Pioneer se retirerait de la fabrication d’écrans plasma
Pioneer, un des acteurs de premier plan des téléviseurs plasma (avec sa gamme Kouros) pourrait annoncer le 7 l’arrêt de la fabrication de dalles plasma. La gamme Pioneer continuerait, les dalles étant acquises auprès de Panasonic.
- Le communiqué (en PDF et en japonnais)
A lire également (en anglais)
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A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD
- A la découverte du xvYCC
- A la découverte du « Deep Color »
- Le Blu-ray l’emporte.. enfin
- A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
Note : ce texte est en cours de rédaction
Dans la Haute Définition, il y a trois aspects. Le premier est la qualité d’image, le second qui est indissociable du premier est l’accroissement sensible de la taille des écrans (je reviendrai là-dessus) le troisième est le son.
Ce troisième point est le parent pauvre.. en terme de communication, et c’est dommage parce qu’il contribue largement autant que la qualité de l’image à l’ « expérience Haute Définition ».
Voici donc un petit point sur ces formats nouveaux au noms barbares. Ce n’est pas un texte pour spécialiste et pour qu’il reste compréhensible j’ai pas mal simplifié les choses, mais les grands principes sont respectés.
Deux entreprises monopolisent le marché de la compression sonore (et du multiplexage pour faire tenir plusieurs voies sur une seul piste) : Dolby et DTS
Au départ Dolby faisait un système dédié à la réduction du bruit, et il a été étendu.
Les DVD standards utilisent deux formats pour les pistes audio : le Dolby Digital (appelé aussi AC-3) ou le DTS
Tous les deux peuvent gérer des pistes audio depuis le mono (bien sur ça n’existe pas, mais ce serait possible) jusqu’à du 5.1. DTS a même des options pour faire du 6.1
En fait, la spécification DVD prévoit qu’un lecteur doit être capable obligatoirement de décoder du son encodé au format Dolby Digital ou PCM.
Le PCM c’est du son non compressé.
Le DTS est optionnel, mais on a tendance (à tord ou à raison c’est un débat sans fin parce que ça dépend de trop de facteurs pour être catégorique) que le DTS serait un poil meilleur.
Le Dolby et le DTS sont des formats dit « lossy » c’est-à-dire qu’ils sont compressés « avec perte » (loss = perte). En pratique donc un fichier encodé en Dolby ne restitue pas la totalité de ce qui avait été enregistré au départ.
Ces formats sont sympas, de qualité honnête, mais avec la Haute Définition on a besoin d’un son qui soit plus proche du son d’origine, un son de bien meilleure qualité.
On considère que le son entre pour 50% dans la perception globale.
A titre personnel, j’irais même plus loin. Lorsqu’on a une image moyenne et un son top, pas grand monde ne réagit, en revanche face à une super image et un mauvais son, la plupart des gens ont une réaction de rejet.
Cette histoire d’audio est donc fondamentale pour la Haute Définition.
En haute définition c’est toujours Dolby et DTS qui font la loi
Les formats de la haute Définition
1er niveau
Dolby Digital + et DTS-HD HR (High Resolution)
Le Dolby Digital + est une version améliorée du Dolby Digital des DVD. Il peut aller jusqu’au 7.1
Le support du DD+ est optionnel, les lecteurs BR peuvent ne pas le reconnaître auquel cas la bande est lue comme du Dolby Digital classique
Le DTS-HD HR est au DTS ce que le Dolby Digital + est au Dolby Digital. C’est donc une version légèrement améliorée du DTS. Comme pour le Dolby Digital + le support de ce format est optionnel et donc, si le lecteur ne le reconnait pas, la piste son sera lue comme du DTS classique.
On grimpe d’un cran en qualité
PCM
Le PCM est une version exacte du son original, la qualité est donc top.. l’encombrement sur le disque aussi. En pratique, le PCM n’est par définition pas compressé mais pour éviter d’occuper une place trop importante, les studios le resamplent à un débit plus bas ce qui au fond revient au même que la compression.
