A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD
- A la découverte du xvYCC
- A la découverte du « Deep Color »
- Le Blu-ray l’emporte.. enfin
- A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
Note : ce texte est en cours de rédaction
Dans la Haute Définition, il y a trois aspects. Le premier est la qualité d’image, le second qui est indissociable du premier est l’accroissement sensible de la taille des écrans (je reviendrai là-dessus) le troisième est le son.
Ce troisième point est le parent pauvre.. en terme de communication, et c’est dommage parce qu’il contribue largement autant que la qualité de l’image à l’ « expérience Haute Définition ».
Voici donc un petit point sur ces formats nouveaux au noms barbares. Ce n’est pas un texte pour spécialiste et pour qu’il reste compréhensible j’ai pas mal simplifié les choses, mais les grands principes sont respectés.
Deux entreprises monopolisent le marché de la compression sonore (et du multiplexage pour faire tenir plusieurs voies sur une seul piste) : Dolby et DTS
Au départ Dolby faisait un système dédié à la réduction du bruit, et il a été étendu.
Les DVD standards utilisent deux formats pour les pistes audio : le Dolby Digital (appelé aussi AC-3) ou le DTS
Tous les deux peuvent gérer des pistes audio depuis le mono (bien sur ça n’existe pas, mais ce serait possible) jusqu’à du 5.1. DTS a même des options pour faire du 6.1
En fait, la spécification DVD prévoit qu’un lecteur doit être capable obligatoirement de décoder du son encodé au format Dolby Digital ou PCM.
Le PCM c’est du son non compressé.
Le DTS est optionnel, mais on a tendance (à tord ou à raison c’est un débat sans fin parce que ça dépend de trop de facteurs pour être catégorique) que le DTS serait un poil meilleur.
Le Dolby et le DTS sont des formats dit « lossy » c’est-à-dire qu’ils sont compressés « avec perte » (loss = perte). En pratique donc un fichier encodé en Dolby ne restitue pas la totalité de ce qui avait été enregistré au départ.
Ces formats sont sympas, de qualité honnête, mais avec la Haute Définition on a besoin d’un son qui soit plus proche du son d’origine, un son de bien meilleure qualité.
On considère que le son entre pour 50% dans la perception globale.
A titre personnel, j’irais même plus loin. Lorsqu’on a une image moyenne et un son top, pas grand monde ne réagit, en revanche face à une super image et un mauvais son, la plupart des gens ont une réaction de rejet.
Cette histoire d’audio est donc fondamentale pour la Haute Définition.
En haute définition c’est toujours Dolby et DTS qui font la loi
Les formats de la haute Définition
1er niveau
Dolby Digital + et DTS-HD HR (High Resolution)
Le Dolby Digital + est une version améliorée du Dolby Digital des DVD. Il peut aller jusqu’au 7.1
Le support du DD+ est optionnel, les lecteurs BR peuvent ne pas le reconnaître auquel cas la bande est lue comme du Dolby Digital classique
Le DTS-HD HR est au DTS ce que le Dolby Digital + est au Dolby Digital. C’est donc une version légèrement améliorée du DTS. Comme pour le Dolby Digital + le support de ce format est optionnel et donc, si le lecteur ne le reconnait pas, la piste son sera lue comme du DTS classique.
On grimpe d’un cran en qualité
PCM
Le PCM est une version exacte du son original, la qualité est donc top.. l’encombrement sur le disque aussi. En pratique, le PCM n’est par définition pas compressé mais pour éviter d’occuper une place trop importante, les studios le resamplent à un débit plus bas ce qui au fond revient au même que la compression.
Tous les lecteurs BR sont obligés de reconnaitre le PCM
En haut de l’échelle : Les formats spécifiques de la HD
Dolby TrueHD et DTS-HD MA (Master Audio)
Ces deux formats très similaires sont dits « lossless » (ce qui veut dire « sans perte » dans la langue de Paul Auster)
Tous deux sont optionnels et tous deux sont prévus de telle sorte que si le lecteur ne les reconnait pas ils peuvent être lus comme du Dolby Digital classique pour le Dolby TrueHD ou du DTS de base pour le DTS-HD Master Audio
A noter : comme je viens de le noter les deux formats typiques de la HD, True HD chez Dolby et HD Master Audio chez DTS sont conçus de telle façon que si le lecteur BR ne sait pas les lire (rappel leur support est optionnel), le téléspectateur ait au minimal un son Dolby ou DTS habituel. Dans le pire des cas, le son d’un film BR est comme celui d’un DVD, dans le meilleur des cas il est infiniment supérieur.
