comment 

Le format 4/3 a été défini par quelques industriels japonais (Olympus, Fuji, Matsushita, Sanyo, Sigma) plus Kodak, sous la houlette de Olympus il y a déjà quelques temps.
Grosso modo il part du constat que l’adaptation bête des matériels argentiques au numérique n’est pas une bonne idée et qu’il faudrait repartir de zéro (les médisants diront que ça n’engageait à rien chez Olympus puisqu’il ne leur restait plus de gamme argentique solide).
Ce concept concerne plusieurs choses :

  • Le ratio des côtés du capteur (4/3 donc comme sur les compacts alors que les reflex sont en 3/2 hérité du 24×36)
  • La baïonnette (plus petite puisque le capteur est un poil plus petit que les capteurs de taille APS, il mesure 18×13,5mm soit 1/2 24×36 redimensionné au format plus carré du 4/3)
    tailles comparatives des capteurs
  • Une conception d’objectifs spécifiquement prévue pour le numérique. En version courte, le film se fichait de l’angle d’incidence des rayons de lumière, alors que le capteur attend des rayons perpendiculaires à sa surface. C’est le cas avec un télé classique mais pas du tout avec un grand angle, d’où entre autre les problèmes qu’ont les capteurs 24×36 avec les grand angles de qualité médiocre qui donnent des bords épouvantables. Le 4/3 défini des conceptions d’objectifs ou quelle que soit la focale, les rayons arrivent perpendiculairement au capteur.

Jusque-là le 4/3 c’était surtout (uniquement) Olympus avec sa gamme E1, E300, E500 puis le dernier E330 (j’en ai un en ce moment si j’ai le temps j’écrirai ici un truc dessus et dans tous les cas il sera dans le prochain numéro de mon canard)

Ça bouge donc du côté de Sigma qui vient d’annoncer en monture 4/3 une petite gamme assez sympa :

  • 18-50mm F2.8 EX DC
  • 50-500mm F4-6.3 EX DG HSM
  • APO MACRO 150mm F2.8 EX DG HSM
  • 30mm F1.4 EX DC HSM
  • 105mm F2.8 EX DG Macro

Mise à jour: à priori il s’agit d’optiques déjà existantes dans la gamme Sigma et dont la baïonnette a simplement été changée, ce qui (mais je suis médisant) explique peut-être pourquoi il n’y a pas de grand angle dans le lot.

Note : en 4/3 le coefficient est de 2, ce qui fait donc respectivement : 36-100, 100-1000, 300, 60 et 210 mm en équivalent 24×36.

Panasonic L1Mais la vraie grande nouveauté en 4/3 c’est le Panasonic L1 ( lire le communiqué en anglais) qui est en gros une sorte de mélange du LC-1 (pour la carcasse et la disposition des commandes) avec l’Olympus e330 (pour l’électronique, le capteur et la double visée).
L’appareil sera proposé avec un zoom conçu par Leica (DPReview vient de poster une série de photos) il met l’accent sur les réglages manuels (bague de diaph sur le zoom Leica, molette de temps de pose etc..).
Mise à jour: le zoom est utilisable bien sur sur les Olympus (voir plus bas concernant le stabilisateur) et le L-1 peut recevoir les objectifs Olympus (ou les nouveaux Sigma). Dans ce cas, comme ces optiques n’ont pas de bague de diaphragme, le L-1 à une petite molette en haut et à droite de l’écran, sous le pouce, pour piloter le diaphragme.
Pour voir cette molette, cliquez sur l’image pour arriver sur mon compte flickr ou vous trouverez une photo de dos du L-1.

Esthétiquement c’est un LC-1 dans lequel Panasonic a casé le système de Poro (qui remplace le prisme) des Olympus.
Il utilise le système d’affichage permanent sur l’écran du e330. L’écran du L-1 n’est pas orientable (ce qui, avis personnel, fait perdre un peu de l’intérêt de la visée permanente).
Mise à jour: une animation (flash) sur le L1
Le Zoom présenté par Leica est un D VARIO-ELMARIT 14-50mm/F2.8-3.5 (28-100 en équivalent 24×36) stabilisé (lire le communiqué en anglais).Le système de stabilisation vient de chez Panasonic, c’est celui qui est utilisé entre autres sur leurs compacts.. et qui marche extremement bien.
Mise à jour: Le stabilisateur fonctionne selon deux modes. Un mode pour économiser la batterie et qui enclenche le dispositif lorsque l’on presse le déclencheur et un mode permanent. Lorsque cet objectif est utilisé sur un appareil autre que le L-1 (en pratique un Olympus) seul le deuxième mode est disponible.

Il n’est pas extravagant de penser que Leica va sortir sa version dans la foulée comme ils l’avaient fait avec le Digilux-2 qui était la version Leica du LC-1
L’autre nouveauté c’est qu’entre la sortie de la gamme Sigma, les zooms conçus par Leica et la gamme existante d’objectifs Olympus qui à priori seront tous montables sur les boîtiers Olympus, Panasonic et donc l’éventuel (mais j’imagine probable ) Leica, ce petit monde est en train de nous réinventer le 42 à vis (souvenirs..) avec ses objectifs interchangeables entre les marques, et rien que pour ça, ce qui se passe est intéressant.

