Pour s’y retrouver dans les formats de télévision

Si vous vous perdez dans les formats classiques, les formats HD (16/9), si anamorphose est pour vous un gros mot, si vous trouvez étrange que la dame de la météo, une vraie pin up lorsqu’elle est en photo dans les magazines ait un physique de petite grosse, courte sur pattes sur votre téléviseur etc… le magazine Stéréo & Image en kiosque en ce moment, publie un article intéressant, pédagogique et documenté sur la question.

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Premier contact avec le Lumix DMC-L10
Panasonic a présenté cette semaine en Allemagne, lors du salon IFA, un reflex vraiment innovant, destiné à ceux qui sont venus à la photo par les compacts et les bridges.
En gros c’est un bridge, mais reflex, avec un gros capteur (4/3) et des objectifs interchangeables.
Beaucoup de constructeurs se sont penchés sur le reflex pour amateur averti (averti de quoi… mystère..) mais c’est la première fois que j’en vois un qui prend le problème par l’autre bout, pour proposer un appareil sophistiqué à l’intention de ceux qui sont intéressés par le résultat mais pas par les techniques à mettre en oeuvre pour y parvenir. Le résultat est assez séduisant (résultat à suivre d’ailleurs car pour l’instant il est en état de proto).
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Comme d’habitude, les photos vont arriver au fur et à mesure sur mon compte Flickr (images plein pot et données exif y sont disponibles)
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Format 4/3… Panasonic entre dans la danse (Leica ne doit pas être loin)
Le format 4/3 a été défini par quelques industriels japonais (Olympus, Fuji, Matsushita, Sanyo, Sigma) plus Kodak, sous la houlette de Olympus il y a déjà quelques temps.
Grosso modo il part du constat que l’adaptation bête des matériels argentiques au numérique n’est pas une bonne idée et qu’il faudrait repartir de zéro (les médisants diront que ça n’engageait à rien chez Olympus puisqu’il ne leur restait plus de gamme argentique solide).
Ce concept concerne plusieurs choses :
- Le ratio des côtés du capteur (4/3 donc comme sur les compacts alors que les reflex sont en 3/2 hérité du 24×36)
- La baïonnette (plus petite puisque le capteur est un poil plus petit que les capteurs de taille APS, il mesure 18×13,5mm soit 1/2 24×36 redimensionné au format plus carré du 4/3)

- Une conception d’objectifs spécifiquement prévue pour le numérique. En version courte, le film se fichait de l’angle d’incidence des rayons de lumière, alors que le capteur attend des rayons perpendiculaires à sa surface. C’est le cas avec un télé classique mais pas du tout avec un grand angle, d’où entre autre les problèmes qu’ont les capteurs 24×36 avec les grand angles de qualité médiocre qui donnent des bords épouvantables. Le 4/3 défini des conceptions d’objectifs ou quelle que soit la focale, les rayons arrivent perpendiculairement au capteur.
Jusque-là le 4/3 c’était surtout (uniquement) Olympus avec sa gamme E1, E300, E500 puis le dernier E330 (j’en ai un en ce moment si j’ai le temps j’écrirai ici un truc dessus et dans tous les cas il sera dans le prochain numéro de mon canard)
Ça bouge donc du côté de Sigma qui vient d’annoncer en monture 4/3 une petite gamme assez sympa :
- 18-50mm F2.8 EX DC
- 50-500mm F4-6.3 EX DG HSM
- APO MACRO 150mm F2.8 EX DG HSM
- 30mm F1.4 EX DC HSM
- 105mm F2.8 EX DG Macro
Mise à jour: à priori il s’agit d’optiques déjà existantes dans la gamme Sigma et dont la baïonnette a simplement été changée, ce qui (mais je suis médisant) explique peut-être pourquoi il n’y a pas de grand angle dans le lot.
Note : en 4/3 le coefficient est de 2, ce qui fait donc respectivement : 36-100, 100-1000, 300, 60 et 210 mm en équivalent 24×36.
Mais la vraie grande nouveauté en 4/3 c’est le Panasonic L1 ( lire le communiqué en anglais) qui est en gros une sorte de mélange du LC-1 (pour la carcasse et la disposition des commandes) avec l’Olympus e330 (pour l’électronique, le capteur et la double visée).