La segmentation par l’audio
Il existe donc trois familles de lecteurs Blu ray
- La première a des capacités sonores limitées, elle lit par exemple le Dolby Digital + et le DTS-HD HR mais ne sait pas gérer les deux nouveaux formats HD (Dolby TrueHD et DTS-HD MA (Master Audio)). En résumant on peut dire qu’on a de l’image HD certes, mais du son de DVD
- La seconde lit tous les formats mais ne sait décoder que les Dolby et DTS de base. Les autres formats en revanche sont copiés « bit à bit » sur la sortie HDMI (pour faire chic on dit qu’elle les transmet en « bitstream »). Utilisé seul un lecteur de ce type donne donc un son de DVD mais si on lui adjoint un ampli Home Cinéma HD (parmi les modèles populaires il y a les Onkyo TX-SR605 et TX-SR875, et le Yamaha RX-V3800) alors on a une salle de cinoche à la maison.
- La troisième, la plus évoluée sait au choix, lire ces nouveaux formats ou les faire suivre en bitstream sur la sortie HDMI
A lire également
Le lecteur Bluray BD30 chez 01Net
Le site 01Net publie une bonne présentation du nouveau lecteur Blu-ray de Panasonic, le DMP-BD30.
Voici quelques précisions complémentaires à l’excellent boulot de 01 Net :
La première concerne l’électronique. Alors que la quasi-totalité des appareils disponibles, et ce quelle que soit la marque sous laquelle ils sont vendus, reposent sur des microprocesseurs de traitement génériques, en provenance de sous-traitants comme Sigma avec son Sigma SMP8634 ou de Broadcom, plus connu pour ses puces destinées aux routeurs, le BD30 lui, utilise un microprocesseur de traitement du son et de l’image développé spécifiquement.
Ce dernier point n’est pas anodin parce que par ailleurs, Panasonic encode les films (Pirates des Caraïbes par exemple est encodé pour le Blu Ray par le PHL (Panasonic Hollywood Laboratory). Cet atelier installé depuis 2001 dans les anciens locaux d’Universal travaille pour les compagnies de cinéma et permet à Panasonic d’être bien placé pour concevoir des microprocesseurs de décodage aux petits oignons pour ses platines (c’est une des raisons d’être de PHL).
La seconde concerne le son. Le son c’est sans doute ce dont on parle le moins et sans doute (c’est un avis personnel, pas une information) ce qui est le plus important dans la vague haute définition. Le plus important est peut-être excessif, disons d’une importance largement égale à celle de l’image. Le Blu Ray peut utiliser, outre les format audio classiques du DVD, des formats HD compressés sans perte (lossless) comme le Dolby TrueHD, le DTS HD HR et le DTS-HD Master Audio.
Le BD30 est un des rares appareils du moment (et le seul dans sa gamme de prix) à permettre la transmission en « stream » de ces formats. Concrètement, cela signifie que le BD30 est capable de faire passer à un ampli « home cinéma » les flux sonores issus de piste encodées dans un de ces formats.
Les fans de « home cinéma » disposant d’une installation audio capable de traiter et restituer ces formats disposent désormais d’une platine Bluray qui leur permettra de profiter de leur installation. Les autres retombent dans le cas classique et recevront sur leur téléviseur le meilleur du son disponible dans ce cas.
Je reviendrais en détail sur cette histoire d’audio, très, trop, compliquée (et c’est dommage parce que c’est un aspect important).
Le forum AVS propose un récapitulatif remis à jour régulièrement des caractéristiques sonores des platines :
A lire également
Le Blu-ray l’emporte.. enfin
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD
- A la découverte du xvYCC
- A la découverte du « Deep Color »
- Le Blu-ray l’emporte.. enfin
- A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
C’est officiel, Toshiba jette l’éponge pour le HD-DVD, le successeur du DVD est donc, le Blu-ray.
Cela dit, dans un monde de l’électronique grand public ou tout va très vite il serait mal venu de sourire des mésaventures de Toshiba qui a très bien joué son coup, n’a pas gagné mais il s’en est fallu d’assez peu au fonda, et ça, c’est la vie.
Il est plus intéressant de noter qu’encore une fois Microsoft échoue en essayant d’imposer quelque chose au-delà de son pré carré informatique.
En fond il est heureux que cette rixe qui a totalement brouillé la succession du DVD s’arrête enfin. Je parle de succession du DVD parce qu’au-delà de l’emphase marketing c’est au fond de ça qu’il s’agit, de tout ça, rien que de ça.
Les lecteurs Blu-ray sont d’excellents lecteurs DVD avec pour les modèles Panasonic (pub oui, mais vérifiable) des processeurs dédiés à « l’upscaling »b vraiment excellents et généralement supérieurs à ce que l’on trouvait sur les lecteurs de DVD classiques.