Si on regarde la chronologie des événements :

  • Septembre 2002 Olympus et Kodak conçoivent le système 4/3
  • Fin 2003 Panasonic sort le LC1 équipé d’un zoom (28-90 f:2-2,4) conçu par Leica. Leica sort sa propre version (à priori identique à la puce rouge près)
    L’accord Panasonic Leica n’est pas nouveau, les caméscopes milieu et haut de gamme Panasonic sont équipés de zooms conçus par Leica et qui font l’unanimité (GS400 et maintenant son remplaçant GS500 dans le grand public, DVC30/60, DVX100[1] et HVX200 dans le prosumer). Parler des machines Pana à un amateur, fan de vidéo, lui provoque immanquablement un demi-orgasme (justifié).
  • Février 2004 Mastushita (la maison mère de Panasonic) rejoint le groupe 4/3
  • Janvier 2005 Panasonic et Olympus passent un deal pour sortir un appareil en commun
  • Septembre 2005 Leica sort sous sa marque le compact Panasonic LX-1 (qui a l’originalité d’avoir un capteur 16/9)
  • Janvier 2006, Le E330 utilise un capteur LMOS (il n’y a pas de faute de frappe) de chez Panasonic
  • Février 2006 Leica rejoint le groupe 4/3

[1] à ce sujet si un généreux mécène veut bien m’envoyer un DVX100B, je ne l’épouserai pas mais le coeur y sera

 

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Olympus floute l’écart entre compact et reflex

janvier 26, 2006 · Filed Under Trousse à outils · Comment 

Olympus E330J’adore pouvoir écrire je l’avais bien dit, ça me fait du bien au nombril (un organe qu’on néglige, le nombril, qu’on néglige à tort).
Il y a un peu plus de deux ans j’avais évoqué la possibilité de révolutionner la visée des reflex..
Olympus vient de le faire avec le E 330.
Ce E330 reprend le design du E 300 [1] mais avec deux capteurs. Un capteur 4/3 - 7,5 millions de pixels de technologie MOS pour la production de la photo, et un second capteur [2] destiné à l’affichage sur l’écran arrière qui forme donc une image permanente sur cet écran arrière. Ce second capteur dédié à l’affichage de l’écran est situé dans le “prisme de visée” . Je mets “prisme de visée” entre guillemets, parce que le E 330 comme le E 300 n’utilise pas de prisme mais un système de miroirs, dit prisme de poro utilisé entre autre dans les jumelles. C’est la raison pour laquelle entre autres son miroir (le miroir du système reflex) se déplace latéralement et pas de bas en haut.
En pratique il y a deux modes:
- un mode classique ou les éléments “reflex” (miroir, obturateur…) sont en place, l’image de l’écran est alors formée par le capteur secondaire.
- un mode macro ou le miroir se lève et l’obturateur s’ouvre. Le 330 se comporte alors comme un compact et l’image est formée par le capteur principal (mais alors il n’y a plus de visée reflex).
La question à laquelle je n’ai pas de réponse faute d’avoir essayé cet engin séduisant, est celle de l’impact de ce prélèvement de lumière pour le capteur secondaire sur la clarté de la visée reflex. A suivre donc…
Le E330 a donc à la fois une visée reflex et en même temps un écran articulé sur lequel ce qui se trouve devant l’objectif s’affiche en permanence comme sur un compact [3].
J’aime beaucoup cette idée que je trouve à la fois évidente et sympa. La visée reflex est certes excellente mais il y a des tas de situations (appareil tenu a bouts de bras, au raz du sol etc..) ou elle est vraiment mal commode. Le E330 représente sur le papier le meilleur des deux mondes.
Olympus E 330J’écris sur le papier parce que apparemment le E330 utilise un viseur articlé avec le système de charnière abracadabrant des bridges style 8080/7070 d’Olympus, ce qui fait qu’il est plus orientable que vraiment articulé.

Sur le papier, ce petit E330 risque fort d’inaugurer une nouvelle ère pour les appareils numériques, c’est la première fois que je vois un appareil qui ne se contente pas de singer ce qui se faisait avec du film mais qui met en oeuvre des choses qui n’étaient pas possibles avant.
Moralité : bravo Olympus !
Pour la petite histoire, Olympus n’est pas le premier fabricant à utiliser un solution multi-capteurs, c’est ce que fait le petit compact Kodak v570 qui a deux objectifs (un zoom classique plus un grand angle fixe) et un capteur devant chacun de ces objectifs

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[1] Et pas uniquement le design, il en reprend le viseur à miroirs de type Poro (au lieu du prisme) et donc le miroir à déplacement latéral (il ne se déplace pas de bas en haut mais de droite à gauche) plus bien sûr, le système antipoussière exclusif des reflex Olympus. Le 330 est sur le plan boîtier une mise à jour du E 300 avec notamment un nouveau capteur (de même taille) 7,5 millions de pixels en techno MOS alors que le 300 avait un CCD de 8 millions de pixels. A priori ce capteur vient de chez Panasonic qui a de l’expérience dans les capteurs MOS. Le fait que le E 330 utilise un système de Poro a du faciliter la mise en oeuvre de cette double visée. Ce serait sans doute possible avec un prisme, mais là c’était beaucoup plus simple, d’après les schémas communiqués par Olympus, un des miroirs du système de Poro est semi-transparent.

[2] Ce deuxième capteur destiné à l’affichage doit avoir une résolution assez faible parce que dans le cas contraire je ne comprends pas pourquoi le e330 ne fait pas de vidéo ce qui serait top.

[3] Pour ceux qui n’ont pas de reflex, les reflex numériques sont construits sans grande originalité en remplaçant dans une carcasse de reflex argentique, le système de maintien du film par un capteur. Résultat, l’écran d’un reflex n’affiche pas d’image jusqu’à ce que la photo soit prise. Le reflex n’affiche que l’image qui vient d’être prise, pas celle qui va être prise. La vsée se fait donc obligatoirement par le viseur, pas avec l’écran.

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Le système de visée

 

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