L’appareil sera proposé avec un zoom conçu par Leica (DPReview vient de poster une série de photos) il met l’accent sur les réglages manuels (bague de diaph sur le zoom Leica, molette de temps de pose etc..).
Mise à jour: le zoom est utilisable bien sur sur les Olympus (voir plus bas concernant le stabilisateur) et le L-1 peut recevoir les objectifs Olympus (ou les nouveaux Sigma). Dans ce cas, comme ces optiques n’ont pas de bague de diaphragme, le L-1 à une petite molette en haut et à droite de l’écran, sous le pouce, pour piloter le diaphragme.
Pour voir cette molette, cliquez sur l’image pour arriver sur mon compte flickr ou vous trouverez une photo de dos du L-1.
Esthétiquement c’est un LC-1 dans lequel Panasonic a casé le système de Poro (qui remplace le prisme) des Olympus.
Il utilise le système d’affichage permanent sur l’écran du e330. L’écran du L-1 n’est pas orientable (ce qui, avis personnel, fait perdre un peu de l’intérêt de la visée permanente).
Mise à jour: une animation (flash) sur le L1
Le Zoom présenté par Leica est un D VARIO-ELMARIT 14-50mm/F2.8-3.5 (28-100 en équivalent 24×36) stabilisé (lire le communiqué en anglais).Le système de stabilisation vient de chez Panasonic, c’est celui qui est utilisé entre autres sur leurs compacts.. et qui marche extremement bien.
Mise à jour: Le stabilisateur fonctionne selon deux modes. Un mode pour économiser la batterie et qui enclenche le dispositif lorsque l’on presse le déclencheur et un mode permanent. Lorsque cet objectif est utilisé sur un appareil autre que le L-1 (en pratique un Olympus) seul le deuxième mode est disponible.
Il n’est pas extravagant de penser que Leica va sortir sa version dans la foulée comme ils l’avaient fait avec le Digilux-2 qui était la version Leica du LC-1
L’autre nouveauté c’est qu’entre la sortie de la gamme Sigma, les zooms conçus par Leica et la gamme existante d’objectifs Olympus qui à priori seront tous montables sur les boîtiers Olympus, Panasonic et donc l’éventuel (mais j’imagine probable ) Leica, ce petit monde est en train de nous réinventer le 42 à vis (souvenirs..) avec ses objectifs interchangeables entre les marques, et rien que pour ça, ce qui se passe est intéressant.
Si on regarde la chronologie des événements :
- Septembre 2002 Olympus et Kodak conçoivent le système 4/3
- Fin 2003 Panasonic sort le LC1 équipé d’un zoom (28-90 f:2-2,4) conçu par Leica. Leica sort sa propre version (à priori identique à la puce rouge près)
L’accord Panasonic Leica n’est pas nouveau, les caméscopes milieu et haut de gamme Panasonic sont équipés de zooms conçus par Leica et qui font l’unanimité (GS400 et maintenant son remplaçant GS500 dans le grand public, DVC30/60, DVX100[1] et HVX200 dans le prosumer). Parler des machines Pana à un amateur, fan de vidéo, lui provoque immanquablement un demi-orgasme (justifié). - Février 2004 Mastushita (la maison mère de Panasonic) rejoint le groupe 4/3
- Janvier 2005 Panasonic et Olympus passent un deal pour sortir un appareil en commun
- Septembre 2005 Leica sort sous sa marque le compact Panasonic LX-1 (qui a l’originalité d’avoir un capteur 16/9)
- Janvier 2006, Le E330 utilise un capteur LMOS (il n’y a pas de faute de frappe) de chez Panasonic
- Février 2006 Leica rejoint le groupe 4/3
[1] à ce sujet si un généreux mécène veut bien m’envoyer un DVX100B, je ne l’épouserai pas mais le coeur y sera
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Olympus floute l’écart entre compact et reflex
J’adore pouvoir écrire je l’avais bien dit, ça me fait du bien au nombril (un organe qu’on néglige, le nombril, qu’on néglige à tort).
Il y a un peu plus de deux ans j’avais évoqué la possibilité de révolutionner la visée des reflex..
