
Apple vient de proposer en téléchargement une mise à jour pour Aperture (le logiciel maison de traitement df’image sophistiqué, concurrent de Lightroom d’Adobe..personnellement je préfère Lightroom) et iPhoto. Cette mise à jour permet aux logiciels Mac d’accéder aux fichiers RAW des Lumix suivants : GH1, G1, GF1, et LX3.
Sans pour autant applaudir Apple pour sa célérité (le LX3 existe depuis un an et demi) on ne peut que se féliciter de cette annonce.
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Lumix LX3: mise à jour du logiciel interne
Panasonic vient de publier une mise à jour pour le compact Lumix LX3
Ce logiciel qui porte le numéro de version 1.3
- Améliore la balance des blancs automatique
- Améliore la balance des blancs dans le cas de couchers de soleil
- Améliore le comportement de l’appareil lorsqu’on omet de retirer le bouchon de protection
- Améliore la gestion de la zone de mise au point lors d’une mise au point manuelle/assistée
- Améliore l’affichage lorsque l’exposition est réglée manuellement.
Note :
Il s’agit d’une simple traduction rapide de la liste officielle, je n’ai pas eu le temps de faire moi-même la mise à jour, pour voir concrètement ce que cela change.
La page (en anglais) est ici :
http://panasonic.jp/support/global/cs/dsc/download/LX3/index.html
Les fichiers
- Version Windows : panasonic.jp/support/global/cs/dsc/download/LX3/ftp/Win/LX3_V13.exe
- Version Macintosh : panasonic.jp/support/global/cs/dsc/download/LX3/ftp/Mac/LX3_V13.zip
La manip en pratique
1) Chargez la batterie à fond
2) Téléchargez le fichier correspondant à votre ordinateur (Mac ou Windows)
Double cliquez dessus pour le décompresser. Vous devez obtenir un fichier portant le nom LX3__130.bin
3) Connectez une carte SD à votre Mac ou PC, et recopiez le fichier LX3__130.bin au premier niveau de la carte (pas dans un sous-dossier)
5) Glissez la carte SD sur laquelle vous avez copié le logiciel dans le Lumix LX3, mettez le en route puis pressez le bouton servant à afficher les images prises.
L’appareil va proposer la mise à jour.
Sélectionnez OUI pour lancer la mise à jour
Ne touchez plus à rien !!
Toute action pendant que l’appareil procède à la mise à jour risque de mettre l’appareil en panne.
Les modes manuels servent-ils à quelque chose sur les compacts ?
Un petit point sur la question des modes manuels sur les compacts classiques. C’est une question qu’on me pose assez souvent, notamment au sujet des TZ .
La version courte est que ces modes manuels ne servent à rien (faute de réglage possible) voire dans la majorité des cas relèvent d’une pure astuce marketing.
Les TZ mettent l’accent sur les fonctions utiles (leur zoom par exemple qui leur confère une polyvalence idéale) et leur système de gestion automatique des réglages qui, comme on va le voir suffit amplement (et surtout fonctionne particulièrement bien).
Je sais, l’affirmation selon laquelle les réglages manuels ne servent à rien sur un compact classique (j’excepte les compacts haut de gamme à grande ouverture comme le LX3) vous a mis d’humeur belliqueuse … ok, rangez les couteaux, respirez amplement, je m’explique….
La diffraction nous pourri les photos
Le premier concept à avoir en tête c’est celui de la diffraction. Vous avez un jardin ? Vos parents en ont un ?, si c’est le cas et que vous vous êtes trouvé volontaire d’office pour l’arrosage alors vous avez déjà expérimenté la diffraction.
Lorsqu’on fait passer un flux par un trou de taille correcte, ce flux n’est pas (trop) affecté, puis lorsque qu’on diminue la taille du trou le flux se disperse.
Les tuyaux d’arrosage ont à leur extrémité un pommeau d’arrosage que l’on peut ouvrir plus ou moins. Lorsqu’il est ouvert, le jet est consistant et plus ou moins dans la continuité du tuyau. Si on le ferme un peu, la puissance du jet va augmenter, jusqu’au moment ou, si on le ferme encore, le jet se disperse dans tous les sens (en fait pas dans tous les sens, le jet forme une sorte de cône qui s’élargit vers l’extérieur).
Pour l’arrosage des cyclamens c’est super, pour faire une bonne photo c’est catastrophique.
Le flux de lumière qui traverse l’objectif subit à peu près le même phénomène.
La lumière passe par un trou de taille réglable (le diaphragme) que l’on peut ouvrir ou fermer (c’est l’objet des réglages manuels).