Tous les lecteurs BR sont obligés de reconnaitre le PCM
En haut de l’échelle : Les formats spécifiques de la HD
Dolby TrueHD et DTS-HD MA (Master Audio)
Ces deux formats très similaires sont dits « lossless » (ce qui veut dire « sans perte » dans la langue de Paul Auster)
Tous deux sont optionnels et tous deux sont prévus de telle sorte que si le lecteur ne les reconnait pas ils peuvent être lus comme du Dolby Digital classique pour le Dolby TrueHD ou du DTS de base pour le DTS-HD Master Audio
A noter : comme je viens de le noter les deux formats typiques de la HD, True HD chez Dolby et HD Master Audio chez DTS sont conçus de telle façon que si le lecteur BR ne sait pas les lire (rappel leur support est optionnel), le téléspectateur ait au minimal un son Dolby ou DTS habituel. Dans le pire des cas, le son d’un film BR est comme celui d’un DVD, dans le meilleur des cas il est infiniment supérieur.
La segmentation par l’audio
Il existe donc trois familles de lecteurs Blu ray
- La première a des capacités sonores limitées, elle lit par exemple le Dolby Digital + et le DTS-HD HR mais ne sait pas gérer les deux nouveaux formats HD (Dolby TrueHD et DTS-HD MA (Master Audio)). En résumant on peut dire qu’on a de l’image HD certes, mais du son de DVD
- La seconde lit tous les formats mais ne sait décoder que les Dolby et DTS de base. Les autres formats en revanche sont copiés « bit à bit » sur la sortie HDMI (pour faire chic on dit qu’elle les transmet en « bitstream »). Utilisé seul un lecteur de ce type donne donc un son de DVD mais si on lui adjoint un ampli Home Cinéma HD (parmi les modèles populaires il y a les Onkyo TX-SR605 et TX-SR875, et le Yamaha RX-V3800) alors on a une salle de cinoche à la maison.
- La troisième, la plus évoluée sait au choix, lire ces nouveaux formats ou les faire suivre en bitstream sur la sortie HDMI
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Le Blu-ray l’emporte.. enfin
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD
- A la découverte du xvYCC
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- A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
C’est officiel, Toshiba jette l’éponge pour le HD-DVD, le successeur du DVD est donc, le Blu-ray.
Cela dit, dans un monde de l’électronique grand public ou tout va très vite il serait mal venu de sourire des mésaventures de Toshiba qui a très bien joué son coup, n’a pas gagné mais il s’en est fallu d’assez peu au fonda, et ça, c’est la vie.
Il est plus intéressant de noter qu’encore une fois Microsoft échoue en essayant d’imposer quelque chose au-delà de son pré carré informatique.
En fond il est heureux que cette rixe qui a totalement brouillé la succession du DVD s’arrête enfin. Je parle de succession du DVD parce qu’au-delà de l’emphase marketing c’est au fond de ça qu’il s’agit, de tout ça, rien que de ça.
Les lecteurs Blu-ray sont d’excellents lecteurs DVD avec pour les modèles Panasonic (pub oui, mais vérifiable) des processeurs dédiés à « l’upscaling »b vraiment excellents et généralement supérieurs à ce que l’on trouvait sur les lecteurs de DVD classiques.
Ces appareils peuvent lire « aussi » des disques Blu-ray, pas uniquement. Je ne suis pas certain que la mousse qui a été faite autour de la HD ait rendu la chose bien compréhensible.
Puisque je parle de processeurs, l’image diffusée par un lecteur Blu Ray est fortement compressée sur le disque est traitée lors de sa diffusion. Concrètement cela signifie que tous les lecteurs ne sont pas ni identiques ni équivalents, et ce, surtout en ce qui concerne la qualité d’image (ou de son) fournie.
Pour le reste, ces lecteurs vont connaitre un certain nombre d’évolutions. Comme on m’a récemment posé la question, je résume la chose :
- La norme Blu Ray est évolutive. Chaque étape de la spécification Blu Ray s’appelle un « profile ».
- Les appareils conformes au « profile 1.0 » étaient des lecteurs simples (chez Panasonic cela correspond au lecteur BD10).
- Le cran suivant s’appelle « profile 1.1 » ou « Final Standard Profile 1.1 ». Le tout nouveau lecteur DMR-BD30 (il sort le mois prochain pour 500 euros avec deux films) est conforme à cette version de la spécification (c’est un des premiers).
La différence est que les appareils conformes à cette version de la spécification doivent avoir un peu de mémoire interne, et surtout, être capables de mettre en œuvre le PiP (Picture in Picture) c’est-à-dire d’afficher une image à l’intérieur de la fenêtre d’affichage principale.