Olympus vient de le faire avec le E 330.
Ce E330 reprend le design du E 300 [1] mais avec deux capteurs. Un capteur 4/3 - 7,5 millions de pixels de technologie MOS pour la production de la photo, et un second capteur [2] destiné à l’affichage sur l’écran arrière qui forme donc une image permanente sur cet écran arrière. Ce second capteur dédié à l’affichage de l’écran est situé dans le “prisme de visée” . Je mets “prisme de visée” entre guillemets, parce que le E 330 comme le E 300 n’utilise pas de prisme mais un système de miroirs, dit prisme de poro utilisé entre autre dans les jumelles. C’est la raison pour laquelle entre autres son miroir (le miroir du système reflex) se déplace latéralement et pas de bas en haut.
En pratique il y a deux modes:
- un mode classique ou les éléments “reflex” (miroir, obturateur…) sont en place, l’image de l’écran est alors formée par le capteur secondaire.
- un mode macro ou le miroir se lève et l’obturateur s’ouvre. Le 330 se comporte alors comme un compact et l’image est formée par le capteur principal (mais alors il n’y a plus de visée reflex).
La question à laquelle je n’ai pas de réponse faute d’avoir essayé cet engin séduisant, est celle de l’impact de ce prélèvement de lumière pour le capteur secondaire sur la clarté de la visée reflex. A suivre donc…
Le E330 a donc à la fois une visée reflex et en même temps un écran articulé sur lequel ce qui se trouve devant l’objectif s’affiche en permanence comme sur un compact [3].
J’aime beaucoup cette idée que je trouve à la fois évidente et sympa. La visée reflex est certes excellente mais il y a des tas de situations (appareil tenu a bouts de bras, au raz du sol etc..) ou elle est vraiment mal commode. Le E330 représente sur le papier le meilleur des deux mondes.
J’écris sur le papier parce que apparemment le E330 utilise un viseur articlé avec le système de charnière abracadabrant des bridges style 8080/7070 d’Olympus, ce qui fait qu’il est plus orientable que vraiment articulé.
Sur le papier, ce petit E330 risque fort d’inaugurer une nouvelle ère pour les appareils numériques, c’est la première fois que je vois un appareil qui ne se contente pas de singer ce qui se faisait avec du film mais qui met en oeuvre des choses qui n’étaient pas possibles avant.
Moralité : bravo Olympus !
Pour la petite histoire, Olympus n’est pas le premier fabricant à utiliser un solution multi-capteurs, c’est ce que fait le petit compact Kodak v570 qui a deux objectifs (un zoom classique plus un grand angle fixe) et un capteur devant chacun de ces objectifs
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[1] Et pas uniquement le design, il en reprend le viseur à miroirs de type Poro (au lieu du prisme) et donc le miroir à déplacement latéral (il ne se déplace pas de bas en haut mais de droite à gauche) plus bien sûr, le système antipoussière exclusif des reflex Olympus. Le 330 est sur le plan boîtier une mise à jour du E 300 avec notamment un nouveau capteur (de même taille) 7,5 millions de pixels en techno MOS alors que le 300 avait un CCD de 8 millions de pixels. A priori ce capteur vient de chez Panasonic qui a de l’expérience dans les capteurs MOS. Le fait que le E 330 utilise un système de Poro a du faciliter la mise en oeuvre de cette double visée. Ce serait sans doute possible avec un prisme, mais là c’était beaucoup plus simple, d’après les schémas communiqués par Olympus, un des miroirs du système de Poro est semi-transparent.
[2] Ce deuxième capteur destiné à l’affichage doit avoir une résolution assez faible parce que dans le cas contraire je ne comprends pas pourquoi le e330 ne fait pas de vidéo ce qui serait top.
[3] Pour ceux qui n’ont pas de reflex, les reflex numériques sont construits sans grande originalité en remplaçant dans une carcasse de reflex argentique, le système de maintien du film par un capteur. Résultat, l’écran d’un reflex n’affiche pas d’image jusqu’à ce que la photo soit prise. Le reflex n’affiche que l’image qui vient d’être prise, pas celle qui va être prise. La vsée se fait donc obligatoirement par le viseur, pas avec l’écran.
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