A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD
- A la découverte du xvYCC
- A la découverte du « Deep Color »
- Le Blu-ray l’emporte.. enfin
- A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
Note : ce texte est en cours de rédaction
Dans la Haute Définition, il y a trois aspects. Le premier est la qualité d’image, le second qui est indissociable du premier est l’accroissement sensible de la taille des écrans (je reviendrai là-dessus) le troisième est le son.
Ce troisième point est le parent pauvre.. en terme de communication, et c’est dommage parce qu’il contribue largement autant que la qualité de l’image à l’ « expérience Haute Définition ».
Voici donc un petit point sur ces formats nouveaux au noms barbares. Ce n’est pas un texte pour spécialiste et pour qu’il reste compréhensible j’ai pas mal simplifié les choses, mais les grands principes sont respectés.
Deux entreprises monopolisent le marché de la compression sonore (et du multiplexage pour faire tenir plusieurs voies sur une seul piste) : Dolby et DTS
Au départ Dolby faisait un système dédié à la réduction du bruit, et il a été étendu.
Les DVD standards utilisent deux formats pour les pistes audio : le Dolby Digital (appelé aussi AC-3) ou le DTS
Tous les deux peuvent gérer des pistes audio depuis le mono (bien sur ça n’existe pas, mais ce serait possible) jusqu’à du 5.1. DTS a même des options pour faire du 6.1
En fait, la spécification DVD prévoit qu’un lecteur doit être capable obligatoirement de décoder du son encodé au format Dolby Digital ou PCM.
Le PCM c’est du son non compressé.
Le DTS est optionnel, mais on a tendance (à tord ou à raison c’est un débat sans fin parce que ça dépend de trop de facteurs pour être catégorique) que le DTS serait un poil meilleur.
Le Dolby et le DTS sont des formats dit « lossy » c’est-à-dire qu’ils sont compressés « avec perte » (loss = perte). En pratique donc un fichier encodé en Dolby ne restitue pas la totalité de ce qui avait été enregistré au départ.
Ces formats sont sympas, de qualité honnête, mais avec la Haute Définition on a besoin d’un son qui soit plus proche du son d’origine, un son de bien meilleure qualité.
On considère que le son entre pour 50% dans la perception globale.
A titre personnel, j’irais même plus loin. Lorsqu’on a une image moyenne et un son top, pas grand monde ne réagit, en revanche face à une super image et un mauvais son, la plupart des gens ont une réaction de rejet.
Cette histoire d’audio est donc fondamentale pour la Haute Définition.
En haute définition c’est toujours Dolby et DTS qui font la loi
Les formats de la haute Définition
1er niveau
Dolby Digital + et DTS-HD HR (High Resolution)
Le Dolby Digital + est une version améliorée du Dolby Digital des DVD. Il peut aller jusqu’au 7.1
Le support du DD+ est optionnel, les lecteurs BR peuvent ne pas le reconnaître auquel cas la bande est lue comme du Dolby Digital classique
Le DTS-HD HR est au DTS ce que le Dolby Digital + est au Dolby Digital. C’est donc une version légèrement améliorée du DTS. Comme pour le Dolby Digital + le support de ce format est optionnel et donc, si le lecteur ne le reconnait pas, la piste son sera lue comme du DTS classique.
On grimpe d’un cran en qualité
PCM
Le PCM est une version exacte du son original, la qualité est donc top.. l’encombrement sur le disque aussi. En pratique, le PCM n’est par définition pas compressé mais pour éviter d’occuper une place trop importante, les studios le resamplent à un débit plus bas ce qui au fond revient au même que la compression.
