Pioneer se retirerait de la fabrication d’écrans plasma
Pioneer, un des acteurs de premier plan des téléviseurs plasma (avec sa gamme Kouros) pourrait annoncer le 7 l’arrêt de la fabrication de dalles plasma. La gamme Pioneer continuerait, les dalles étant acquises auprès de Panasonic.
- Le communiqué (en PDF et en japonnais)
A lire également (en anglais)
A lire également
A la découverte du « Deep Color »
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD
- A la découverte du xvYCC
- A la découverte du « Deep Color »
- Le Blu-ray l’emporte.. enfin
- A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
Note: ce texte est en cours de rédaction
L’arrivée de la haute définition s’accompagne du développement de technologies destinées à fournir non seulement des images plus grandes (c’est ce en quoi consiste la haute définition) mais également des images plus riches en couleurs.
En pratique pour l’instant, il existe deux méthodes pour améliorer la qualité des couleurs affichées sur l’écran (en fait leur nombre, pas leur qualité) :
- La première de ces techniques consiste à utiliser la totalité de ce dont est capable le traditionnel encodage sur 8 bits par couleur. C’est la spécification x.v.YCC (à lire ici)
- La seconde consiste à pousser le raisonnement un cran plus loin et à augmenter le nombre de bits servant à décrire chaque couleur, c’est ce qu’on appelle Deep Color.
Dans les deux cas, cela ne fonctionne que si la source est bien conforme à une de ces deux nouvelles spécifications (en pratique donc, pas de transmission TV pour l’instant).
Ok, je sais c’est un peu compliqué, donc revenons sur cette histoire de RVB
La télévision utilise ce que l’on appelle la « synthèse additive », c’est-à-dire qu’une couleur est créé en additionnant des couleurs de base. Au repos la télévision affiche du noir, le système d’affichage (qu’il s’agisse de Plasma ou de LCD) va générer les couleurs en additionnant en part variable de la lumière verte, rouge et bleue.
Pour des raisons historiques chacune des trois couleurs est stockées sur 8 bits, ce qui représente 255 paliers possibles pour chaque couleur.
A ce moment de la manœuvre vous avez deux options :
- Me croire sur parole lorsque je vous dis que 8 bits cela autorise 255 paliers par couleur (options raisonnable)
- Ne pas me croire et apprendre à compter en binaire (option masochiste).
Si vous avez choisi la seconde option, en version courte, un octet est la représentation de 8 bits qui peuvent chacun prendre 2 états : 0 ou 1.
En langage binaire cela va donc de 00000000 à 11111111.
Cela donne donc 2^8=256 états et les nombres chiffrables de cette façon vont de 0 à 255.
Si les calculs binaires vous intéressent, jetez un œil ici :
Des bits et des couleurs
Note : il n’y a ni contrepèterie ni grossièreté dans le sous-titre, mais cette histoire de codage des couleurs est importante, donc revenons dessus un instant.
En mode RVB (il y en a d’autres) les couleurs se définissent par l’association en part variable de trois couleurs, le Rouge, le Vert et le Bleu.
Pour avoir une idée de ce que produisent les différentes combinaisons, le plus simple est de jeter un œil dans un logiciel de retouche d’image.
Les photos JPEG issues de votre appareil photo ou les images diffusées par votre téléviseur, ont des couleur codées en 8 bits par couleura. Ces 8 bits permettent d’avoir 255 paliers pour chaque couleur.
Petite digression photographique : il est possible avec les appareils sophistiqués, d’enregistrer les fichiers au format dit « raw », c’est-à-dire d’enregistrer les informations brutes en provenance du capteur.
Dans ce cas on doit « développer » ensuite ces informations dans un logiciel dédié qui va générer une image dans un format utilisable (JPEG par exemple).
Cette façon de faire permet de corriger les éventuels défauts de l’image de façon bien plus souple et moins destructrice qu’un travail direct sur le JPEG.
Pourquoi ? Parce que les capteurs d’appareils photo enregistrent les fichiers en codant les couleurs sur 12 bits voire 14 bitsb. C’est-à-dire qu’ils enregistrent des informations nettement plus fines et plus complètes que ce que peut contenir le JPEG qu’on génèrera au final, et qui lui code chaque couleur sur 8 Bits.
