La course à la bêta bat son plein
Après qu’Adobe ait proposé de gouter les prémices de ce que sera Lightroom 2.0, DXO réplique avec une invitation pour les utilisateurs de Mac à aller tremper le petit doigt dans la béta de la prochaine mouture de son (excellent) logiciel de dérawtisation et autres corrections optiques ou colorimétriques.
IL y a même un forum pour recueillir les réactions.
Traduction pour ceux qui n’ont rien compris au paragraphe ci-dessus :
DXO Labs est une entreprise française, qui applique une savoir faire mathématique extrêmement pointu à la photographie.
Ce savoir faire se traduit pour la partie grand public sous la forme de DXO Optics, un logiciel très particulier (on peut dire qu’il a été le premier ou à minima un des premiers de sa catégorie).
Ce logiciel est capable de traiter (très bien) un fichier Raw, de corriger (spectaculairement bien) le bruit excessif, de corriger (très bien) des problèmes géométriques (déformations etc..) de corriger (bien) la colorimétrie.
DXO après des débuts difficiles, notamment à cause d’une commercialisation totalement illisible (il fallait acquérir séparément le logiciel et le/les modules qui correspondent à votre appareil) s’est fait sa place au soleil.
Adobe, qui a une prétention non dissimulée de maîtriser tout ce qui touche à l’image a sorti il y a quelques temps un logiciel épatant et un peu étrange : Lightroom, qui, comme par hasard, fait en gros la même chose que DX0. Même si les fonctions ne sont pas rigoureusement calquées, disons que les deux produits sont frontalement concurrents.
Adobe vient de proposer la béta de sa prochaine version en téléchargement gratuit, DXO vient de faire de même pour la version Mac de sa prochaine mouture.
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Le Lightroom nouveau arrive.. bientôt
La version 2 de Lightroom arrive et fidèle à sa récente mais excellente habitude, Adobe publie la béta.
Je relaie l’annonce parce que je suis un grand fan de ce logiciel épatant
ALERTE PRESSE
Adobe publie la version bêta de Photoshop Lightroom 2.
Paris — 2 avril 2008 — Adobe Systems Incorporated annonce la version bêta d’Adobe Photoshop Lightroom 2.0 afin de permettre la découverte des nouveautés et améliorations apportées à la prochaine version de ce logiciel. Lightroom offre une palette d’outils indispensables au photographe professionnel par le biais d’une application destinée à la gestion, à la retouche et à la présentation de photographies numériques en grand nombre. La version bêta du logiciel intégrera des perfectionnements tels que la gestion de l’affichage sur double écrans et une correction par zone de la densité -/+.Il s’agira également de la première application Adobe optimisée pour l’architecture 64 bits sur des systèmes Mac OS X équipés d’un processeur Intel et sous Microsoft Vista.
« La version bêta de Photoshop Lightroom 2.0 permet de bénéficier en avant-première des améliorations demandées pour la version 1.3 tout en poursuivant le dialogue permanent et ouvert entamé avec la communauté de photographes », souligne Tom Hogarty, senior product manager pour Photoshop Lightroom et Camera Raw. « Nous sommes ravis d’offrir cette version bêta de Lightroom 2 qui pourra être testée non seulement par notre clientèle mais aussi par le grand publica. »
Nouveautés de la version bêta de Lightroom 2.0
L’organisation optimisée du module Bibliothèque permet une approche plus intuitive de la gestion des images en rationalisant l’emplacement des outils de recherche et de filtrage. Une nouvelle fonction baptisée « Smart Collections » actualise automatiquement les collections avec des images correspondant aux critères retenus — note (nombre d’étoiles), mots-clés ou autres types de métadonnées.La fonction de suggestion de mots-clés facilite l’identification par mot-clé au travers de recommandations basées sur des associations de mots tirées du catalogue ainsi que par le biais des mots-clés des images voisines.
La version bêta de Photoshop Lightroom 2.0 offre également une meilleure gestion de la mémoire grâce à sa compatibilité avec l’architecture 64 bits sur les systèmes Mac OS X 10.5 équipés de processeurs Intel et sous Vista.
Parmi les autres améliorations de cette version, citons la prise en charge d’une configuration à deux moniteurs qui optimise l’espace de travail du photographe et s’adapte aisément aux spécificités d’un flux de production donné. Le module Développement a, lui aussi, été actualisé en vue de corriger certaines zones d’une image sans toucher au reste de l’image.
Désormais, certaines techniques photographiques fondamentales telles que la densité -/+ peuvent être mises en œuvre au moyen de cette même approche non destructive, conférant au programme Lightroom un niveau de maîtrise sans précédent.
Disponibilité de la version bêta
La version bêta d’Adobe Photoshop Lightroom 2.0 est disponible en version d’évaluation de 30 jours pour les plates-formes Macintosh et Windows à l’adresse http://www.labs.adobe.com/downloads. Les clients de Lightroom 1.0 pourront la tester pendant une période prolongée, jusqu’au 31 août 2008, et inviter des amis à prendre part à cette évaluation. La configuration recommandée est la suivante : Mac OS X 10.4 à 10.5, processeur Intel ou PowerPC G4 or G5 cadencé à 1 GHz, ou bien Microsoft Windows XP SP2 ou Windows Vista Édition Familiale Premium, Édition Intégrale, Professionnel ou Entreprise, processeur Intel Pentium 4, 1 Go de RAM et résolution d’écran de 1024 x 768 pixels.