Tous les lecteurs BR sont obligés de reconnaitre le PCM
En haut de l’échelle : Les formats spécifiques de la HD
Dolby TrueHD et DTS-HD MA (Master Audio)
Ces deux formats très similaires sont dits « lossless » (ce qui veut dire « sans perte » dans la langue de Paul Auster)
Tous deux sont optionnels et tous deux sont prévus de telle sorte que si le lecteur ne les reconnait pas ils peuvent être lus comme du Dolby Digital classique pour le Dolby TrueHD ou du DTS de base pour le DTS-HD Master Audio
A noter : comme je viens de le noter les deux formats typiques de la HD, True HD chez Dolby et HD Master Audio chez DTS sont conçus de telle façon que si le lecteur BR ne sait pas les lire (rappel leur support est optionnel), le téléspectateur ait au minimal un son Dolby ou DTS habituel. Dans le pire des cas, le son d’un film BR est comme celui d’un DVD, dans le meilleur des cas il est infiniment supérieur.
La segmentation par l’audio
Il existe donc trois familles de lecteurs Blu ray
- La première a des capacités sonores limitées, elle lit par exemple le Dolby Digital + et le DTS-HD HR mais ne sait pas gérer les deux nouveaux formats HD (Dolby TrueHD et DTS-HD MA (Master Audio)). En résumant on peut dire qu’on a de l’image HD certes, mais du son de DVD
- La seconde lit tous les formats mais ne sait décoder que les Dolby et DTS de base. Les autres formats en revanche sont copiés « bit à bit » sur la sortie HDMI (pour faire chic on dit qu’elle les transmet en « bitstream »). Utilisé seul un lecteur de ce type donne donc un son de DVD mais si on lui adjoint un ampli Home Cinéma HD (parmi les modèles populaires il y a les Onkyo TX-SR605 et TX-SR875, et le Yamaha RX-V3800) alors on a une salle de cinoche à la maison.
- La troisième, la plus évoluée sait au choix, lire ces nouveaux formats ou les faire suivre en bitstream sur la sortie HDMI
A lire également
Le lecteur Bluray BD30 chez 01Net
Le site 01Net publie une bonne présentation du nouveau lecteur Blu-ray de Panasonic, le DMP-BD30.
Voici quelques précisions complémentaires à l’excellent boulot de 01 Net :
La première concerne l’électronique. Alors que la quasi-totalité des appareils disponibles, et ce quelle que soit la marque sous laquelle ils sont vendus, reposent sur des microprocesseurs de traitement génériques, en provenance de sous-traitants comme Sigma avec son Sigma SMP8634 ou de Broadcom, plus connu pour ses puces destinées aux routeurs, le BD30 lui, utilise un microprocesseur de traitement du son et de l’image développé spécifiquement.
Ce dernier point n’est pas anodin parce que par ailleurs, Panasonic encode les films (Pirates des Caraïbes par exemple est encodé pour le Blu Ray par le PHL (Panasonic Hollywood Laboratory). Cet atelier installé depuis 2001 dans les anciens locaux d’Universal travaille pour les compagnies de cinéma et permet à Panasonic d’être bien placé pour concevoir des microprocesseurs de décodage aux petits oignons pour ses platines (c’est une des raisons d’être de PHL).
La seconde concerne le son. Le son c’est sans doute ce dont on parle le moins et sans doute (c’est un avis personnel, pas une information) ce qui est le plus important dans la vague haute définition. Le plus important est peut-être excessif, disons d’une importance largement égale à celle de l’image. Le Blu Ray peut utiliser, outre les format audio classiques du DVD, des formats HD compressés sans perte (lossless) comme le Dolby TrueHD, le DTS HD HR et le DTS-HD Master Audio.
Le BD30 est un des rares appareils du moment (et le seul dans sa gamme de prix) à permettre la transmission en « stream » de ces formats. Concrètement, cela signifie que le BD30 est capable de faire passer à un ampli « home cinéma » les flux sonores issus de piste encodées dans un de ces formats.
Les fans de « home cinéma » disposant d’une installation audio capable de traiter et restituer ces formats disposent désormais d’une platine Bluray qui leur permettra de profiter de leur installation. Les autres retombent dans le cas classique et recevront sur leur téléviseur le meilleur du son disponible dans ce cas.