Les logiciels de traitement de fichiers raw peuvent travailler en 16 bits par couleur voire plus.c :
Conséquence, en opérant toutes les modifications des fichiers alors qu’il est en 12 bits, on ne détruit que peu d’information et on a de meilleure probabilités d’obtenir un fichier JPEG (8 bits) propre. Alors que si l’on travaille directement sur le JPEG, toute modification du fichier détruit de fait un peu l’image.
Et pour obtenir encore plus de couleurs ?
Pour obtenir plus de couleurs, une fois qu’on a mis en place le nouvel espace colorimétrique x.v.YCC, il ne reste plus qu’une solution : coder chaque couleur sur plus de 8 bits, exemple 10 bits, 12 bits, 16 bits, (attention aux chiffres, comme il y a trois couleurs vous pourrez lire ça et là « un codage sur 30, 36 voire 48 bits » ce qui réfère bien à 10,12 ou 16 bits par couleur x 3, puisqu’il y a 3 couleurs : Rouge , Vert et Bleu).
L’augmentation du nombre de bits consacrés à coder chacune des trois couleurs de base augmente rapidement le nombre de gradations possibles pour chaque couleur :
- Avec 8 bit par couleur, comme nous l’avons vu il y a 2 puissance 8 soit 255 paliers
- Avec 10 bits par couleur il y a 2 puissance 10 soit 1024 paliers
- Avec 12 bis par couleur il y a 2 puissance 12 soit 4096 paliers
- Avec 16 bits par couleur il y a 2 puissance 16 soit 65636 paliers etc etc…
Le codage sur 8 bits par couleur (donc 24 bits au total) permet d’afficher 16,7 millions de couleurs, ce qui peu ou prou correspond à ce que l’œil humain peut distinguer.
Avec les codages étendus, on peut atteindre le milliard de couleurs, soit une palette plus large que ce que l’œil humain peut distinguer.
Quel rapport avec HDMI 1.3 ???
A chaque fois que vous lirez quelque chose sur la norme HDMI, vous tomberez à un moment ou à un autre sur une phrase du type « HDMI 1.3 permet d’utiliser Deep Color ».
Quel rapport entre ces deux éléments qui à priori n’ont rien à voir et ne sont pas de même nature, puisqu’on a d’un côté un cordon (le HDMI c’est la Péritel de la HD) et de l’autre, une extension du moyen de représenter les couleurs en valeurs binaires ????
C’est simple, basique purement mathématique voire logique : plus on augmente le nombre de bits consacré à chaque couleur, plus on augmente la quantité d’informations qui transite par les tuyaux.
Les tuyaux traditionnels étaient dimensionnés pour faire transiter des flux vidéo avec des images codées en 8 bits. Pour pouvoir véhiculer la masse d’information correspondant à un flux vidéo codé en 10 12 ou 16 bits il faut des tuyaux plus gros.
HDMI version 1.3, défini précisément une connexion permettant d’acheminer la quantité de données correspondant à ce plus gros flux, d’où l’association systématique entre HDMI 1.3 (qui est un système de raccordement des divers éléments de la chaine HD) et Deep Color (qui est un système de codage étendu des couleurs de la vidéo).
Mais bon HDMI ne fait pas que ça, on verra ça une prochaine fois.
Euh mais comment ça se passe au niveau de l’écran lui-même ?
Les dallesd sont capables d’afficher en 8 voire 10 bits. Le traitement du signal est possible sur des valeurs de codage très élevées, mais au final l’affichage est ramené à… ce qui est effectivement visible par l’œil.
Mais alors à quoi sert cette débauche de couleurs si in fine on en revient à 8 ou 10 bits ?
L’affichage des téléviseurs HD est piloté par un microprocesseur (VReal 2 et 3 dans le cas des téléviseurs Viera de Panasonic). Ce micro processeur gère une foule de choses et notamment la gestion de couleurs. Travaillant avec une palette de couleurs nettement plus large que celle qui sera effectivement affichée, il peut a tout moment sélectionner la teinte la plus adaptée.
Ceci étant, le deep color est avant tout une technologie qui prépare le futur. Pour l’instant la grande majorité des sources est codée en 8 bits, mais demain ?
Un exemple, le format HD Photo que Microsoft tente de faire normaliser et de promouvoir en tant que remplaçant du JPEG (ce n’est pas gagné, le JPEG a jusque là enterré tous ses potentiels remplaçants, confer le triste sort, qu’à connu le JPEG2000) peut gérer bien plus de 8 bits par couleur.

