A la découverte des nouvaux formats audio de la HD

mars 3, 2008 · Filed Under Audio, Haute Définition · 1 Comment 

Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD

  1. A la découverte du xvYCC
  2. A la découverte du « Deep Color »
  3. Le Blu-ray l’emporte.. enfin
  4. A la découverte des nouvaux formats audio de la HD

Note : ce texte est en cours de rédaction

Dans la Haute Définition, il y a trois aspects. Le premier est la qualité d’image, le second qui est indissociable du premier est l’accroissement sensible de la taille des écrans (je reviendrai là-dessus) le troisième est le son.

Ce troisième point est le parent pauvre.. en terme de communication, et c’est dommage parce qu’il contribue largement autant que la qualité de l’image à l’ « expérience Haute Définition ».

Voici donc un petit point sur ces formats nouveaux au noms barbares. Ce n’est pas un texte pour spécialiste et pour qu’il reste compréhensible j’ai pas mal simplifié les choses, mais les grands principes sont respectés.

Deux entreprises monopolisent le marché de la compression sonore (et du multiplexage pour faire tenir plusieurs voies sur une seul piste) : Dolby et DTS
Au départ Dolby faisait un système dédié à la réduction du bruit, et il a été étendu.

Les DVD standards utilisent deux formats pour les pistes audio : le Dolby Digital (appelé aussi AC-3) ou le DTS
Tous les deux peuvent gérer des pistes audio depuis le mono (bien sur ça n’existe pas, mais ce serait possible) jusqu’à du 5.1. DTS a même des options pour faire du 6.1

En fait, la spécification DVD prévoit qu’un lecteur doit être capable obligatoirement de décoder du son encodé au format Dolby Digital ou PCM.
Le PCM c’est du son non compressé.
Le DTS est optionnel, mais on a tendance (à tord ou à raison c’est un débat sans fin parce que ça dépend de trop de facteurs pour être catégorique) que le DTS serait un poil meilleur.

Le Dolby et le DTS sont des formats dit « lossy » c’est-à-dire qu’ils sont compressés « avec perte » (loss = perte). En pratique donc un fichier encodé en Dolby ne restitue pas la totalité de ce qui avait été enregistré au départ.

Ces formats sont sympas, de qualité honnête, mais avec la Haute Définition on a besoin d’un son qui soit plus proche du son d’origine, un son de bien meilleure qualité.

On considère que le son entre pour 50% dans la perception globale.
A titre personnel, j’irais même plus loin. Lorsqu’on a une image moyenne et un son top, pas grand monde ne réagit, en revanche face à une super image et un mauvais son, la plupart des gens ont une réaction de rejet.
Cette histoire d’audio est donc fondamentale pour la Haute Définition.

En haute définition c’est toujours Dolby et DTS qui font la loi

Les formats de la haute Définition

1er niveau
Dolby Digital + et DTS-HD HR (High Resolution)
Le Dolby Digital + est une version améliorée du Dolby Digital des DVD. Il peut aller jusqu’au 7.1
Le support du DD+ est optionnel, les lecteurs BR peuvent ne pas le reconnaître auquel cas la bande est lue comme du Dolby Digital classique
Le DTS-HD HR est au DTS ce que le Dolby Digital + est au Dolby Digital. C’est donc une version légèrement améliorée du DTS. Comme pour le Dolby Digital + le support de ce format est optionnel et donc, si le lecteur ne le reconnait pas, la piste son sera lue comme du DTS classique.

On grimpe d’un cran en qualité
PCM
Le PCM est une version exacte du son original, la qualité est donc top.. l’encombrement sur le disque aussi. En pratique, le PCM n’est par définition pas compressé mais pour éviter d’occuper une place trop importante, les studios le resamplent à un débit plus bas ce qui au fond revient au même que la compression.
Tous les lecteurs BR sont obligés de reconnaitre le PCM

En haut de l’échelle : Les formats spécifiques de la HD

Dolby TrueHD et DTS-HD MA (Master Audio)
Ces deux formats très similaires sont dits « lossless » (ce qui veut dire « sans perte » dans la langue de Paul Auster)
Tous deux sont optionnels et tous deux sont prévus de telle sorte que si le lecteur ne les reconnait pas ils peuvent être lus comme du Dolby Digital classique pour le Dolby TrueHD ou du DTS de base pour le DTS-HD Master Audio

A noter : comme je viens de le noter les deux formats typiques de la HD, True HD chez Dolby et HD Master Audio chez DTS sont conçus de telle façon que si le lecteur BR ne sait pas les lire (rappel leur support est optionnel), le téléspectateur ait au minimal un son Dolby ou DTS habituel. Dans le pire des cas, le son d’un film BR est comme celui d’un DVD, dans le meilleur des cas il est infiniment supérieur.