Je reviendrais en détail sur cette histoire d’audio, très, trop, compliquée (et c’est dommage parce que c’est un aspect important).
Le forum AVS propose un récapitulatif remis à jour régulièrement des caractéristiques sonores des platines :
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Le Blu-ray l’emporte.. enfin
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C’est officiel, Toshiba jette l’éponge pour le HD-DVD, le successeur du DVD est donc, le Blu-ray.
Cela dit, dans un monde de l’électronique grand public ou tout va très vite il serait mal venu de sourire des mésaventures de Toshiba qui a très bien joué son coup, n’a pas gagné mais il s’en est fallu d’assez peu au fonda, et ça, c’est la vie.
Il est plus intéressant de noter qu’encore une fois Microsoft échoue en essayant d’imposer quelque chose au-delà de son pré carré informatique.
En fond il est heureux que cette rixe qui a totalement brouillé la succession du DVD s’arrête enfin. Je parle de succession du DVD parce qu’au-delà de l’emphase marketing c’est au fond de ça qu’il s’agit, de tout ça, rien que de ça.
Les lecteurs Blu-ray sont d’excellents lecteurs DVD avec pour les modèles Panasonic (pub oui, mais vérifiable) des processeurs dédiés à « l’upscaling »b vraiment excellents et généralement supérieurs à ce que l’on trouvait sur les lecteurs de DVD classiques.
Ces appareils peuvent lire « aussi » des disques Blu-ray, pas uniquement. Je ne suis pas certain que la mousse qui a été faite autour de la HD ait rendu la chose bien compréhensible.
Puisque je parle de processeurs, l’image diffusée par un lecteur Blu Ray est fortement compressée sur le disque est traitée lors de sa diffusion. Concrètement cela signifie que tous les lecteurs ne sont pas ni identiques ni équivalents, et ce, surtout en ce qui concerne la qualité d’image (ou de son) fournie.
Pour le reste, ces lecteurs vont connaitre un certain nombre d’évolutions. Comme on m’a récemment posé la question, je résume la chose :
- La norme Blu Ray est évolutive. Chaque étape de la spécification Blu Ray s’appelle un « profile ».
- Les appareils conformes au « profile 1.0 » étaient des lecteurs simples (chez Panasonic cela correspond au lecteur BD10).
- Le cran suivant s’appelle « profile 1.1 » ou « Final Standard Profile 1.1 ». Le tout nouveau lecteur DMR-BD30 (il sort le mois prochain pour 500 euros avec deux films) est conforme à cette version de la spécification (c’est un des premiers).
La différence est que les appareils conformes à cette version de la spécification doivent avoir un peu de mémoire interne, et surtout, être capables de mettre en œuvre le PiP (Picture in Picture) c’est-à-dire d’afficher une image à l’intérieur de la fenêtre d’affichage principale.
En gros cela permet d’afficher des commentaires du réalisateur en incrustation d’un film ou des choses du genre.
Naturellement, si l’appareil est « capable » de le lire, il faut que le disque Blu Ray du film ait été réalisé avec ces contenus additionnels. - Le cran suivant s’appellera « profile 2.0 » ou « BD Live » il permettra d’afficher en incrustation non plus simplement des contenus qui se trouvent sur le disque en train d‘être lu, mais des contenus qu’il récupèrera sur internet (sur un site dédié mis en œuvre par le distributeur du film). Les appareils conformes à cette spécification seront donc dotés d’un port Ethernet pour être connectés au réseau internet familial.
Ceci étant cette interactivité qui fera les beaux jours des pubs et des argumentaires de vente, c’est quand même juste une mise en scène différente de ce que l’on faisait autrefois (enfin tout à l’heure) avec les bonus des DVD (le BD Live étant plus sophistiqué quand même, puisque le contenu ne se trouve pas sur le disque mais sur internet et donc, peut être mis à jour, enrichi etc…).