- que celui connaissant un product manager qui n’est pas ravi lorsque son produit sort.. me fasse signe [↩]
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Le RAW pétitionne
.. cherchez pas il n’y a pas de contrepèterie dans le titre.
Dans la lignée de l’initiative OpenRaw, le site (excellent au demeurant) Luminous landscape lance une pétition pour la publication des formats de fichiers RAW.
Le texte qui annonce cette pétition est un excellent résumé de l’état du bazar, où l’on peut lire des trucs étonnants comme le décompte des formats RAW différents depuis le début..on en est à 100. Il est par ailleurs émaillé de quelques approximations, ainsi les fichiers RAW contiennnt des images codées sur 12 bits si j’ai tout suivi et pas sur 16 comme indiqué.
Un truc à lire (si vous comprenez la langue de Lou Reed).
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OpenRaw milite pour que le Raw soit Open…
Une initiative vient de voir le jour, OpenRaw. La motivation est simple (et répond à un vrai problème) : “OpenRAW est un groupe de photographes et autres personnes intéressées par le sujet, qui militent pour une publication ouverte des format de fichiers numériques utilisés par les appareils photo“.
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DNG : Adobe pérénnise nos archives numériques
Adobe vient de faire une annonce à côté de laquelle tout ce qui va se raconter à la Photokina est de la rigolade (je ne plaisante pas).
Pour commencer ils ont mis à jour leur plug in RAW en version 2.3 (c’est un plug in pour Photoshop et Photoshop Eléments)
A télécharger ici.
Attention lors du téléchargement il y a deux options une pour Camera Raw seul et une pour Camera Raw plus le DNG converter (lire ci-dessous). Cette dernière requiert un enregistrement (gratuit).
La version 2,3 de Camera Raw ajoute à la liste déjà longue des appareils reconnus : Canon PowerShot S60, Epson R-D1, Fujifilm FinePix S20 Pro et Nikon Coolpix 5400.. et le DNG (j’y viens).
Par ailleurs, Adobe vient de présenter un format RAW générique qui a vocation à devenir un standard d’archivage.
Ce format s’appelle DNG pour Digital NeGative (non non, il ne s’agit pas des luthiers du 13 ème, cela dit ils sont extra, et pas bégueules, il ont traité ma Strat mexicaine comme si c’était une pièce rare..mais bon, je m’égare) dont les spécifications se trouvent ici :
http://www.adobe.com/products/dng/main.html
Le DNG n’est pas un format de prise de vue mais d’archivage, on photographie en NEF, en CRW etc.. et on converti les fichiers en DNG. La nouvelle version de Camera Raw est fournie avec un petit utilitaire de conversion des fichiers depuis leur format Raw propriétaire vers le format DNG qui lui est censé être pérenne.
Le principe de base est que pour conserver des archives lisibles, les formats propriétaires sont tout sauf une bonne idée. Je glapis ça depuis un certain temps.
L’idée est assez géniale et constitue une façon intelligente de contourner cette histoire de formats propriétaires. Avec le système d’Adobe, toutes les archives numériques sont conservées dans le même format RAW (DNG), qui est ouvert et publié et que tout le monde peut reprendre, et donc même en cas de disparition du soft censé lire ces fichiers Raw propriétaires d’origine, les archives DNG restent utilisables.
Je n’ai pas encore essayé mais j’y cours….
Bravo Adobe en attendant
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Libérez les formats
Michael Reichmann de l’excellent site Luninous Landscape publie une lettre ouverte aux fabricants de reflex numériques en les enjoignant d’inclure un affichage d’histogramme sur leurs appareils. La tendance étant d’oublier ce très intéressant système.
A titre personnel si je devais écrire une lettre ouverte aux fabricants, ce serait pour la publication systématique des détails de leurs fichiers RAW.
La photo est à priori une activité pérenne, les photos que l’on prend aujourd’hui doivent pouvoir être visibles dans 10, 20, 50 ans voire plus.
La question ne se pose pas en argentique, j’ai bien peur qu’elle se pose rapidement en numérique.
La logique du stockage/archivage de photos est d’utiliser le format RAW car c’est le seul à contenir la prise de vue initiale (les JPEG fournis par les appareils sont retravaillés par l’électronique du boîtier), or aujourd’hui ces formats RAW sont tous plus ou moins propriétaires et s’il est possible de les traiter c’est souvent grâce à l’intervention de quelques individus particulièrement géniaux, passionnés et/ou dévoués comme Dave Coffin et sa libraire en C cdraw.c qui est utilisée à peu près par tout le monde.
Qu’en serait-il dans 50 ans ????
Il me paraît indispensable si le numérique veut devenir adulte que les fabricants publient à chaque fois qu’ils sortent un nouveau format RAW, les spécifications de ce format, une vraie documentation plus un librairie écrite dans un langage qui a de bonnes chances de traverser les années (le C est bien pour ça) qui permette de donner une piste de départ pour le décodage de ces fichiers, le tout étant géré par une association indépendante des dits fabricants.
Dans le même ordre d’idées, Dave Coffin recommande de photographier une zone blanche pour accompagner toutes les séries de photos importantes à stocker si on veut conserver un espoir de pouvoir les décoder correctement dans une vingtaine d’années.
Dans l’état actuel, rien ne garantit que les images faites aujourd’hui soient lisibles dans quelques années.. ça file des frissons non ?