Ces appareils peuvent lire « aussi » des disques Blu-ray, pas uniquement. Je ne suis pas certain que la mousse qui a été faite autour de la HD ait rendu la chose bien compréhensible.
Puisque je parle de processeurs, l’image diffusée par un lecteur Blu Ray est fortement compressée sur le disque est traitée lors de sa diffusion. Concrètement cela signifie que tous les lecteurs ne sont pas ni identiques ni équivalents, et ce, surtout en ce qui concerne la qualité d’image (ou de son) fournie.
Pour le reste, ces lecteurs vont connaitre un certain nombre d’évolutions. Comme on m’a récemment posé la question, je résume la chose :
- La norme Blu Ray est évolutive. Chaque étape de la spécification Blu Ray s’appelle un « profile ».
- Les appareils conformes au « profile 1.0 » étaient des lecteurs simples (chez Panasonic cela correspond au lecteur BD10).
- Le cran suivant s’appelle « profile 1.1 » ou « Final Standard Profile 1.1 ». Le tout nouveau lecteur DMR-BD30 (il sort le mois prochain pour 500 euros avec deux films) est conforme à cette version de la spécification (c’est un des premiers).
La différence est que les appareils conformes à cette version de la spécification doivent avoir un peu de mémoire interne, et surtout, être capables de mettre en œuvre le PiP (Picture in Picture) c’est-à-dire d’afficher une image à l’intérieur de la fenêtre d’affichage principale.
En gros cela permet d’afficher des commentaires du réalisateur en incrustation d’un film ou des choses du genre.
Naturellement, si l’appareil est « capable » de le lire, il faut que le disque Blu Ray du film ait été réalisé avec ces contenus additionnels. - Le cran suivant s’appellera « profile 2.0 » ou « BD Live » il permettra d’afficher en incrustation non plus simplement des contenus qui se trouvent sur le disque en train d‘être lu, mais des contenus qu’il récupèrera sur internet (sur un site dédié mis en œuvre par le distributeur du film). Les appareils conformes à cette spécification seront donc dotés d’un port Ethernet pour être connectés au réseau internet familial.
Ceci étant cette interactivité qui fera les beaux jours des pubs et des argumentaires de vente, c’est quand même juste une mise en scène différente de ce que l’on faisait autrefois (enfin tout à l’heure) avec les bonus des DVD (le BD Live étant plus sophistiqué quand même, puisque le contenu ne se trouve pas sur le disque mais sur internet et donc, peut être mis à jour, enrichi etc…).
Ce qui est en revanche un critère très différenciant, c’est la qualité de l’électronique des lecteurs. Comme je l’ai écrit en début de texte, si tous les lecteurs Blu-ray lisent.. des disques Blu ray (bon ok c’est un peu la moindre des choses), tous pour autant ne sont pas équivalents, en terme de qualité d’image.
Reste la question du Blu-ray comme support de stockage et là c’est clair, il nous faut des graveurs Blu-ray pas chers et de la galette à mettre à l’intérieur du dedans. Ca aussi ça va venir et ce n’est pas un des aspects les plus désagréables du Blu Ray, parce que des disques pour les sauvegardes, contenant 25, 50 Go voire plus.. miam…. y a moyen de faire des trucs avec.
- Au CES 2006 les studios qui en 2007 se sont tournés vers le Blu Ray, annonçaient tous qu’ils allaient adopter le HD-DVD, lequel si cela s’était réalisé aurait sans doute gagné [↩]
- Upscaler (littéralement : faire monter sur l’échelle) consiste à gonfler une source de définition standard et donc en 720×576 pixels, en haute définition [↩]
A lire également
Petite réflexion sur la conception des appareils
PhotographyBay publie l’intéressante histoire de Hiroshi Terada, un inventeur japonais qui a mis au point un système permettant d’envisager une fonction d’enregistrement vidéo sur un reflex.
Terada est part du constat qu’un reflex était incapable de faire de la vidéo pour diverses raisons. La première est liée au miroir. Pour enregistrer de la vidéo un miroir de reflex devrait monter et descendre à une cadence particulièrement irréaliste. Les reflex professionnels les plus rapides atteignent un peu plus de10 images par secondes, pour faire de la vidéo il en faudrait 3 fois plus.
Quand bien même cette question serait résolue, resterait le problème de l’autofocus très différent sur un reflex (ou l’autofocus est pointu est ultra rapide) et sur une camera (ou la mise au point se fait sur un plan sans sauter sans cesse d’un sujet à l’autre, sans parler de la différence de profondeur de champ).