Ce qui est en revanche un critère très différenciant, c’est la qualité de l’électronique des lecteurs. Comme je l’ai écrit en début de texte, si tous les lecteurs Blu-ray lisent.. des disques Blu ray (bon ok c’est un peu la moindre des choses), tous pour autant ne sont pas équivalents, en terme de qualité d’image.
Reste la question du Blu-ray comme support de stockage et là c’est clair, il nous faut des graveurs Blu-ray pas chers et de la galette à mettre à l’intérieur du dedans. Ca aussi ça va venir et ce n’est pas un des aspects les plus désagréables du Blu Ray, parce que des disques pour les sauvegardes, contenant 25, 50 Go voire plus.. miam…. y a moyen de faire des trucs avec.
- Au CES 2006 les studios qui en 2007 se sont tournés vers le Blu Ray, annonçaient tous qu’ils allaient adopter le HD-DVD, lequel si cela s’était réalisé aurait sans doute gagné [↩]
- Upscaler (littéralement : faire monter sur l’échelle) consiste à gonfler une source de définition standard et donc en 720×576 pixels, en haute définition [↩]
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Ah cours plus vite Charlie…
Hier course effrénée… presque au même moment rendez vous chez France 2 pour présenter rapidement le nouveau (il sort le mois prochain) lecteur de salon Blu ray/DVD /CD Panasonic BD30 (il est passé aujourd’hui dans Télématin dans la rubrique Nouveau de Yann Lavoix)
et avec Nathalie pour lui parler du FX35 pour le magazine Prisma, le tout au risque de faire prendre une crise cardiaque à Philippe …
A lire également
Un utilitaire pour couper les fichiers AVCHD
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Vidéo au format AVCHD
Pour bricoleurs only.
Cet utilitaire pour Windows permet de couper (en définissant un point d’entrée et un point de sortie) ou de séparer (audio et vidéo) un fichier .mts.
Loin d’être indispensable, mais peut-être que dans certains cas ça peut servir.
Sources:
TsRemux: Transport Stream De/Re-muxer
Having been inspired by Pelican9’s and DrMpeg’s work, I decided to write a transport stream re-muxer similar in functionality to EvoDemux. Some of the features currently implemented:
- Removal of source packet header
- Generation of source packet header
- Regeneration of DTCP descriptor (all others are kept) which removes analog output restrictions (downrezzing of HD, macrovision etc.)
- PAT/PMT generation for RAW TS files sourced from Sat/Cable/OTA
- Async I/O for maximum throughput
- Ability to trim streams at the beginning and/or the end
- Ability to pick and choose elementary streams to be kept
- Ability to remux PCR-less streams
- Ability to remux program streams (MPG/VOB/EVOB) into TS/M2TS
- Ability to demux elementary streams as well as subtitle streams compatible with SUPreader (right click the selected stream with the mouse)
- Fixing PCR/PTS/DTS after a file merge
- Removing end-of-stream markers for VC1 and AVC after a file merge
- Ability to inmux SUPreader presentation graphics subtile streams
- Ability to remux into simple Blu-Ray output (new)
- Ability to remux MKV into TS (alpha)
- Ability to extract Dolby Digital from TrueHD in Blu-Ray streams (new)
Current Version 0.0.19
Notes:
- All PIDs are now forced to follow Blu-Ray PID requirements
- My messy C# source code is available upon request via PM.
- Still working on MKV support
- Blu-Ray output option is beta quality.
- Audio PES packets follow the blu-ray standard. (PES stream type 0xFD instead of 0xBD is incompatible with some older splitters/players)
- HD-DVD to Blu-Ray conversion might have issues due to incompatible DDPlus requirements. Combo-players will have better results than Blu-Ray only.
- MKV support early alpha quality. MPEG2/AC3 seems to work, others don’t.
