Plateforme Lumix G : la révolution continue
Lors du lancement du Lumix G1, j’avais mis l’accent sur un point qui pouvait paraître un brin théorique à l’époque (forcément il n’y avait qu’un seul appareil), la famille Lumix G est une plateforme, pas une gamme au sens classique. Usuellement on défini un appareil haut de gamme puis on le dégrade (ce terme est descriptif, pas péjoratif) par étape pour en décliner une gamme complète.
L’idée de la plateforme Lumix G (le G est pour Génération) est de reprendre les choses à zéro pour disposer d’une plateforme technique sur la base de laquelle on pourra définir des appareils très différents répondant à des besoins très différents.

Le premier de la série est le G1, qui est un appareil photo polyvalent, aussi à l’aise avec les téléobjectifs qu’avec les focales plus classiques (d’où le viseur), et équipé d’un système de visée qui revisite les différents systèmes ayant été utilisés sur les appareils argentiques pour proposer un dispositif à la carte, avec visée à hauteur d’œil si on préfère, visée à bout de bras, ou encore visée à hauteur de poitrine pour les nostalgiques du 6×6 (j’en suis).
Le deuxième opus de la plateforme G est un engin très différent. Le GH1 est un appareil hybride, qui associe un caméscope HD haut de gamme et un appareil photo.
C’est la première fois qu’un constructeur franchit le cap et lance un appareil véritablement hybride. Pas la première en fait, non, la seconde, puisque le TZ7 annoncé le mois dernier relevait de la même approche. Mais le GH1 apporte une dimension nouvelle à la vidéo, des objectifs interchangeables, une section son (micro stéréo, entré son) un fonctionnement soit complètement manuel, soit avec les assistances qui ont fait le succès des Lumix (iA etc..).
Il faut aller chercher le très haut de gamme en caméscope grand public pour accéder à ce genre de possibilité.
La section photo reprend ce qui fait l’originalité du modèle G1 avec une électronique revue et notamment un capteur qui intègre les convertisseurs A/D, ce qui a des effets bénéfiques sur le niveau du bruit.
Si la phrase précédente vous parait ésotérique, explication : la photo numérique est tout ce qu’il y a d’analogique (on nous ment, on nous cache tout, on nous dît rien !!). Un capteur est un système analogique, comme l’est un microphone ou la tête de lecture d’une platine 33 tours. Ce capteur, comme le micro ou la tête de lecture génère un courant électrique, à un moment donné de la chaine, ce courant électrique est numérisé (c’est ce que fait par exemple la carte son d’un PC, on lui branche le micro qui fourni un courant analogique et la carte son numérise le biniou). Problème, les signaux analogiques n’aiment pas être véhiculés, ils attrapent toutes les cochonneries qui dépassent. En intégrant les convertisseurs à la puce capteur, le GH1 élimine une partie du bruit lié au transport du signal. Ce capteur est par ailleurs multi format comme celui des TZ.
Je reviendrais petit à petit sur cet appareil, vous trouverez un peu partout sa description technique, mais une fiche technique est assez loin représenter la rupture (pour utiliser un terme à la mode) que représente le GH1