- Même si vous avez opté ci-dessus pour l’option 1 et donc, avez fait l’impasse sur le cours de maths, vous conviendrez que 3 couleurs codées chacune sur 8 bits, cela fait au total une image codée sur : 3×8 = 24 bits [↩]
- Petite précision pour calmer l’éventuel émoi des puristes : en photo ce ne sont pas des “couleurs” qui sont codées mais de stricts niveaux de luminosité puisqu’un capteur photo fonctionne en noir et blanc. Les couleurs sont générées par la suite lors précisément du traitement du fichier raw. [↩]
- Dans ce cas comme le fichier raw original n’en contient que 12 ou 14, le logiciel complète avec des zéros [↩]
- La « dalle » est le composant qui gère l’affichage, c’est l’écran lui même [↩]
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A la découverte du xvYCC
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD
Les derniers téléviseurs HD et la toute dernière génération de caméscopes HD utilisent (ou plus exactement peuvent utiliser) un système de restitution des couleurs appelé x.v.YCC (ou Digital Cinema Color chez Panasonica et x.v.Colour chez Sony).
Cette façon de gérer les couleurs promet des images avec des couleurs plus riches, plus réalistes que les systèmes antérieurs.
De quoi s’agit –il au juste ??
Pour comprendre les choses il faut faire un petit retour en arrière.
Tous les systèmes de capture ou de restitution d’image en couleurs ont des limitations, ils ne peuvent capturer ou restituer qu’une palette bien définie de couleurs.
La télévision reproduit toutes les couleurs (ou presque..) en utilisant le Rouge, le Vert et le Bleu. En associant en parts variables ces trois couleurs, l’écran peut reproduire les teintes que reconnait notre œil (du Rouge + du Bleu vont donner du magenta, du Rouge + du Vert vont donner du Jaune, du Bleu + du Vert vont donner du cyan etc…).
En variant l’intensité de chaque couleur on varie la tonalité obtenue.
Plus il y a de paliers disponibles pour chaque couleur, plus l’écran de TV est capable de restituer un grand nombre de variations (si le Bleu, le Vert et le Rouge n’ont que disons.. trois niveaux d’intensité, les combinaisons possibles seraient bien moins importantes que s’il en avaient 255.
Plus il y a de gradations donc plus l’écran est susceptible de reproduire des couleurs réalistes.
Hélas, la gamme des couleurs qui peuvent être reproduite n’est pas infinie, elle est limitée par l’espace colorimétrique.
L’espace quoi ?
Un Vert, ça ressemble à quoi ? Si vous posez la question à dix personnes vous allez avoir dix réponses différentes, si vous la posez à 100 personnes vous aurez 100 réponses différentes etc.
La couleur est quelque chose d’éminemment subjectif.. sauf que, dans un contexte de TV il faut au contraire que cette couleur soit quelque chose de précis.
Lorsque votre téléviseur reçoit un signal de « rose chair », il faut qu’il reproduise bien un « rose chair » et pas un rouge clair ou un rose bonbon.
Bref, les couleurs doivent être standardisées.
Une fois standardisées, un rouge est un rouge (et le même rouge pour tout le monde. Un vert est un vert (et le même vert) pour tout le monde etc…
Un organisme est chargé de définir des standards en matière de colorimétrie, c’est la Commission Internationale de l’Eclairage ou CIE.
En 1990 une spécification a défini ce à quoi correspondent un rouge, un vert et un bleu dans un contexte de TV haute définition.b.
Concrètement, ces valeurs sont représentées par des points sur des graphiques.
Ensuite, pour vérifier que des péeiphériques (par exemple un appareil photo et une imprimante, ou encore une chaine diffusant des images TV et un téléviseur) sont bien capable de restituer la même étendue de tons, ont été définis des “espaces colorimétriques”.
Rien ne sert en effet que la chaine X diffuse des images avec une finesse de couleur inouïe si les téléviseurs sont incapables de les restituer, ou que votre appareil photo soit capable d’enregistrer une infinie subtilité de tons si votre imprimante est incapable de les rendre à l’impression. Pire encore, imaginez que votre écran soit bien capable de restituer l’étendue des tons enregistrés par votre appareil photo mais que votre imprimante elle n’en soit pas capable.. toute retouche devient impossible.
A minima il faut qu’il vous soit possible de vérifier si les couleurs enregistrées par votre appareil seront bien toutes rendues par l’imprimante (certains logiciels comme Photoshop permettent de vérifier ça).