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Cuisine interne : la petite histoire du Blu-Ray
Depuis déjà pas mal de temps, les ténors de l’électronique grand public se crêpent le chignon pour savoir quel va être le format de stockage sur disque de demain et surtout le successeur du DVD.
Les CES se suivent et ne se ressemblent pas. L’édition 2008 semble annoncer l’enterrement du format HD-DVD, alors que l’édition 2006 laissait entrevoir sa victoire.
Paramount Pictures, Universal Studios, HBO Video, New Line Entertainment et Warner Home Video associés à Toshiba (Toshiba est le père du HD-DVD) avaient annoncé que leurs fonds de films seraient dispo en HD-DVD. Ces 5 studios représentaient la moitié des films jamais produits. En Europe, le Studio Canal rejoingnait le groupe HD-DVD.
Le vent à tourné et l’industrie a presque tranché : le vainqueur sera le Blu-Ray.
C’est l’occasion de jeter un oeil en arrière….si vous avez aimé Dallas, vous allez adorer l’histoire du DVD haute définition. En voici une histoire condensée (il y aurait de quoi écrire un livre).
Le CD est un truc pas tout jeune, Philips l’a lancé en 79 en partenariat avec Sony (les premiers « laser discs » datent de 69..). Par la suite les projets de successeur du CD se sont multipliés (MultiMedia Compact Disc, Super Density Disc.. sans compter les variantes dédiées comme le CD Photo de Kodak), toutes ont fait un flop.
Mais de ce flop il est resté deux camps, avec d’un côté Philips et Sony et de l’autre Hitachi, Panasonic, Mitsubishi, Pioneer, Thomson.
Sous la houlette du boss d’IBM qui trouvait que ça commençait à bien faire, tous ces gentlemen se sont mis d’accord quelques années plus tard sur un nouveau format de disque de plus grande capacité, le DVD.
Mais si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes en fait Sony et Philips se sont plus ou moins sentis grugés par cet accord (une sombre histoire de royalties) et se sont mis à bosser sur le successeur du DVD basé sur un système de lecture optique que Sony avait développé dans son coin et qui a commencé sous le nom de Professional Disc for DATA (acronyme ProDATA), pour devenir le Blu Ray.
Toshiba de son côté s’est mis à plancher sur son système propre qui a vu le jour tout d’abord sous le nom de Advanced Optical Disc, pour finir par s’appeler HD DVD. Nec est venu rejoindre Toshiba par la suite
Si les deux systèmes reposent sur des principes identiques, ils sont incompatibles et surtout ils sont l’objet d’une lutte sans merci à l’intérieur du DVD Forum où un groupe de travail très opposé au projet Blu Ray de Sony/Philips s’est mis à bosser sur un nouveau format HD-DVD. Problème, au duo de départ Sony/Philips, le Blu Ray s’est rapidement vu ajouter un groupe de supporters de taille : Hitachi, Panasonic, Sharp et Samsung. Bref du client sérieux et ça s’est mis à fritter sévère.
Un des arguments du camp HD-DVD est que la différence entre le Blu Ray et le HD-DVD touche à la compatibilité des systèmes. Le format HD-DVD est compatible avec le DVD (un lecteur HD-DVD pourra lire un DVD) alors que le Blu Ray fait table rase du passé, sa technologie est différente de celle des DVD.
Cet argument ne se vérifie pas en pratique car s’il est exact en ce qui concerne la technologie Blu-Ray, il est tout à fait possible de concevoir un lecteur Blu-Ray multiformata, le a, le Panasonic DMP-BD30 par exemple lit tous les disques, Blu-Ray, DVD (de toutes obédiences) CD, et même les cartes mémoire SD.
Si les spécifications techniques et surtout les guerres commerciales et d’influence vous intéressent vous trouverez le détail des différences dans un texte de 2003 de CDRInfo, et lorsque vous aurez fini, un article monumental de CDRFreek, redétaille les specs et les différences.
