Fring : messagerie instantanée et voix sur IP pour iPhone (cool)

avril 15, 2008 · Filed Under Trousse à outils · 4 Comments 

Fring arrive lentement sur iPhoneEn d’autres temps j’ai déjà écrit tout le bien que je pensais de la remarquable application gratuite (remarquable indépen damment du fait qu’elle est gratuite d’ailleurs) Fring.
Fring est un client à tout faire, du SIP tout d’abord et également mais aussi la connexion a la quasi totalité des réseaux de messagerie instantanée.

Fring sur iPhone Fring sur iPhone

Fring sur iPhone Fring sur iPhone

SIP c’est la téléphone sur internet. En gros un mobile capable de faire du SIP se connecte en wifi à votre Freebox (par exemple) et ce même si vous êtes à l’autre bout de la planète, et permet de téléphoner exactement comme si vous passiez par votre freebox. En gros vous êtes en vacances au Balouchistan Oriental, dans la mesure ou vous avez un accès wifi, vous pouvez téléphoner gratuitement dans le monde entier comme si vous étiez chez vous…pas mal non ? Vu que les communications mobiles depuis l’étranger coutent environ un oeil la minute, ça peut devenir rapidement très intéressant.

Jusque là j’utilisais Fring sur le Nokia N93 (Symbian) et oh surprise, aujourd’hui l’application est également disponible pour l’iPhone

La différence entre la version symbian et la version iPhone touche au mode de distribution. Avec Symbian on laisse un numéro de téléphone et le système vous renvoie un lien, avec l’iPhone il faut ajouter dans l’installeur (iPhone craqué donc) http://fring.com/iphone.xml

Contrairement au logiciel de Free qui ne marche pas, Fring fonctionne très bien avec une freeboite.
Seul regret, il fonctionne en wifi (avec pas mal d’écho chez moi) mais pas en Edge. Il est normal que ça marche mal en Edge, mais qu’en dépannage il puisse fonctionner, même mal, aurait sans doute été encore plus cool.

Au final Fring c’est :

  • Un client SIP
  • Un client MSN Messenger
  • Un client Yahoo Messenger
  • Un client Skype
  • Un client AOL Messenger
  • Un client Google Talk
  • Un client Twitter

.. le tout.. gratuit.

Comme j’ai la flemme, je recopie ce que j’avais écrit à l’époque à propos de Fring sur Symbian

——–

Il n’y a pas à ma connaissance de portage de MSN messenger et autres messageries instantanées pour Symbian [1] (les équivalents de Trillian sur PC ou Adium sur Mac). Enfin il n’y avait pas. Maintenant il y a Fring. Une application très sympa qui assure la connexion à plusieurs systèmes de messageries instantanées associant chat et voix sur ip (en pratique Skype MSN Messenger et Gtalk (Google Talk)).

Le mode de distribution du logiciel est un peu particulier puisqu’il faut donner son numéro de téléphone sur le site et on reçoit ensuite un SMS contenant un lien vers un site web.
On se connecte au site web pour télécharger l’application et en cours d’installation le biniou indique qu’elle est incompatible avec le téléphone, il faut insister, l’installation continue et au final ça marche très bien.

Fring peut se connecter par tous les biais disponibles (en clair la connexion 3G de l’opérateur ou, si le téléphone sait faire ça, un accès wi-fi).
Il sait utiliser l’écrit et la téléphone sur IP en passant donc par les offres de ces trois fournisseurs (skype, google, MSN). Je n’ai pas utilisé la téléphonie sur IP mais l’écrit marche très bien.
En théorie donc Fring transforme votre Nokia (au autre téléphone utilisant Symbian) en téléphone Skype, Windows Live ou Google (j’écris en théorie parce que je n’ai pas essayé).
Mise à jour : Petit test voix avec Skype, ça marche tout à fait. Il y a un brin d’écho et la voix semble pas mal compressée, mais vu que ça ne coute rien la qualité est assez correcte.

Vivement que les opérateurs proposent des accès internet forfaitaires comme pour l’ADSL (m’sieur SFR s’tu vois c’que j’veux dire..).
En résumé Fring marche et bien, et comme rien n’est indiqué sur le modèle économique du truc, mon petit doigt me susurre que, soit ça ne va pas marcher longtemps, soit il va y avoir de la pub sous peu, bref c’est là maintenant tout de suite qu’il faut en profiter.
Par dessus tout si les gens de Fring arrivaient à ajouter le SIP à leur soft avant de fermer boutique, alors là on ne serait pas loin du nirvana.