Pour vérifier la concordance des couleurs produites par l’un et restituée par l’autre, on a défini des “espaces colorimétriques”
Il y a donc deux niveaux de standardisation des couleurs :
- le premier est leur définition officielle au regard de la CIE (un “rouge” a telle valeur exacte)
- le second est l’étendue des couleurs qu’est capable de manipuler un périphérique (c’est donc ce qu’on appelle l’espace colorimérique).
L’illustration ci-dessous représente divers « espace colorimétriques ».

Le sRGB est l’espace utilisé par les imprimantes. Concrètement donc cela veut dire qu’une imprimante ne peut pas reproduire une couleur qui se trouve en dehors de l’espace sRGB.
Comme on le voit l’espace sRGB est moins étendu que le Adobe RGB. Pour cette raison, les compacts encodent les couleurs des photos qu’ils prennent en plaçant les valeurs dans l’espace sRGB.
Donc si vous regardez une image sur votre PC, votre téléviseur, ou encore si vous l’imprimez, vous obtiendrez en théorie les mêmes couleurs que celles qu’a enregistré le Lumixc.
Certains appareils proposent d’enregistrer les photos dans des espaces plus larges (AdobeRGB notamment) mais cela n’est utilisable que si la photo doit ensuite être retouchée. Dès qu’elle sera imprimée les valeurs seront de faits limitées à l’espace sRGB.
Mais bon on s’écarte de la télé ;
En 1990 donc un espace colorimétrique a été défini pour la TV HD. C’est indispensable pour que tout le monde soit calé sur les mêmes couleurs et que le héros de votre série préférée ait bien toujours le même teint délicieusement hâlé (lequel teint peut être ruiné par un mauvais réglage ou une mauvaise qualité d’affichage du téléviseur).
Comme le rôle de l’espace colorimétrique est de définir les couleurs qui peuvent être reproduites, toutes les couleurs ne peuvent pas l’être. De toutes façons dans un mode de représentation RGB, certaines couleurs ne peuvent pas être reproduites (c’est le cas des fluos par exemple).
Les images RGB utilisées en vidéo sont codées sur 8 bits (soit 255 niveaux) mais seules les valeurs qui vont de 16 à 235 sont utilisées. Les autres étaient destinées à véhiculer des informations techniques sur le signal dans le cadre des TV analogiques.
Avec la télévision numérique, on a plus besoin de ces info techniques et donc les valeurs de 1 à 15 (et de 235 à 255) sont utilisables.
C’est là qu’intervient ce xvYCC dit également Extended Gamut YCC.
Il s’agit d’un espace colorimétrique qui recouvre la totalité des couleurs qu’il est possible de créer en utilisant 255 paliers de Rouge de Vert et de Bleu. Il décrit de fait 1,8 fois plus de couleur que l’espace colorimétrique réduit utilisé traditionnellement par la télévision (puisque comme on vient de le voir sur les 255 bits de codage disponibles, un certains nombre avaient été réquisitionnés pour véhiculer des infos sur le signal transmis).
En pratique donc, et contrairement à la présentation un rien emphatique qu’en font les constructeurs (moi compris), le x.v.YCC n’est ni une technologie miracle, ni une extension magique du très classique RGB, mais plus simplement l’utilisation de ses possibilités à 100% alors que la télé analogique n’en utilisait qu’une assez petite partie.
Le futur caméscope Panasonic SD9 qui enregistre en 1920×1080p sur une carte SD (sortie prévue en mars) filme en xvYCC, et donc enregistre beaucoup plus de couleurs qu’un caméscope HD classique.
Mais alors, comment les choses se passent-elles si on branche ce caméscope sur un téléviseur HD classique, ne travaillant pas en xvYCC ?
Pour rester compatible avec l’enregistrement classique des couleurs, le xvYCC utilise la même façon pour représenter les Rouges, Verts et Bleus.
L’espace supplémentaire disponible pour stocker des valeurs numériques est utilisé pour représenter les Verts profonds, Bleus profonds et Rouges profonds ainsi que les couleurs intermédiaires qui étaient en dehors des limites enregistrables en YCC habituel.
Résultat, si la chaine est totalement compatible avec le xvYCC (caméscope et Téléviseur par exemple) l’affichage produit des couleurs beaucoup plus riches, si un des éléments ne l’est pas, l’affichage produit les couleurs habituelles.