Sur le plan des capacités, les deux formats utilisent des galettes de 12 cm de diamètre en simple ou double couche :
Blu Ray (capacité maximale théorique 200 Go) : Rom Simple couche: 25Go, Rom double couche: 50Go, RW simple couche : 25 Go, RW double couche : 50 Go.
HD-DVD (capacité maximale théorique 60 Go) : Simple couche : 15 Go, Double couche : 30 Go.
Sur 25 Go on fait tenir 13 heures de vidéo standard et 2 heures de Haute Définition non compressée.
- C’est également le cas avec les lecteurs DVD. Le DVD et le CD utilisent la même technologie sur un plan théorique mais deux mises en œuvre différentes, les lecteurs DVD ont donc deux têtes [↩]
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iTele : Lundi 20 novembre
Le plateau
PlayStation 3
Dernier opus de la lignée des consoles de jeux Sony, moins coûteux des lecteurs Blu-Ray,
Derrière la guerre des consoles de jeux haute définition, se joue en fait la désignation du format qui remplacera le DVD d’aujourd’hui.
Deux concurrents sont en lice, le HD-DVD et le Blu Ray.
Les consoles XBox 360 (HD-DVD) et Sony PS3 (Blu Ray) sont avant tout les premiers lecteurs de DVD haute définition et donc pèseront lourd en faveur de l’un ou l’autre de ces formats.
Depuis déjà pas mal de temps, les ténors de l’électronique grand public se crêpent le chignon pour savoir quel va être le format de stockage sur disque de demain.
Le CD est un truc pas tout jeune, Philips l’a lancé en 79 en partenariat avec Sony (les premiers « laser discs » datent de 69..). Par la suite les projets de successeur du CD se sont multipliés (MultiMedia Compact Disc, Super Density Disc.. sans compter les variantes dédiées comme le CD Photo de Kodak), toutes ont fait un flop.
Mais de ce flop il est resté deux camps, avec d’un côté Philips et Sony et de l’autre Hitachi, Panasonic, Mitsubishi, Pioneer, Thomson.
Sous la houlette du boss d’IBM qui trouvait que ça commençait à bien faire, tous ces gentlemen se sont mis d’accord quelques années plus tard sur un nouveau format de disque de plus grande capacité, le DVD.
Mais si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes en fait Sony et Philips se sont plus ou moins sentis grugés par cet accord (une sombre histoire de royalties) et se sont mis à bosser sur le successeur du DVD basé sur un système de lecture optique que Sony avait développé dans son coin et qui a commencé sous le nom de Professional Disc for DATA (acronyme ProDATA), pour devenir le Blu Ray. Toshiba de son côté s’est mis à plancher sur son système propre qui a vu le jour tout d’abord sous le nom de Advanced Optical Disc, pour finir par s’appeler HD DVD. Nec est venu rejoindre Toshiba par la suite
Si les deux systèmes reposent sur des principes identiques, ils sont incompatibles et surtout ils sont l’objet d’une lutte sans merci à l’intérieur du DVD Forum où un groupe de travail très opposé au projet Blu Ray de Sony/Philips s’est mis à bosser sur un nouveau format HD-DVD. Problème, au duo de départ Sony/Philips, le Blu Ray s’est rapidement vu ajouter un groupe de supporters de taille : Hitachi, Sharp et Samsung. Bref du client sérieux et ça s’est mis à fritter sévère.
Si on excepte l’enjeu de pouvoir et commercial, la différence entre le groupe Blu Ray et le groupe DVD touche à la compatibilité des systèmes. Le format HD-DVD est compatible avec le DVD (un lecteur HD-DVD pourra lire un DVD) alors que le Blu Ray fait table rase du passé (le raisonnement de Sony est que vu le prix des lecteurs ça n’est pas forcément un drame).