On peut le fermer jusqu’à un certain point au-delà duquel le même phénomène que celui du jet d’eau se produit avec la lumière, avec comme conséquence une détérioration de la qualité de l’image.
L’effet de la diffraction est lié au diamètre du trou de passage, lequel est lié pour des raisons mécanique à la taille du capteur. Un compact qui a un petit capteur à un objectif de plus petite taille et un diaphragme de plus petite taille.
Ok c’est bien gentil tout ça mais en pratique ?
Hé bien en pratique, la conséquence c’est qu’avec un compact on ne peut pas aller au-delà de f :8 sans risquer de bousiller l’image à cause de la diffraction.
Le diagramme c’est quoi au juste ?
Comment ça avec un compact on ne peut pas aller au-delà de f :8 sans risquer de bousiller l’image à cause de la diffraction ??
Qu’est ce que le diaphragme à à voir avec un tuyau d’arrosage ???
C’est tout simple : Le diaphragme est un trou de taille réglage.
Vous remplacez l’eau par le flux de lumière et le pommeau d’arrosage par un objectif et vous vous retrouvez exactement dans la même situation.
Fait à toute vitesse sur un coin de table, un diaphragme dans la vraie vie ça ressemble à ça :
Pleine ouverture f :2
Ouverture moyenne : f :5,6
Fermé au maximum : f :16
Pour être honnête, c’est une version idéale de ce à quoi ressemble un diaphragme.
Il s’agit d’un vieil objectif haut de gamme, poli à la peau de vierge, avec un ensemble de très nombreuses lamelles qui forment, quel que soit le diamètre, un cercle quasi parfait etc…
Dans un compact il s’agit souvent d’un système plus frustre, mais le principe reste le même : le diaphragme c’est un trou de diamètre réglable.
Comme un diaphragme c’est un trou de forme ronde (dans l’idéal) les valeurs de diaphragme fonctionnent par racine de 2 (foncez à la cave chercher vos bouquins de géométrie).
Les valeurs standard sont 1 1,4 2 2,8 4 5,6 8 11 16 22
C’est à cause de racine de deux (ça y est vous avez retrouvé les manuels ?), pour doubler la surface d’un cercle on multiplie par racine de 2.
Donc un diaphragme ouvert à f:1,4 laisse passer deux fois moins de lumière qu’un diaphragme ou vert à f :1, et deux fois plus qu’un diaphragme ouvert à f :2 quatre fois plus qu’un diaphragme ouvert à f :2,8 etc etc…
Les ouvertures réellement disponibles (ou nous cache tout on nous dit rien)
L’objectif que j’ai photographié ouvre à f :2 au maximum, ce qui est une relativement grande ouverture. Sont donc disponibles avec cet objectif 7 valeurs différentes : 2 2,8 4 5,6 8 et 11 (plus bien sur les positions intermédiaires, car le réglage est continu)
Avec un compact classique les choses sont TRÈS différentes.
A cause de la diffraction dont j’ai parlé au début, on ne peut pas dépasser f :8. Avec un trou plus petit la lumière fait comme l’eau du jet pour arroser les cyclamens de tante Odile, et c’est la catastrophe.
Donc on reprend notre échelle de départ corrigée :
1 1,4 2 2,8 4 5,6 8 11 16 22
A l’autre bout, l’ouverture maximale que propose un compact de type familial, surtout s’il dispose d’un zoom de grande amplitude, est de l’ordre de f :4
On recorrige notre échelle :
1 1,4 2 2,8 4 5,6 8 11 16 22
En pratique donc notre compact familial propose f :4 (pleine ouverture) f :5,6 et f :8 (diaphragme fermé au maximum).. deux valeurs… et f:8 est une valeur à risque (à cause de cette diffraction).
Pour enfoncer le clou on pourrait ajouter qu’en outre sur un capteur de compact entre 5,6 et 8 la différence de profondeur de champ est… comment dire… assez peu discriminante.
Je vous l’avais bien dit…
CQFD : proposer un fonctionnement manuel a du sens avec un objectif d’ouverture confortable, ce que l’on trouve sur les compacts haut de gamme destinés aux utilisateurs avancés. C’est le cas du LX3 par exemple qui ouvre à f :2 en grand angle, mais relève d’une vaste rigolade sur un compact classique.
Dans ce dernier cas, les options disponibles sont très faibles et leur impact sur l’image pour le moins… léger. Dans ces conditions il ne s’agit plus de se décider pour telle ou telle option de réglages en fonction de l’image que l’on veut obtenir (ce qui est la raison d’être des réglages manuels) mais de caler ces réglages pour assurer une exposition correcte, et ça, un automatisme bien pensé le fait mieux et plus vite que le client type d’un compact.