Pour l’instant ce nouveau mode d’enregistrement des couleurs ne concerne que les caméscopes, la diffusion TV utilise toujours le système classique.
- Ce n’est pas tout à fait exact, Panasonic ajoute au x.v.YCC un léger décalage de la colorimétrie pour un rendu moins “vidéo” plus proche de ce que donne le cinéma, mais on peut en gros considérer pour la clarté de l’explication que Digital Cinema Color est l’équivalent de X.V.YCC [↩]
- Si vous aimez les choses compliquées la spécification porte la référence ITU-R BT.709, [↩]
- « en théorie » car cela suppose que chacun des éléments soit correctement réglé et traite de manière comparable le signal qu’il reçoit, dans la vraie vie c’est rarement le cas, et c’est la raison pour laquelle les photographes pointilleux calibrent leur écran et leur imprimante, pour s’assurer qu’un rouge donné va bien être rendu de façon identique à l’affichage et à l’impression. [↩]
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Gérer le courrier électronique sur un iPhone
La taille de la mémoire de l’iPhone (8Go) est relativement faible eu égard à ses capacités. En comparaison un iPod Classique commence à 80Go (10 fois plus) pour atteindre 160 Go sur les plus gros modèles, or l’iPhone outre ses fonctions d’iPod vidéo bien fichu peut servir de petit terminal portable d’accès à Internet (c’est d’ailleurs ce qu’il fait le mieux).
Le mode classique de configuration d’un accès email est dit POP (Post Office Protocol). Comme son nom l’indique, le POP consiste à aller chercher le courrier au bureau de poste.. oops, au serveur de courrier, et de le rapatrier à la maison. Problème ce courrier peut représenter du volume, surtout s’il y a des pièces jointes.
Lorsque l’on connecte l’iPhone à iTiunes, la place tenue par l’email figure dans la rubrique Autres (ce qu’il m’a fallu un peu de temps à comprendre).
Pour donner une idée, configuré en POP, l’email occupe rapidement 2,5 Go sur les 8 que propose mon iPhone (il est vrai que j’utilise l’email très intensivement).
Il existe un autre protocole de courrier, IMAP (Internet Message Access Protocol) qui lui permet d’aller lire le courrier sur le serveur sans le rapatrier. Ce protocole IMAP est donc tout à fait adapté aux terminaux avec peu de mémoire.
L’IMAP a tout son sens dans le cadre d’une connexion forfaitaire comme celle d’Orange (avec un forfait data non illimité il vaut mieux faire du POP, tout récupérer puis lire les messages une fois déconnecté).
Le client mail de l’iPhone ne possède pas de filtre antispam, ce qui peut être très gênant (euphémisme) si, comme c’est mon cas, votre adresse de courrier électronique est abondamment polluée par des pubs indésirables (autre euphémisme).
Le service de mail de Google, Gmail, propose une solution élégante. D’un côté Gmail est capable d’aller relever le courrier d’autres boites à lettres, de l’autre le filtre antispam de Gmail est d’une efficacité épatante. La solution que j’utilise consiste donc à utiliser Gmail comme concentrateur de tous mes comptes emails et de les lui faire filtrer.
Si comme moi vous utilisez le serveur de courrier de Google (gmail) parce qu’il est plein de qualités, vous allez avoir le plaisir de découvrir que lorsque vous allez à la rubrique de configuration du courrier sur l’iPhone, une préconfiguration pour Gmail est proposée.
Surtout, ne l’utilisez pas !!!
Elle configure un accès en POP à votre compte Gmail, pour les raisons que je viens d’évoquer c’est précisément ce que vous ne voulez pas faire.
Heureusement, Gmail propose un accès IMAP et comme pour l’accès POP (l’accès POP permet de récupérer votre courrier email depuis votre logiciel de courrier habituel au lieu de le consulter en ligne en se connectant à Gmail.com) il faut l’activer.
Donc comme pour l’accès POP, il faut vous lancer votre navigateur web et vous connecter à gmail.com avec votre login (l’adresse email) et votre mot de passe.
Comme pour activer l’accès POP, dans Gmail en haut à droite vous cliquez sur paramètres ce qui donne accès à la zone de configuration.
Cette zone de configuration a 5 onglets :
Général, Comptes, Libellés, Filtres, Transfert et POP/IMAP, Chat , Extraits du Web
Il faut cliquer sur l’onglet Transfert et POP/IMAP et en base de la fenêtre (c’est le dernier réglage possible) activer si ce n’est pas déjà fait l’accès IMAP.