[1] … en fait mes connaissances étaient courtes, il y a plein de portages payants (voir dans les commentaires), et en gratuit, outre Fring il y a EQO (moins bien).

Fring Fring

Fring Fring

Puis quelques jours plus tard :

J’ai relaté tout le bien que je pense de Fring en regrettant que ce remarquable utilitaire de voip sur IP/messagerie instantanée ne fasse pas du SIP.
Ça y est, la dernière version de Fring (3.0.2) fait du SIP et fonctionne bien avec une Freeboite et un Nokia N93.

 

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Picasa, le logiciel photo de Google, sur Mac OS X en 2008 ?

janvier 20, 2008 · Filed Under Trousse à outils · 3 Comments 

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est TechCrunch
Picasa de Google est un logiciel de classement et dans une certaine (faible) mesure de retouche d’images. Il existe pour l’instant exclusivement en version Windows et il est gratuit.

Picasa a un intérêt indiscutable pour les PC qui ne sont pas fournis avec une application de ce type. On peut même dire qu’il est indispensable sur un PC, si vous ne l’avez pas encore, dépêchez-vous de le télécharger.
>> Télécharger Picasa

Pour les Mac c’est un peu différent, dans la mesure ou il y a iPhoto.
Il sera donc intéressant de voir ce que Picasa apporte de plus ou de différent.

 

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Photo et GPS.. ça vient mais vraiment lentement

janvier 17, 2008 · Filed Under Trousse à outils · 10 Comments 

Cet article fait partie d'une série sur le thème : Métadonnées

  1. Regarder les données Exif à la loupe
  2. Photo et GPS.. ça vient mais vraiment lentement

ATP qui fait des bidules à base de mémoire, vient de présenter au CES (un salon de l’électronique grand public qui se tient à Las Vagas en début d’année) un gadget tout à fait sympa (comprendre : j’en veux un là tout de suite), le PhotoFinder.

Cet appareil sert à ajouter à un fichier image des coordonnées GPS.
Rendons à César ce qui lui appartient, ce PhotoFinder est une version mieux fichue d’un petit engin lancé par Sony il y a un an ou deux le GPS-1.

Le PhotoFinder apparait dans ce résumé du CES par David Pogue le chroniqueur hightech du New York Times (j’adore ce type) dans la section vidéo du site du New York Times (vidéo) :

>>Cliquez ici pour voir la vidéo

Vous pouvez également jeter un œil à cette vidéo de démonstration :

Inscrire des données GPS dans un fichier image ? Pourquoi ? et surtout Comment ?

exifComment c’est simple. Les images contiennent une sorte de petite base de données dans laquelle l’appareil enregistre diverses information dont on se fiche (non et référence de l’appareil) d’autres qui sont intéressantes (les caractéristiques de la prise de vues) et d’autre encore très utiles (la date de la photo).

On appelle l’endroit ou sont stockées ces informations, les champs EXIFa.

Ces champs exif prévoient également deux entrées pour les coordonnées GPS, la latitude et la longitudeb. Problème, aucun appareil ne possède de GPSc.

Tout est donc pret au niveau du fichier image pour recevoir ces informations de position géographique (pour faire moderne on parle de géolocalisation).

Pourquoi c’est encore plus simple. La mémoire fonctionne par lieu bien plus que par date. Vous avez qu’il y a quelques années vous êtes allé en vacances en Grèce, mais savez vous à quelle date ? Pas sur.

Aujourd’hui ou on ne fait des photos que depuis deux ou trois ans ça n’est encore pas trop grave, mais dans 5 ans, dans dix ans, lorsque vous aurez des piles de disques (disques durs, Blu Ray etc..) ou sont stockées vos images, comment allez-vous retrouver vos photos de vacances ?

C’est là qu’intervient l’ajout des coordonnées GPS. Il suffira que le logiciel que vous utilisez pour classer vos images soit capable de les utiliser (par exemple en allant rechercher auprès d’une base de données en ligne la correspondance entre les données de latitude ou de longitude enregistrées dans les EXIF des photos et le nom des lieux correspondants).
Aujourd’hui déjà les services en ligne assurant l’hébergement des photos comme Flickr ou Picassa Web Album (Google), savent « géolocaliser » une photo.

Le PhotoFinder de ATP me plait bien parce qu’il règle un des deux problèmes de l’appareil de Sony. Ces deux problèmes sont que le Sony requiert le passage par un ordinateur d’une part et qu’il ne connaît que le format JPEG d’autre part (or lorsque j’utilise un reflex je préfère le RAW).
Le Photofinder se passe d’ordinateur..mais hélas ne connait pas les fichiers RAW.

