Réflexions

Tu seras « Public Happiness Coordinator » mon fils

L’emphase sur le social media me fait rire, vraiment rire, non pas que les réseaux ne soient pas importants, je crois même qu’ils sont fondamentaux, mais cette emphase me fait mourir de rire… rotfl comme on dit aujourd’hui.

Ok, c’est vrai ,  je suis médisant, le mouvement autour du social média a défaut d’avoir quoi que ce soit de media a au moins un rôle social puisque qu’il permet de proposer des stages gratuits à la sortie des écoles de commerce… autant de jeunes qu’on ne retrouve pas ensuite traînant dans les rues à des heures indues, à parler avec des vrais gens (en termes d’occupation de la jeunesse, le stage c’est  le digne successeur du service militaire, en plus sobre).

Je ne dois pas être complètement le seul à penser ça, une bande de petits facétieux a adapté le bon vieux pipotron à ce nouvel environnement, et franchement il y a du très bon à l’intérieur du dedans.

Ca se trouve ici

Pour rendre à César ce qui lui appartient, la source…

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Réflexions

Du commentaire technologique : Mr Bon Sens et Mlle Buzz sont dans un bateau…

Pour cause de CES, et de la place de mon employeur dans le concert 3D, je passe beaucoup de temps en ce moment sur des plateaux de télés ou devant des micros de radio, pour parler.. de 3D, avec des questions récurrentes mais légitimes (comment ça marche, qu’est-ce qu’il y a à regarder, combien ça coûte etc..).
En sus de ces interrogations parfaitement normales, une question dont j’ai appris à rire (après qu’au départ elle ait failli me décrocher un globe oculaire à force d’écarquiller) est « il semble/il paraît/on m’a dit que ça ne prend pas, est ce que ça va t ‘y marcher les ventes de 3D hein ? »

Cette question est rigolote, c’est elle qui m’a inspiré une petite série sur le commentaire technologique (phrase assez mal tournée d’ailleurs, je veux parler du commentaire sur la technologie), série que je vais essayer d’enrichir au fil du temps et de mes expériences.

Elle est rigolote cette question pour deux raisons.
La première, est qu’elle en dit long sur la perméabilité du commentaire technique au discours marketing, donnée assez récente (« avant », le commentateur technologique se méfiait du marketeur, considéré plus ou moins comme une forme bien coiffé et joliment cravatée du Grand Satan), mais très prégnante.
L’origine de l’histoire tient à des chiffres d’estimation ultra optimistes publiés par un grand institut d’études (sérieux, l’institut, ça n’est pas ironique), agrémentés de déclarations non moins optimistes des différents dirigeants de groupes de l’électronique grand public (qui ont eu raison de les faire, c’est leur boulot).
Un simple regard sur les chiffres de ventes (très largement accessibles à n’importe quel commentateur sérieux de l’univers technologique) aurait suffit a fournir des éléments de réponses clairs, lesquels pouvaient très simplement être corroborés par quelques visites dans des magasins représentatifs.

L’avantage de la 3D (et c’est sans doute applicable à n’importe quelle avancée technologique) c’est que c’est nouveau et que ses chiffres sont de fait très lisibles.
Ils disent quoi ces chiffres ? Que le prix moyen d’un téléviseur est de 500 euros comme je n’ai pas les chiffres de décembre et que ça ne change rien au raisonnement on va dire 600, et que la taille encore très largement adoptée est le 32 pouces (avec un glissement vers le 42).
Les téléviseurs 3D sont commercialisés depuis mai 2009, avec des prix de vente qui pour la première moitié de la « campagne 3D » dépassent parfois allègrement les 2000 euros, la plus petite taille en 3D étant (chiffres marché de novembre de l’institut d’étude cité plus haut) 40 pouces, et cette taille ne représente que 3% des ventes, le gros du marché se situant autour de 50 pouces.