De quoi ? vous ne voyez pas Transfert et POP/IMAP mais Transfert et POP ?
C’est normal, y a un bug.
Revenez à l’onglet Général et passez la langue en Anglais US, validez (en bas).. oh miracle Transfert et POP/IMAP s’affiche ! Il a été oublié dans la version française.
Donc, vérifiez que l’accès IMAP est bien activé, validez, revenez à Général, re sélectionnez le français, vous pouvez quitter votre navigateur Web.
Sur l’iPhone touchez le bouton Réglages, descendez à la rubrique courrier, puis en bas « ajoutez un compte ».
Dans la fenêtre suivante, ne sélectionnez pas Gmail, mais Autre.
Par défaut le réglage de nouveau compte est en IMAP donc ne changez rien et renseignez les champs comme suit :
Nom : votre Nom (ou celui que vous voulez voir apparaître sur vos emails)
Adresse : bidule@gmail.com
Mot de passe :.. vous voyez..
Serveur de réception
Nom d’hôte : imap.gmail.com
Nom d’utilisateur : bidule@gmail.com
Mot de passe : vous voyez toujours
Serveur d’envoi
Nom d’hôte : smtp.gmail.com
Nom d’utilisateur : bidule@gmail.com
Mot de passe : vous voyez encore…
Validez…. C’est terminé
Un des avantages de l’IMAP c’est que l’on peut gérer les boîtes à lettres , ou plus exactement les messages dans les boîtes. Le client de courrier de l’iPhone ne propose pas de menu dédié à Gmail, mais en IMAP on peut déplacer un message (par exemple pour le mettre dans le SPAM ou vice versa) en utilisant la petite icône de boîte à lettres en base de l’écran (la deuxième en partant de la gauche, juste avant l’icône de la poubelle).
Mémoire avec le mail configuré en POP
Mémoire avec le mail configuré en IMAP
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À propos du Tomtom One (Europe)
J’utilise un GPS TomTom One depuis l’été 2007. Il s’agit de la deuxième génération de TomTom One équipée d’un lecteur de cartes SD. Ce lecteur hérité de la version précedente ne sert pas, tout étant enregistré dans la mémoire de l’appareil. Il utilise une puce GPS Global Hallocate.
Lorsque je l’ai acheté il était équipé du logiciel interne TomTom en version 6, depuis il a été mis à jour en version 7. La cartographie est de NavTeq et date de 2006. Une mise à jour payante en cartographie TeleAtlas plus récente est disponible, mais je ne l’ai pas mis à jour.
Le contexte : je roule beaucoup en voiture, le GPS nous a servi tout d’abord pour les vacances (5000 km pour aller en Écosse et en faire le tour) et depuis il sert pour des trajets dans Paris intra-muros plus quelques trajets routiers classiques.
En résumé le Tomtom One est un petit GPS simple, voire simpliste. Son niveau fonctionnel est réduit au strict minimum et ses performances n’ont rien d’extraordinaire.
Une grande partie de son intérêt tient à ses possibilités d’extension, lesquelles reposent sur son excellente gestion des POI (Points Of Interest). Du coup, si sorti de sa boîte, le One est un GPS réduit à sa plus simple expression, une fois chargé des POI qui vous concernent il peut rendre de nombreux services.
Sa sensibilité est très bonne, mais son microprocesseur est trop lent dans de nombreux cas, notamment les ronds-points. Enfin, le logiciel même dans sa dernière version (7) est affligé de bugs ou de manques, parfois pénibles.
Pour ceux qui circulent fréquemment sur de longues distances, le fait que la cartographie soit placée en mémoire, et donc ne requiert pas de changement de carte mémoire, est une caractéristique intéressante.
Exceptionnel
- Rien
Très bien
- Le logiciel de gestion de l’appareil depuis l’ordinateur, TomTom Home, existe en version Mac et Windows
- Le logiciel interne du GPS est extensible, il peut notamment recevoir des POI (Point Of Interest) qui permettent d’étendre énormément les possibilités de l’appareil.
- La commande se fait directement sur l’écran, tactile, et l’ergonomie est très bonne. l’accès aux fonctions est direct (pas de multiples validations des choix)
- Bases radar gratuites très largement disponibles, base radar TomTom payante pas très chère (29 euros par an), mais dont la mise à jour comporte des bugs (voir plus bas).