Comment ça marche ? assez simplement.
L’appareil est un petit GPS qui au lieu de générer une carte comme un GPS de voiture, enregistre dans un fichier toutes les X secondes les coordonnées et l’heure exacte.
Ensuite, lorsqu’on glisse la carte dans le lecteur du PhotoFinder, il recherche les images correspondant à une date/heure précised et s’il trouve une entrée dans son fichier il reporte ces données dans les champs Exif de la photo. Le Sony fait la même chose mais cette opération se fait en le connectant à un PC (pas de Mac..) puis en lançant un logiciel dédié qui mouline les images et leur associe les données récupérées dans le GPS-1.

Géolocaliser dès aujourd’hui des images qu’on risque d’avoir des difficultés à retrouver demain me paraît une vraie bonne idée.

  1. si vous ignorez tout sur les données Exif, lisez tout d’abord cet article []
  2. Pour les curieux, il y a une excellente et très compréhensible ]
  3. Pour les curieux, il y a une excellente et très compréhensible explication de ces notions ici []
  4. les reflex professionnels peuvent être équipés d’extensions GPS et Ricoh fabrique un appareil avec GPS pour les travaux publics []
  5. ce qui suppose donc que l’appareil photo comme le GPS aient été mis à l’heure… ou à minima aient la même heure. Pour le GPS c’est automatique mais pas pour l’appareil photo. C’est d’autant plus important que la géolocalisation a surtout de l’intérêt lors des voyages, or le GPS qui fonctionne en heure UTC est insensible aux fuseaux horaires, heure d’été/d’hiver etc… pas nous. Un appareil photo “à l’heure” ne va pas forcément avoir la même heure que le GPS []

 

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Petite mise à jour de l’iPhone

janvier 15, 2008 · Filed Under Trousse à outils · 10 Comments 

Ce soir, je connecte l’iPhone pour synchroniser l’agenda… iTunes m’annonce une mise à jour.
En fait cette mise à jour est assez mineure et très cosmétique.
Mis à part une vague triangulation avec les accès wi-fi dans l’application GoogleMaps (qui, vu sa faible précision peut à la rigueur servir les soirs de biture lorsqu’on ne sait même plus dans quelle ville on se trouve), la seule chose notable est la prise en compte de l’IMAP dans GoogleMail (ce que l’on pouvait déjà faire avant en suivant la manip que j’avais décrite ici).
La partie SMS est désormais moins archaïque, on peut maintenant envoyer un SMS à plusieurs destinataires, mais il n’est toujours pas possible de faire suivre un SMS reçu à un autre correspondant ou d’envoyer son contenu par email.
Et toujours pas de copier/coller (mais on peut déplacer les icônes…. mouais…)

 

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Questionnement : le Web 2.0 est-il un truc de vieux ?

décembre 21, 2007 · Filed Under Réflexions · 3 Comments 

Ok , ok le titre est un brin provocateur.Mais pas tant que ça, et puis il a le mérite d’avoir l’air solidement affirmatif, alors qu’en fait j’aurais du titrer cette note « bouille a base de petits écrans, de fumet de Bulle Internet v2.0 et de mouvement ».. mais bon, ça faisait un titre encore pire.

Cette semaine il m’est arrivé deux choses, badines, qui m’ont amené à me poser cette question fondamentale : le web 2.0 ne serait-il pas un truc de vieux ( je ne suis pas trop débordé en ce moment, d’où ces questions de fond qui me hantent).

Les deux choses badines qui me sont arrivées cette semaine sont d’une part la réception d‘un iPhone (sur lequel je me suis exagérément répandu ici) et d’autre part un petit saut fait hier soir à une soirée introductive à la grand-messe du Web 3 qui doit commencer aujourd’hui.

D’un côté un petit bidule qui dessine à traits encore grossiers, mais très convaincants que ce pourrait être mon rapport à Internet demain, de l’autre une assemblé de jeunes gens présentant bien, et fleurant bon les premières places de sortie d’école de commerce.

Outre le fait que l’iPhone offre un accès facilité à internet et donc aux systèmes mis en place par les jeunes gens suscités, ce qui relie les deux c’est également une petite réflexion sur les dérives du design que m’a inspiré l’iPhone.