En français, ça veut dire quoi ? Ca veut bêtement dire que comme toutes les technos nouvelles, la 3D a commencé par le haut de gamme. Dans ces conditions certes il est indéniable que la 3D, ne risquait pas de mettre le marché de la télé (8 millions d’unités pour 2010 à la serpette) cul par dessus tête.
Une visite chez des revendeurs aurait pu éclairer sur le fait que, pendant la majeure partie du second semestre 2010 le problème côté télé 3D concernait bien plus des ruptures que des difficultés de vente.

Petite, note incidente, le même phénomène rigolo (enfin ce qui est rigolo c’est que ça soit considéré comme un phénomène questionnable) va concerner les tablettes. Au prix actuel, je doute que ça fasse un tabac et (prédiction gratuite) dès que les constructeurs vont commencer à amorcer une descente de gamme… magie… les quantités vont suivre.

J’ai cité deux raisons au départ. La seconde relève d’une bête observation de l’industrie (qui relève aussi du boulot du commentateur). Le métier des boites de l’électronique grand public consiste à proposer toujours plus d’innovation à leurs clients. On peut en penser ce qu’on veut, c’est comme ça.
Ce client va ou ne va pas utiliser telle ou telle chose, il n’empêche, le bidule qu’il vient d’acheter peut le faire si d’aventure l’envie lui en prenait.

Moi qui suis un grand utilisateur de smartphones (après deux iPhone, j’ai actuellement un Desire de HTC), que j’utilise foncièrement comme des PDA (ce qu’ils font le mieux, parce que côté téléphone.. mieux vaut un vieux Nokia), je suis surpris par exemple de voir le nombre d’utilisateurs d’iPhone qui ne synchronisent ni agenda ni carnet d’adresses (tout simplement parce qu’ils n’en ont pas l’usage). Il n’y a pas de mal à ça, si un jour l’envie leur prend d’utiliser de façon plus complète l’agenda de leur biniou, no problemo, l’appareil peut le faire.
Pour faire de la blague à deux balles c’est un peu la différence entre « Yes we can » et « Yes I will »….

Pour la 3D c’est pareil (comme ça l’était pour la connexion IP des télés) c’est une fonctionnalité ajoutée aux téléviseurs, ça a commencé par le haut de gamme, fin 2010 début 2011 le milieu de gamme y a eu droit. Si on lit bien les annonces du CES (en écartant justement les fumées marketing) le fait marquant de ce salon, ça n’est ni les tablettes, ni les démos technologiques (toujours épatantes), c’est bêtement qu’en télé la 3D devient « mainstream » qu’on va la trouver sur les produits « normaux »
Il y a des gens qui vont trouver ça génial et passeront leur soirée à mater les quelques Blu ray dispo en boucle, d’autres qui hausseront les épaules et ne s’en serviront que bien plu tard… Si les derniers cités veulent un jour regarder quelque chose en 3D, ma fois leur télé pourra aussi le faire, no problemo, c’est comme ça que marchent les bidules électroniques (et incidemment pour ça que les gens les achètent).

Ce qui renvoie à la question « est ce que ça va t’y marcher hein ? ».. du point de vue des industriels, cette question ne se pose pas, pas plus que se pose celle de savoir si la HD va marcher ou si la connectivité va marcher. Essayez de trouver une télé sans écran plat et pas HD, essayez de trouver une télé disons à partir du milieu de gamme qui n’est pas connectable à internet etc etc…

Bon, si ça se trouve j’ai tort hein.. mettez ça sur le compte des lendemains de fêtes (à mon âge on a le foie fragile)

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Presse en ligne, Réflexions

Pédagogie, poncifs et bons sentiments

À date régulière l’excellent magazine The Economist publie des vidéos pédagogiques sur les transformations majeures économiques et sociétales.

La 4ème mouture de Did you know vient de sortir (rien de révolutionnaire mais c’est toujours agréable à regarder)
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Pour les curieux

Note: il y a eu beaucoup de versions, je ne suis aps certains que les liens ci-dessus soient les originaux, pour les maniaques; Google est votre ami.

À noter également puisque l’écologie est à la une ces jours-ci, une autre vidéo associant pédagogie, évidences et bons sentiments : The Carbon Economy

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