- Installation des POI très simple
- Possibilité de personnaliser les POI (Icône, voix..)
- La cartographie étant enregistrée dans la mémoire de l’appareil, le One fait vraiment du « porte à porte » en Europe. Avec d’autres GPS, la cartographie est distribuée sur deux cartes SD ce qui oblige à jongler avec les cartes lorsqu’on change de zone (voire fait courir le risque de les égarer).
- Lorsque l’on décide de ne pas suivre ses indications (ou après que l’on ait été trompé par sa lenteur de réaction, voire ci-dessous à propos des ronds-points) le recalcul du nouvel itinéraire est très rapide
Moyen
- Prise USB (elle sert à l’alimentation) assez fragile, alors que l’appareil est destiné à être branché et débranché en permanence.
Médiocre
- Autonomie de deux heures seulement
- Sensibilité en ville où le GPS perd très facilement la localisation
- Très lent sur les ronds-points (l’affichage est toujours en retard sur la voiture même à très basse vitesse), ce qui le rend pratiquement inutilisable dès qu’un rond point se présente.
- Nombre d’adresses (« Favoris » dans le langage Tomtom) pouvant être enregistrées très (trop) faible
- En 2007 la moindre des choses serait que le GPS puisse être synchronisable avec le carnet d’adresse d’un téléphone ou d’un ordinateur. Ça n’est pas le cas il faut saisir les adresses manuellement.
- Fréquentes erreurs lors des mises à jour depuis Tomtom Home [voir les captures d’écran ici et là]
Pire encore
- Donne parfois des informations contradictoires, ce qui dans des cas extrêmes est à la limite du dangereux (la voix indique de tourner à gauche et la flèche sur l’écran pointe à droite). Dans l’exemple photographié ici, sur la carte le GPS indique de tourner à gauche tandis que la voix et la flèche de direction indiquent de tourner à droite.
- Support avec ventouse de pare-brise indigne, et surtout inutilisable (les économies de bout de chandelle ont des limites…)
- Le logiciel interne comporte des bugs (ou des manques) qui peuvent être bloquants. Par exemple on peut enregistrer l’adresse de l’endroit ou l’on se trouve, c’est pratique pour revenir à un endroit dont on ne connaît pas l’adresse exacte, ou plus simplement pour éviter de la saisir manuellement. Problème, si on exécute l’opération en dehors d’une route (par exemple sur un grand parking), le GPS ne peut pas se raccrocher à la route la plus proche et est incapable d’utiliser l’adresse enregistrée.
Par ailleurs
- Cartographie en mémoire :
Ce point n’est pas anodin. Beaucoup de GPS disposent de lecteurs de carte mémoire au format SD d’assez ancienne génération qui ne peuvent lire que des cartes de 1Go, or la cartographie Europe représente 2 GO de données. Conséquence, avec nombre de GPS, on a certes accès en théorie à une cartographie complète de l’Europe, mais en pratique, il faut jongler avec les cartes mémoires en cours de route, ce qui est vite fastidieux, sans parler du risque de perdre les cartes mémoire.
Le TomTom One Europe possède bien un lecteur de carte SD, mais en pratique, il ne sert pas. - Fixation
La fixation livrée avec l’appareil frise le scandaleux. Le pourquoi nécessite un brin de contexte.
Depuis que les autoradios sont intégrés aux tableaux de bord, l’intérêt des voleurs s’est reporté sur les GPS. Le vol de GPS est facilité par un petit détail simple : la fixation. Un GPS de voiture tien en place grâce à un support qui est ventousé sur le pare-brise. Les premiers jours, tout fier de son nouveau joujou, l’heureux possesseur du gadget à la mode l’emmène avec lui, mais très rapidement cela devient fastidieux et au bout de quelques jours, le GPS trouve logiquement sa place sous le siège avant lorsque la voiture est garée. Les voleurs le savent très bien. Conclusion, lorsqu’un support de GPS est présent sur une voiture en stationnement, il y a de fortes probabilités pour que le GPS soit sous le siège. Conséquence de cette conclusion, on ne peut plus aujourd’hui laisser le support à ventouse à demeure, il faut le démonter lorsqu’on quitte la voiture. C’est pénible, mais c’est comme ça.
C’est pénible avec les ventouses classiques, qui comportent une sorte de petite pompe à vide rudimentaire (on assure la fixation en tirant une petite manette), mais c’est bien pire pénible avec le TomTom.