J’en étais à ce moment de ma séance de gamberge, me demandant comment tout ça s’articulait, lorsque Florian® m’a fait passer un lien sur une brillante prestation de Philippe Stark [http://www.ted.com/index.php/talks/view/id/197] (si vous vous foutez du design mais flippez à cause de votre accent anglais, cette prestation peut également servir).

Quel rapport entre Philippe Stark , le Web 2.0 et l’iPhone ? Peut-être une question de classification.

En rentrant chez moi hier soir, j’ai regardé ce que font ces fantastiques jeunes gens et deux remarques me sont venues à l’esprit. La première c’est qu’ils font des interfaces, la seconde c’est que je n’ai pas trouvé à quoi sert ce qu’ils font, ou plus exactement à quoi cela sert pour moi, quidam lambda, consommateur présumé de leurs productions. Ce à quoi ça leur sert à eux est évident.

L’iPhone relève de ce que Stark appelle le « design cynique», qui repose sur un postulat simple : le laid se vend mal.
Le Web 2.0 relève de ce que Stark appelle le « design narcissique » : des designers fantastiques qui designent seulement pour d’autres designers fantastiques.

Derrière ces interfaces Web2.0 très jolies avec des designs élégants, il y a une proposition qui ne me concerne pas. L’intérêt de ces systèmes est de justifier l’existence de l’écosystème dans lequel ils évoluent (ce qui en soi n’est pas rien).
Ce qui leur manque c’est une véritable proposition de service qui me concerne.
C’est pour ça que j’aime bien Google. Google ne fait pas d’interface, fait assez peu de mousse, mais me propose divers services qui me concernent. En un sens Google est très Web 1.0 le web du départ qui était censé servir à on ne savait pas trop quoi, mais avant tout servir à tout le monde, alors que le Web 2.0 sert surtout à ceux qui font du Web 2.0 …D’où l’analogique avec la classification de Stark.. . lequel Starck a en outre l’intérêt de figurer dans la liste des intervenants de la manifestation Web3, comme quoi la vie est ironique.

Je me demandais donc si le Web 2.0 n’était pas un truc de vieux, et en regardant la liste des boîtes invitées à cette manifestation Web3, je vois FaceBook que je pratique depuis quelque temps et dont je ne vois pas l’intérêt si ce n’est d’être la plus gigantesque machine à spam ayant jamais réussi à se donner une allure socialement correcte.
Je reçois deux ou trois mails par jour de FaceBook, envoyé par quelqu’un qui « m’a expédié une boule de neige », m’invite à faire partie du groupe des défenseurs des chaussettes dépareillées, m’a « fait cadeau d’une plante virtuelle » ou d’un « hug ».. sans compter que je ne connais pas tous les gens qui sont mes « amis » (et sans doute réciproquement).
Facebook me semble un bel exemple de « design narcissique » a tous les sens du terme, son principal avantage étant d’avoir beaucoup enrichi son astucieux créateur.
Même remarque pour le non moins inévitable Netvibes dont je dois être le seul de la planète à n’avoir toujours pas trouvé l’intérêt (mis à part celui d’enrichir son astucieux créateur, etc…)

Bon tout ça fait un peu flingage en règle pas trop bien argumenté et ne répond pas à mon interrogation initiale, le Web 2.0 n’est-il pas un truc de vieux ? Eh bien ce qui m’a fait penser ça en fait c’est l’iPhone.

Tous ces systèmes Web 2.0 proposent dans l’ensemble des services (ou plutôt une absence de) qui reposent sur le bon vieux PC, lequel, grâce à ses capacités graphiques, confère une importance primordiale à l’interface, masquant la relative vacuité de la proposition de service.

Problème, dans un monde ou le réseau prend de l’importance (je suis sans doute hypertrophié de ce côté, j’en conviens) l’accastillage électronique à partir duquel je me connecte au réseau n’a pas d’importance, du coup l’interface n’a pas d’importance, seul reste le service.

Ce point est amplifié par l’exiguïté des nouveaux écrans (pour moi c’est l’iPhone, mon fiston pour sa part brandirait plutôt sa PSP (à 13 ans une PSP c’est plus une prothèse qu’une console de jeux..). Faire de l’esbroufe sur un grand écran de PC c’est simple, sur un petit écran d’iPhone ça l’est moins.

Ça l’est d’autant moins qu’un iPhone, comme tous les petits écrans connectés, ça bouge, et lorsqu’on bouge on fait autre chose en parallèle de la consultation de l’écran et donc on est moins sensible à l’interface.