Si la technique vous intéresse, je vous recommande la lecture de cet article.
Je pense pour ma part que Hiroshi Terada prend les choses par le mauvais bout.
Plus le temps passe et moins je crois que le reflex a du sens dans un contexte numérique (hormis sans doute pour ce qui concerne les reflex très haut de gamme destinés aux photographes professionnels, qui doivent concerner un pouillème pour cent d’entre nous).
C’est une déformation très amusante du monde de la photo que de penser et professer que ce qui est bon pour un professionnel l’est naturellement pour tout un chacun. En suivant ce raisonnement, nous devrions tous rouler en camion (les routiers sont des usagers professionnels de la route), nous devrions nous lever à trois ou quatre heures du mat’ pour préparer le petit déjeuner (les boulangers sont des professionnels du croissant) etc etc…
J’avais déjà écrit un petit texte là-dessus l’été dernier plus cela va et moins je suis convaincu de l’intérêt de la visée reflex. Mieux encore, un mois passé avec un proto du Lumix TZ5 m’a renforcé dans cette idée.
Si on par du postulat que le compact est un design plus cohérent dans un contexte numérique, alors la question de la vidéo ne se pose pus.
Le TZ5 n’est pas un reflex, c’est un compact avec un petit capteur, il produit donc des images inférieures à celle d’un reflex, mais c’est bien le seul point sur lequel il marque le pas. Dans tous les autres compartiments de jeu, taille, polyvalence, agrément d’utilisation etc… il est, en usage personnel, largement supérieur.
Le DP-1 que Sigma semble enfin arriver à commercialiser (cela doit faire plus de deux ans qu’on en entend parler) va dans ce sens, dans le bon sens. C’est un compact équipé d’un capteur de reflex et d’un grand-angle.
Il va dans le bon sens, mais ne fait que la moitié du chemin. Un 28mm fixe, c’est bien.. en complément d’un équipement reflex (et là, on tourne en rond).
En revanche, un 28-280mm comme le TZ.. ou disons un 28-100 pour des raisons d’encombrement, en ferait un appareil polyvalent plus simple et plus petit qu’un reflex, et produisant en usage personnel, des images d’une qualité équivalente.
Bref , nous n’y somme pas encore à cet appareil idéal.. mais on y arrive petit à petit. Nous y serons complètement le jour ou les constructeurs se sentiront totalement libérés de l’héritage du film, et des concepts qui avaient du sens avec la bobine 24×26.
Pour le fun puisque j’ai commencé cet article en parlant d’appareil photo et de vidéo, dans la petite vidéo ci-dessous (vilaine..compressée à mort, et d’un intérêt discutable) j’ai tourné les séquences de fin avec le Lumix TZ5, pour le reste j’ai utilisé un caméscope Panasonic SD1.
Match de hand amateur from Luc Saint-Elie on Vimeo.
A lire également
AVCHD du SD9: compatibilité avec VoltaicHD confirmée
Bon ok, c’est une surprise qui n’en est pas vraiment une parce que je suis en contact depuis quelques temps avec les gens de ShedWorx (l’éditeur de Voltaic) pour vérifier que tout se passe bien.
Cela dit, les tests et ajustements sont terminés
Pour rappel Voltaic est une moulinette bien commode qui vaut une demi misère, existe en version Mac et en version PC et mouline les fichiers AVCHD de façon à ce qu’ils soient lisibles par les logiciels de montages ne connaissant pas l’AVCHD mais quand même capables de reconnaitre des formats comme le HDV. Sur Mac c’est la seule solution su votre Mac n’est pas de dernière génération avec un processeur Intel, et sur un PC un peu anémique, c’est un moyen simple de faire du montage avec Windows Movie Maker.
Panasonic HDC-SD9 now supported
Tue, 05/02/2008 - 16:42 — justinWhile it is at least a month away from being released, we have been able to verify VoltaicHD (for PC and Mac) as being able to support the new Panasonic HDC-SD9 AVCHD camera.
The SD9 records in true 1920×1080 resolution (just like its SD3 and SD5 predecessors) but now includes a progressive scan mode called 25p. This is similar to the 25p mode on the Canon HG10, but the SD9 does 25p at full HD resolution of 1920×1080 (The HG10 is a 1440×1080 camera).
We have only tested the PAL version of this camera, which means we have verified the 50i and 25p frame rates. Based on the fact that both PAL and NTSC versions of the HG10 work fine with VoltaicHD, we’re confident that the NTSC frame rates of 60i and 24p will be fine.