La ventouse fournie est une véritable horreur, c’est un bout de plastique base de gamme qui a toutes les peines du monde à se ventouser à un pare brise, quant à ce qui est de le démonter régulièrement, là on touche à la science-fiction.Le Tomtom One est certes vendu pas très cher, mais pas au point d’être fourni avec ce bout de plastique inutilisable en guise de fixation..
Bref pour en finir avec cette histoire de ventouse, je l’ai utilisée comme une sorte de pied, l’appareil étant posé sur le tableau de bord (et donc pas fixé de manière rigide) et cela a très bien fonctionné. En cas de gros freinage, on se retrouve cependant avec l’appareil sur les genoux….
A lire également
Le Spyder3Elite, un nouveau calibrateur d’écran de compet’
La gamme des calibrateurs d’écran ColorVision change de nom, elle sera désormais diffusée sous le nom de DataColor (seul le nom change), et par la même occasion s’enrichit d’un modèle haut de gamme (250 euros) le Spyder 3 Elite.
La présentation a eu lieu en Suisse (DataColor/Colorvision appartient à un groupe hèlvète) et elle a constitué l’occasion de discuter avec quelques spécialistes des questions de calibration… et également de mettre des visages sur les noms qui ornent les bouquins de votre bibliothèque.
Je vous ai également mis en téléchargement un doc de DataColor pas mal fait du tout (c’est un PDF):
Présentation du Sypder 3 from Luc Saint-Elie on Vimeo.
A lire également
Photo: L’intérêt de la visée reflex à l’ère numérique…
L’avantage du reflex c’est uniquement la qualité théorique de sa visée. Si aujourd’hui il faut un reflex pour avoir le droit d’utiliser des objectifs hors de prix et faire des photos en basse lumière, c’est pour des raisons marketing. Il y a eu par le passé des “compacts” à objectifs interchangeables.
Avec l’informatisation des boîtiers, la conception reflex ne se justifie plus que par la qualité de la visée, c’est pour cela que je peste régulièrement contre les reflex aux viseurs indigents et que je me réjouis lorsqu’un reflex possède un bon viseur.
Même la notion d’exactitude de la visée ne tient plus à l’heure des capteurs CMOS capables de fournir une image en permanence.
La visée permanente, c’est ce que les marketeurs appellent LiveView).. sauf que cette visée permanente telle qu’elle est installée sur les derniers modèles (Canon EOS 40D, Nikon D300, Panasonic L1 pour ne pas les nommer) ne sert pas à grand chose. Pour qu’elle ait du sens, il faut que l’écran soit orientable comme sur l’Olympus E330, qui en terme de concept est un appareil épatant, vraiment innovant, mais handicapé par son look de boite à savon, il n’a pas, doux euphémisme, fait un carton. Le Panasonic L10 pousse le concept plusieurs crans plus loin, en faisant de cette visée permanente quelque chose de vraiment intéressant.
Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi Olympus avec son système 4/3 s’obstine à courir derrière les reflex, alors qu’il pourrait faire le compact à petits objectifs très ouverts interchangeables, visée sur un écran orientable, dont tout le mode (enfin surtout moi.. ok) rêve.
Olympus a pourtant de l’expérience dans les petits appareils sophistiqués et ultra performants (cf les excellentissimes OM).
La visée reflex (avis très perso) ne se justifie que dans quelques cas bien précis (macro, gros téléobjectifs..) mais dans la majorité des cas, la visée sur un bon écran est franchement plus agréable pour le photographe comme pour le sujet. Dans ma jeunesse j’ai beaucoup bossé avec un vieux Rolleiflex et des Mamya C330 (des 6×6 avec visée sur le dessus) et vraiment c’est autre chosea.
Un reflex ça se tient comme un fusil, c’est pas la meilleure façon de photographier quelqu’un.
Avec une visée sur écran, il y a un vrai « contact » entre le photographe et son environnement.
J’espère qu’un jour un marketeur s’en rendra compte.
- Ces 6×6 étaient justement reflex, mais dans ce cas la visée reflex servait uniquement à obtenir une image, ce que permet aujourd’hui l’électronique. [↩]
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Quelques liens
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- Communiqué Gameloft sur le portage de jeux en 3D
- Metro : résumé de la conférence de presse de Gameloft/Orange
- Windows Vista