Bref tous ces systèmes Web 2.0 qui s’adressent à un public fixe, sédentaire, immobile devant l’engin le moins ergonomique de tout l’univers électronique grand public (l’ordinateur), me semblent d’un intérêt assez modéré lorsque je suis dans la rue, dans ma voiture, dans une salle d’attente, etc… bref, lorsque je suis connecté à internet.

C’est pour ça que je me demande si le Web 2.0 n’est pas au fond, un truc de vieux… je me demande.. je ne suis pas sur d’avoir raison.

Pour faire de l’humour bête, je pense même qu’a vouloir faire du « réseau social », terme que je trouve totalement ridicule, cela dit l’étiquette est la mode, nous sommes entrés dans l’ère de l’Uniforme 2.0, entre les « blogueurs » les « débats participatifs » (celui-là est excellent, avant 2007 un débat non participatif ça s’appelait un monologue) etc…a force donc, de faire du « réseau social » une fois que le bidule électronique portable sera la norme, on va finir par réinventer le téléphone, parce que franchement pour entrer en contact avec mes « amis » le téléphone c’est mieux (ça m’évite de leur pomper l’air avec des « pillow fights ») .

Cela dit ça tombe bien, l’iPhone téléphone aussi (mal, mais il le fait). Il est visionnaire cet engin au fond.

Je regarde la liste des participants à la manifestation LeWeb3, et j’y lis des choses qui dépotent comme « Bringing social to software: Radical change is coming. Are we ready ? » (yeah…) mais je ne vois pas un seul opérateur de télécom.

C’est peut-être ça qui me gêne.

Pour illustrer ce que je perçois du Web 2.0 une très vieille anecdote me vient à l’esprit.

Ça remonte à une bonne dizaine d’années, je travaillais à l’époque pour un hebdo informatique très sérieux et défunt depuis (Le Monde Informatique) et j’assistais à une présentation/conférence autour de systèmes travaillant sur l’analyse de données.
Le conférencier, un type passionnant parle pendant des heures de problématiques de haute volée sur le « data mining » les petits cubes et autres rigolades du genre, puis à la fin de la demi-journée, s’assied, épuisé après la séance de question réponses.
S’en suit une discussion plus informelle, et à la fin, au moment ou la réunion commençait à tourner à la séance de déconnade (du type de celle qui fait du bien après une demi-journée dense) il laisse glisser avec un sourire : » et puis les gars, ne perdez pas de vue de tout ce bazar ça sert à savoir si la mousse à raser se vend bien en même temps que la bière par packs de 12 dans les supérettes des environs de Lille ».

En gros c’est ça, c’est même exactement ça, « Bringing social to software: Radical change is coming. Are we ready ? » ça vise quand même tout bêtement à savoir si vous préférez les frites surgelées aux hamburgers lyophilisés.
C’est indispensable, ça fait vivre plein de gens, mais de là à en faire des concepts péri-philosophiques il y a un peu de marge, et par-dessus tout, de là à me faire croire que ça me sert à quelque chose à moi… là il ne faut quand même pas pousser.

Ça sert aux marchands oui, et il n’y a pas de mal à être marchand, j’ai besoin des marchands.

Ce qui me gène, par delà l’absence de service rendu, c’est qu’on essaie de m’expliquer que ça me sert à moi, avec une terminologie un rien excessive (« social » par exemple, parce que c’est sur qu’en terme de « social aggregator » une galerie marchande d’Auchan ça ridiculise n’importe quelle startup, mais Auchan a le bon goût de ne pas essayer de me faire croire que sa galerie marchande joue un rôle social qui va apporter un « radical change » pour lequel je dois être « ready » enfin pas moi tout seul, mes « amis » aussi hein).

Ceci étant, cet objectif légitime l’emphase sur l’interface, puisque c’est elle qui est censée m’attirer puis me pister, m’inciter à me livrer etc… sous certains aspects (sous certains aspects seulement) le Web 2.0 c’est du marketing en plus hypocrite, un marketing plus sirupeux, enrobés de grand sentiments, parsemé de promesses de monde meilleur (le marketing c’est pas nouveau, et c’est utile, le marketing qui vous trouve des « amis » c’est certes nouveau, mais d’une utilité discutable, d’autant qu’il peut se retourner contre son initiateur…)..

On en revient à la question de départ, ce bazar n’est il pas un truc de vieux dans la mesure ou ces interfaces hein.. j’ai bien l’impression que si on doit dans le futur (dans certains cas, dès à présent) utiliser internet sur des petits objets mobiles, on va en venir à passer outre, d’autant que ces petits objets mobiles ramènent la consultation d’un site à la substantifique moelle d’un besoin concret ce qui élude pas mal de fioritures….