A lire également
Pour s’y retrouver dans les formats de télévision

Si vous vous perdez dans les formats classiques, les formats HD (16/9), si anamorphose est pour vous un gros mot, si vous trouvez étrange que la dame de la météo, une vraie pin up lorsqu’elle est en photo dans les magazines ait un physique de petite grosse, courte sur pattes sur votre téléviseur etc… le magazine Stéréo & Image en kiosque en ce moment, publie un article intéressant, pédagogique et documenté sur la question.

A lire également
DNG : Adobe pérénnise nos archives numériques
Adobe vient de faire une annonce à côté de laquelle tout ce qui va se raconter à la Photokina est de la rigolade (je ne plaisante pas).
Pour commencer ils ont mis à jour leur plug in RAW en version 2.3 (c’est un plug in pour Photoshop et Photoshop Eléments)
A télécharger ici.
Attention lors du téléchargement il y a deux options une pour Camera Raw seul et une pour Camera Raw plus le DNG converter (lire ci-dessous). Cette dernière requiert un enregistrement (gratuit).
La version 2,3 de Camera Raw ajoute à la liste déjà longue des appareils reconnus : Canon PowerShot S60, Epson R-D1, Fujifilm FinePix S20 Pro et Nikon Coolpix 5400.. et le DNG (j’y viens).
Par ailleurs, Adobe vient de présenter un format RAW générique qui a vocation à devenir un standard d’archivage.
Ce format s’appelle DNG pour Digital NeGative (non non, il ne s’agit pas des luthiers du 13 ème, cela dit ils sont extra, et pas bégueules, il ont traité ma Strat mexicaine comme si c’était une pièce rare..mais bon, je m’égare) dont les spécifications se trouvent ici :
http://www.adobe.com/products/dng/main.html
Le DNG n’est pas un format de prise de vue mais d’archivage, on photographie en NEF, en CRW etc.. et on converti les fichiers en DNG. La nouvelle version de Camera Raw est fournie avec un petit utilitaire de conversion des fichiers depuis leur format Raw propriétaire vers le format DNG qui lui est censé être pérenne.
Le principe de base est que pour conserver des archives lisibles, les formats propriétaires sont tout sauf une bonne idée. Je glapis ça depuis un certain temps.
L’idée est assez géniale et constitue une façon intelligente de contourner cette histoire de formats propriétaires. Avec le système d’Adobe, toutes les archives numériques sont conservées dans le même format RAW (DNG), qui est ouvert et publié et que tout le monde peut reprendre, et donc même en cas de disparition du soft censé lire ces fichiers Raw propriétaires d’origine, les archives DNG restent utilisables.
Je n’ai pas encore essayé mais j’y cours….
Bravo Adobe en attendant
A lire également
Libérez les formats
Michael Reichmann de l’excellent site Luninous Landscape publie une lettre ouverte aux fabricants de reflex numériques en les enjoignant d’inclure un affichage d’histogramme sur leurs appareils. La tendance étant d’oublier ce très intéressant système.
A titre personnel si je devais écrire une lettre ouverte aux fabricants, ce serait pour la publication systématique des détails de leurs fichiers RAW.
La photo est à priori une activité pérenne, les photos que l’on prend aujourd’hui doivent pouvoir être visibles dans 10, 20, 50 ans voire plus.
La question ne se pose pas en argentique, j’ai bien peur qu’elle se pose rapidement en numérique.
La logique du stockage/archivage de photos est d’utiliser le format RAW car c’est le seul à contenir la prise de vue initiale (les JPEG fournis par les appareils sont retravaillés par l’électronique du boîtier), or aujourd’hui ces formats RAW sont tous plus ou moins propriétaires et s’il est possible de les traiter c’est souvent grâce à l’intervention de quelques individus particulièrement géniaux, passionnés et/ou dévoués comme Dave Coffin et sa libraire en C cdraw.c qui est utilisée à peu près par tout le monde.
Qu’en serait-il dans 50 ans ????
Il me paraît indispensable si le numérique veut devenir adulte que les fabricants publient à chaque fois qu’ils sortent un nouveau format RAW, les spécifications de ce format, une vraie documentation plus un librairie écrite dans un langage qui a de bonnes chances de traverser les années (le C est bien pour ça) qui permette de donner une piste de départ pour le décodage de ces fichiers, le tout étant géré par une association indépendante des dits fabricants.
Dans le même ordre d’idées, Dave Coffin recommande de photographier une zone blanche pour accompagner toutes les séries de photos importantes à stocker si on veut conserver un espoir de pouvoir les décoder correctement dans une vingtaine d’années.
Dans l’état actuel, rien ne garantit que les images faites aujourd’hui soient lisibles dans quelques années.. ça file des frissons non ?
