What’s new pussycat ?

Politiquement parlant, les américains sont quand même un peuple épatant.

À l’extérieur, à date régulière voire avec une régularité metronomique, la bannière étoilée envoie ses troupes mettre le bazar un peu partout, au grè des intérêts de ses industries, sans que cela n’émeuve qui que ce soit.

Sur un plan interne, les républicains ont bloqué avec toute l’énergie dont ils sont capables les différentes tentatives d’instaurer une « sécu » en version light, sans que le bon peuple ne ressente la moindre irritation rectale, les policiers ne sont plus très loin de tirer à vue sans sommation sur tout métèque traversant leur champ de vision, sans que cela ne dérange personne.

Donald Trump dont on ne peut guère dire qu’il avance masqué, égrenne ses saloperies depuis le début d’une campagne qui touche à sa fin et lui a valu les faveurs enthousiastes de son camp.

Et là….c’est le drame… il a dit « pussy » ( ok dans une vieille vidéo opportunément retrouvée, mais il n’empêche..il a dit « pussy » c’est indéniable ).

Il est con Trump, très con, vraiment con.

Il aurait dû noter que le seul président US a avoir eu de gros problèmes ce n’est pas Reagan pour avoir tenté de vitrifier les vietnamiens, ce n’est pas Bush (père, fils..pioche celui que tu veux, au pif ..) pour avoir transformé le Moyen Orient en université du terrorisme…etc..c’est Clinton pour des histoires de fesse avec une stagiaire de la maison virginale.

Et là, ce con de Trump au lieu de se contenter de dire/faire les pires saloperies vis à vis des femmes, des étrangers et de tout ce qui n’est pas orange et blond, voilà t’y pas qu’il se lâche et dit « pussy ».

La pantomime mediatico-politique américaine est vraiment un truc épatant…et si j’étais médisant (Dieu m’en garde), je serai tenté de trouver tout ça bien hypocrite, voire pire, j’en viendrais à me demander si la nôtre n’est pas pire (ce mois-ci, la redevance obligatoire à permis au gentil contribuable de se régaler les yeux et les oreilles devant la télévision publique avec Buisson chez Pujadas, ou bien Woerth chez Ruquier par exemple ).

Bon, c’est pas tout ça, la cafetière siffle…j’y vais.

Et donc la marmotte plie le téléphone dans le papier alu

Ce qu’il y a de bien en ce début d’année 2014 riche en informations passionnantes sur la marche du monde, c’est ce sentiment de ne pas du tout être pris pour des buses et d’être bien informés par des journalistes qui font un super boulot.
Le pompon a été décroché en ce 12 mars de l’an de grâce 2014 par l’affaire des écoutes de l’ancien président Nicolas Sarkozy.

D’un côté nous avons un ancien président de la République, ex Ministre de l’intérieur entouré de gens spécialistes de la sécurité, en pleine tourmente juridique à ramifications multiples et aux prises avec des juges qui rêveraient de se le faire, et qui se fait bêtement gauler en utilisant un téléphone prépayé acheté sous un faux nom. Cette histoire est comme on dit en termes techniques « vachement crédible »
Xavier Delaporte dans sa chronique de ce matin sur France Culture résume remarquablement bien les choses. C’est à lire/écouter ici

De l’autre côté nous avons un gouvernement qui ignorait que le Président précédent était sur écoute.
Je vous suggère un test simple sous réserve que vous ayez dans votre entourage quelqu’un ayant fréquenté les ministères. C’est mon cas, j’ai fait le test, c’est assez édifiant.
Soumettez-lui la phrase suivante : l’ancien président de la République était sous écoute et les ministres du gouvernement actuel n’étaient pas au courant.
Si vous avez les tympans fragiles, prévoyez de vous équiper de ces systèmes de protection de l’on vend aux jeunes à l’entrée des festivals musicaux pour préserver leur audition, parce que pour peu que votre interlocuteur ait le fou rire sonore, ça risque de vous secouer velu le cérumen.

Pour paraphraser Philippe Meyer : le ciel vous tienne en joie…

Photomaton ennuyeux mais intéressant du Qatar et de son pognon

51+KrmNRMSL._ Publié en mars dernier Qatar les secrets du coffre-fort est un livre fort bien titré. En 333 pages à la foi immensément ennuyeuses et d’un intérêt salvateur, les auteurs dressent un portrait ultra précis (ce qui contribue à l’ennui mortel qui saisi par moment à la lecture d’un livre qui ravira l’étudiant ou le journaliste, mais provoque immanquablement des bâillements au quidam lambda que je suis… trop de précision tue l’intérêt) de ce minuscule pays dont on peut avoir l’impression (à tort selon les auteurs) qu’il est en train de racheter l’hexagone.

Il n’est certes pas simple de transformer un état des lieux a vélléité exhaustive en roman trépidant, mais les auteurs auraient pu faire un petit effort de style, parce que là franchement…

Si le livre est ennuyeux (mais donc nécessaire) sa lecture est par moments vitaminée par les chapitres sur les relations entre la France et les qatariens, ou l’on voit que les coulisses de la politique et de nos politiciens sentent parfois franchement encore plus mauvais que ce que l’on pouvait soupçonner (sur ce plan, Rachida Dati en prend pour son grade, mais elle n’est pas la seule..).

Bref un pas mauvais livre de vacances qui se lit en deux ou trois jours.