 

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Réfléxion sur Internet, les médias, et Yahoo à l’âge de pierre

septembre 26, 2007 · Filed Under Réflexions · 1 Comment 

L’actualité en ce moment sur le front d’Internet, c’est l’insolente succes story de Google.
En France Google représente 85,8 % des requêtes (contre 65 % au niveau mondial) Yahoo plafonnant à 3,8% (contre 5,3% en janvier) [1].
Google encore qui est sur les rangs pour le rachat de la plate-forme publicitaire historique en Europe DoubleClick et pour celui du très en vogue site pour jeunes FaceBook (rachat qui oppose Google et Microsoft)/.
Yahoo ancien roi de l’Internet se retrouve donc dans une situation délicate et se doit de multiplier les annonces.
Hier j’étais à une conférence de presse de Yahoo France qui devait annoncer quelques choses sur le plan publicitaire ainsi qu’une nouvelle politique en matière de vidéo.
Je suis en ce moment entrain de rédiger la partie image du guide multimédia de fin d’année de l’hebdo Le Point et j’avais avec moi une petite camera Panasonic.
Yahoo avait mis les petits plats dans les grands. La conférence de presse avait lieu au Mini Palais une zone du Grand Palais, elle commence par une déclaration filmée du patron de Yahoo, puis le dirigeant de Yahoo France monte à la tribune pour annoncer la nouvelle stratégie de l’entreprise.
Pensant que la contre attaque de Yahoo est peut-être un truc important, je commence à filmer .. et subitement une jeune femme scandalisée me tombe dessus m’expliquant qu’elle est de Yahoo France et qu’il est interdit de faire de la vidéo pendant les conférences de presse ou le patron de Yahoo France parle de vidéo.

Ces gens là ont manifestement tout compris des médias, de l’internet des rigolades afférentes.
Avec une culture de ce genre, m’est avis que Google a encore quelques belles années devant lui.
Pour le reste, le ridicule m’amuse lorsqu’il est drôle, là ce n’était même pas le cas, j’ai quitté la salle sans écouter la suite.

[1] Sources :

 

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iTele : Lundi 14 mai

mai 14, 2007 · Filed Under Radio- Télé · Comment 

Luxe et conscience

Luxe : Le Nokia Sirrocco 8800 Gold

On dit parfois des gadgets électroniques que ce sont des “bijoux” mais il est très rares que ces appareils atteignent le statuts d’objet luxueux. Ils ne sont généralement que des assemblages de plastique et de silicium.
Le Nokia Sirrocco 88800 Gold est un authentique bijou. Ce téléphone plaqué or 18 carats sera vendu près de 1300 euros. Quand on aime….

Conscience : Darfour, on ne pourra plus dire je ne savais pas”

Le United States Holocaust Memorial Museum et Google viennent de mettre en place une application pédagogique intéressante.
Elle se présente sous la forme d’un fichier à importer dans Google Earth. Une fois le fichier chargé Google Earth devient une sorte d’encyclopédie sur le Darfour , permettant à la fois de comprendre où ça se passe et l’étendue du massacre.

Quelques liens

 

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Gmail pour Symbian (très cool)

février 17, 2007 · Filed Under Trousse à outils · Comment 

Ca existe peut-être depuis longtemps mais je l’ai découvert avant hier et c’est super.
Gmail est un système d’email épatant, sans doute le mieux fichu toutes catégories confondues.
De temps à autre j’ai besoin de consulter mon compte Gmail depuis le N93 et pour ça il y a deux options :
- Passer par le client mail du téléphone (il fonctionne très bien). Problème, si je passe par le client mail du N93 je n’ai pas accès à toutes les fonctions de Gmail (archiver, activer le suivi, spam etc..), c’est juste un client POP classique.
- passer par l’interface web ( moins pratique, je consulte mes mails depuis le téléphone lorsque je suis à l’étranger, c’est long et l’accès internet de SFR coûte la peau des …oreilles)

Chez Google ils ont du s’en faire la remarque parce que désormais il existe un client Gmail pour les téléphones (à priori pour quasi tous, il est écrit en Java) qui permet d’avoir la simplicité du client mail standard mais avec toutes les fonctions de Gmail comme si on passait par l’interface web. Il est rapide et très bien fichu.

Pour le récupérer il faut se connecter avec le téléphone sur l’interface web et il y a un lien en haut de la première page.

gmail gmail

gmail gmail

gmail

 

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