On s’acheminait lentement vers une victoire du Blu Ray lorsque coup de théâtre, en janvier 2006, au CES de Las Vegas, l’industrie du cinéma américain, à tranché.. pour le HD-DVD
Paramount Pictures, Universal Studios, HBO Video, New Line Entertainment et Warner Home Video associés à Toshiba (rappel : Toshiba est le père du HD-DVD) viennent d’annoncer que leurs fonds de films seraient dispo en HD-DVD. Ces 5 studios représenteraient la moitié des films jamais produits, ce qui forcément verticalise la balance.
Même en Europe on se rallie, le Studio Canal vient de rejoindre le groupe HD-DVD
De son côté Toshiba trop content de faire un pied de nez à Sony annonce la sortie de lecteurs HD-DVD, bref l’affaire semble pliée.
Tout le monde il est content notamment parce que le HD-DVD est bon pour le business. Comme les formats sont compatibles, les clients qui achèteront des lecteurs HD-DVD pourront les utiliser pour le lire leurs DVD, mieux encore, il sera possible d’avoir des disques avec un DVD sur une face et du HD-DVD sur l’autre.
Sentant le vent venir, Microsoft et Intel se sont dépêchés de se rallier à ce format HD-DVD.
Pour autant, même dans un scénrio catastrophe, le Blu Ray ne risque pas grand chose et restera comme un des formats importants du DVD haute définiion. Lui aussi commence à voir des acteurs importants se rallier comme, HP , un poids lourd du PC et membre du groupe HD-DVD qui a d’ores et déjà annoncé qu’il supportera les deux formats.
Il risque d’autant moins que même s’il perd la guerre du super-DVD pour le cinéma (et rien n’est moins sur) , le Blu Ray a un supporter de taille : Sony.
Sony n’a jamais reculé devant le fait qu’un de ses formats peine à s’imposer, on peut même dire que c’est un spécialiste du truc. Le MiniDisc ne s’est jamais imposé ? (alors que la techno était excellente) qu’importe Sony l’a continué. Tout le monde se rallie à la carte au format SD ? Sony continue contre vent et marrées à utiliser son MemoryStick sur tous ses produits. La PSP (PlayStation portable) utilise un format de disque UMD (Universal Media Disc).. connu uniquement chez Sony, etc..
Comme la PS3 doit utiliser le Blu Ray, même dans l’option ou le HD-DVD serait bien le grand gagnant de cette gueguerre technologique, le Blu Ray que Sony utilise jusque dans ses matériels broadcast continuera sa petite vie tranquille.
Si les spécifications techniques et surtout les guerres commerciales et d’influence vous intéressent vous trouverez le détail des différences dans un texte de 2003 de CDRInfo, et lorsque vous aurez fini, un article monumental de CDRFreek, redétaille les specs et les différences.
Sur le plan des capacités, les deux formats utilisent des galettes de 12 cm de diamètre en simple ou double couche :
Blu Ray (capacité maximale théorique 200 Go) : Rom Simple couche: 25Go, Rom double couche: 50Go, RW simple couche : 25 Go, RW double couche : 50 Go.
HD-DVD (capacité maximale théorique 60 Go) : Simple couche : 15 Go, Double couche : 30 Go.
Sur 25 Go on fait tenir 13 heures de vidéo standard et 2 heures de Haute Définition non compressée.
Quelques Liens
- Sony Playstation 3 [US]
- Wikipedia : Playsation 3
- Wikipedia : Blu-Ray
- Association Blu-Ray Disc [anglais]
- Blu-Ray Vs HD-DVD: The next generation DVD [anglais]
- Comparaison technique Blu Tay / HD DVD [anglais]
A lire également
Camescopes HD : naissance d’un nouveau format, le AVCHD
Les faits
Source :
- Camcorder info
- Le communiqué (en français avec plein d’infos techniques)
- Le communiqué (en anglais) sur le serveur de Sony
- Le communiqué (en anglais) de Panasonic (qui explique que AVCHD va servir également à des camescopes à carte, celui-ci par exemple ?)