La segmentation par l’audio

Il existe donc trois familles de lecteurs Blu ray

  • La première a des capacités sonores limitées, elle lit par exemple le Dolby Digital + et le DTS-HD HR mais ne sait pas gérer les deux nouveaux formats HD (Dolby TrueHD et DTS-HD MA (Master Audio)). En résumant on peut dire qu’on a de l’image HD certes, mais du son de DVD
  • La seconde lit tous les formats mais ne sait décoder que les Dolby et DTS de base. Les autres formats en revanche sont copiés « bit à bit » sur la sortie HDMI (pour faire chic on dit qu’elle les transmet en « bitstream »). Utilisé seul un lecteur de ce type donne donc un son de DVD mais si on lui adjoint un ampli Home Cinéma HD (parmi les modèles populaires il y a les Onkyo TX-SR605 et TX-SR875, et le Yamaha RX-V3800) alors on a une salle de cinoche à la maison.
  • La troisième, la plus évoluée sait au choix, lire ces nouveaux formats ou les faire suivre en bitstream sur la sortie HDMI

 

A lire également

Le lecteur Bluray BD30 chez 01Net

février 25, 2008 · Filed Under Audio, Blu-Ray, Panasonic · 1 Comment 

Le site 01Net publie une bonne présentation du nouveau lecteur Blu-ray de Panasonic, le DMP-BD30.

Voici quelques précisions complémentaires à l’excellent boulot de 01 Net :

La première concerne l’électronique. Alors que la quasi-totalité des appareils disponibles, et ce quelle que soit la marque sous laquelle ils sont vendus, reposent sur des microprocesseurs de traitement génériques, en provenance de sous-traitants comme Sigma avec son Sigma SMP8634 ou de Broadcom, plus connu pour ses puces destinées aux routeurs, le BD30 lui, utilise un microprocesseur de traitement du son et de l’image développé spécifiquement.

Ce dernier point n’est pas anodin parce que par ailleurs, Panasonic encode les films (Pirates des Caraïbes par exemple est encodé pour le Blu Ray par le PHL (Panasonic Hollywood Laboratory). Cet atelier installé depuis 2001 dans les anciens locaux d’Universal travaille pour les compagnies de cinéma et permet à Panasonic d’être bien placé pour concevoir des microprocesseurs de décodage aux petits oignons pour ses platines (c’est une des raisons d’être de PHL).

La seconde concerne le son. Le son c’est sans doute ce dont on parle le moins et sans doute (c’est un avis personnel, pas une information) ce qui est le plus important dans la vague haute définition. Le plus important est peut-être excessif, disons d’une importance largement égale à celle de l’image. Le Blu Ray peut utiliser, outre les format audio classiques du DVD, des formats HD compressés sans perte (lossless) comme le Dolby TrueHD, le DTS HD HR et le DTS-HD Master Audio.
Le BD30 est un des rares appareils du moment (et le seul dans sa gamme de prix) à permettre la transmission en « stream » de ces formats. Concrètement, cela signifie que le BD30 est capable de faire passer à un ampli « home cinéma » les flux sonores issus de piste encodées dans un de ces formats.
Les fans de « home cinéma » disposant d’une installation audio capable de traiter et restituer ces formats disposent désormais d’une platine Bluray qui leur permettra de profiter de leur installation. Les autres retombent dans le cas classique et recevront sur leur téléviseur le meilleur du son disponible dans ce cas.

Je reviendrais en détail sur cette histoire d’audio, très, trop, compliquée (et c’est dommage parce que c’est un aspect important).

Le forum AVS propose un récapitulatif remis à jour régulièrement des caractéristiques sonores des platines :

 

A lire également