Sony et Panasonic ( Matsushita) viennent d’annoncer avoir co-développé un format de DVD haute définition spécifiquement destiné aux caméscopes. Ce format qui porte le nom de AVCHD enregistre sur des disques DVD de 8 cm de diamètre en encodant en MPEG4 AVC/H.264 ; 3’enregistrement se fait à 18 Mo par seconde, ce qui est substantiellement moins que le format HDV mais plus que ce que font les caméscopes DVD actuels en format standard (8,5Mo/s).
Les deux partenaires bosseraient dessus depuis un an.
L’idée en arrière plan est de pouvoir adapter le plus simplement possible les caméscopes DVD existant sans avoir à tout reprendre depuis le début (comme cela s’est passé avec le passage DV -> HDV).
Selon Panasonic, le format AVCHD qui enregistre donc sur des disques DVD de 8 cm en MPEG4/H.264 est deux fois plus efficace que les actuels codec MPEG2 et MPEG4. Ce codec serait capable d’enregistrer en 1080o ou 720p (les deux formats HD grand public) avec un échantillonnage 4 :2 :0 en 4/3 ou en 16/9.
Le AVCHD permet d’enregistrer en 24p à la fois en 720 lignes ou en 1080 lignes, alors que le HDV ne permet pas de filmer en 24p (qui donne un aspect plus proche du film, moins « vidéo »)
Sur le plan audio, ce nouveau format AVCHD peut utiliser soit le Dolby Digital (AC-3) ou les codec audio PCM Linéaires. Le Dolby Digital (AC-3) permettant de faire du 5.1.
Le AVCHD est un format d’attente dans la perspective du règne éventuel du Blu-Ray mais dans le même temps les deux formats (AVCHD et Blu-Ray ) devraient coexister, le premier étant plus ou moins une version grand public du second.
En outre, contrairement au Blu-Ray, le AVCHD n’intègre pas de système de protection (c’est un format spécifiquement conçu pour l’enregistrement).
Comme la technologie de compression est similaire entre les deux formats, les disques AVCHD sortant d’un de ces nouveaux caméscopes à venir seront lisibles sur un lecteur Blu-Ray.
Mon point de vue
C’est une évolution à la fois logique et bienvenue.
10% des acheteurs de camescopes font du montage (les autres ont tort c’est très sympa), et les camescopes DVD sont bien plus adaptés dans ce cas (ils représentent déjà un quart du marché).
Le format HDV de Sony est lié à la cassette DV ce qui abouti à des appareils assez bizarres, comme le petit HC-3 que j’ai en test en ce moment. C’est un appareil totalement automatique et conçu pour être utilisé sans se poser de question et du coup la cassette fait vraiment étrange.
La migration des camescopes HD grand public vers le DVD est donc logique.
Le problème est que les nouveaux venus à la vidéo se dirigent massivement vers les caméscopes DVD qui représentent déjà près d’un quart des ventes, or il n’est pas possible de faire de la haute définition avec les DVD actuels. Ce point est commercialement contrariant, car la haute définition arrive à grands pas, or parmi les constructeurs de téléviseurs HD on trouve Sony et Panasonic qui donc, en l’état, ne sont pas en mesure de proposer un caméscope DVD aux clients à qui ils viennent de vendre un téléviseur HD.
La haute définition sur DVD est bien prévue, mais dès que se sera calmée la guerre qui oppose Sony, Panasonic et leurs qui défendent le format Blu-Ray, à Toshiba et ses supporters qui défendent le format HD-DVD, les deux étant incompatibles.
Il fallait trouver une solution intermédiaire : c’est le rôle de cet AVCHD.
La question de fond est celle du devenir du HDV qui, s’il est réservé à quelques modèles haut de gamme risque d’avoir chaud à l’arrière train.
Il est intéressant de noter que Panasonic ne fait pas partie du consortium HDV, mais est très lié à l’aventure Blu-Ray.