En gros cela permet d’afficher des commentaires du réalisateur en incrustation d’un film ou des choses du genre.
Naturellement, si l’appareil est « capable » de le lire, il faut que le disque Blu Ray du film ait été réalisé avec ces contenus additionnels. - Le cran suivant s’appellera « profile 2.0 » ou « BD Live » il permettra d’afficher en incrustation non plus simplement des contenus qui se trouvent sur le disque en train d‘être lu, mais des contenus qu’il récupèrera sur internet (sur un site dédié mis en œuvre par le distributeur du film). Les appareils conformes à cette spécification seront donc dotés d’un port Ethernet pour être connectés au réseau internet familial.
Ceci étant cette interactivité qui fera les beaux jours des pubs et des argumentaires de vente, c’est quand même juste une mise en scène différente de ce que l’on faisait autrefois (enfin tout à l’heure) avec les bonus des DVD (le BD Live étant plus sophistiqué quand même, puisque le contenu ne se trouve pas sur le disque mais sur internet et donc, peut être mis à jour, enrichi etc…).
Ce qui est en revanche un critère très différenciant, c’est la qualité de l’électronique des lecteurs. Comme je l’ai écrit en début de texte, si tous les lecteurs Blu-ray lisent.. des disques Blu ray (bon ok c’est un peu la moindre des choses), tous pour autant ne sont pas équivalents, en terme de qualité d’image.
Reste la question du Blu-ray comme support de stockage et là c’est clair, il nous faut des graveurs Blu-ray pas chers et de la galette à mettre à l’intérieur du dedans. Ca aussi ça va venir et ce n’est pas un des aspects les plus désagréables du Blu Ray, parce que des disques pour les sauvegardes, contenant 25, 50 Go voire plus.. miam…. y a moyen de faire des trucs avec.
- Au CES 2006 les studios qui en 2007 se sont tournés vers le Blu Ray, annonçaient tous qu’ils allaient adopter le HD-DVD, lequel si cela s’était réalisé aurait sans doute gagné [↩]
- Upscaler (littéralement : faire monter sur l’échelle) consiste à gonfler une source de définition standard et donc en 720×576 pixels, en haute définition [↩]
A lire également
A la découverte du « Deep Color »
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD
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- Le Blu-ray l’emporte.. enfin
- A la découverte des nouvaux formats audio de la HD
Note: ce texte est en cours de rédaction
L’arrivée de la haute définition s’accompagne du développement de technologies destinées à fournir non seulement des images plus grandes (c’est ce en quoi consiste la haute définition) mais également des images plus riches en couleurs.
En pratique pour l’instant, il existe deux méthodes pour améliorer la qualité des couleurs affichées sur l’écran (en fait leur nombre, pas leur qualité) :
- La première de ces techniques consiste à utiliser la totalité de ce dont est capable le traditionnel encodage sur 8 bits par couleur. C’est la spécification x.v.YCC (à lire ici)
- La seconde consiste à pousser le raisonnement un cran plus loin et à augmenter le nombre de bits servant à décrire chaque couleur, c’est ce qu’on appelle Deep Color.
Dans les deux cas, cela ne fonctionne que si la source est bien conforme à une de ces deux nouvelles spécifications (en pratique donc, pas de transmission TV pour l’instant).
Ok, je sais c’est un peu compliqué, donc revenons sur cette histoire de RVB
La télévision utilise ce que l’on appelle la « synthèse additive », c’est-à-dire qu’une couleur est créé en additionnant des couleurs de base. Au repos la télévision affiche du noir, le système d’affichage (qu’il s’agisse de Plasma ou de LCD) va générer les couleurs en additionnant en part variable de la lumière verte, rouge et bleue.
Pour des raisons historiques chacune des trois couleurs est stockées sur 8 bits, ce qui représente 255 paliers possibles pour chaque couleur.
A ce moment de la manœuvre vous avez deux options :
- Me croire sur parole lorsque je vous dis que 8 bits cela autorise 255 paliers par couleur (options raisonnable)
- Ne pas me croire et apprendre à compter en binaire (option masochiste).
Si vous avez choisi la seconde option, en version courte, un octet est la représentation de 8 bits qui peuvent chacun prendre 2 états : 0 ou 1.
En langage binaire cela va donc de 00000000 à 11111111.
Cela donne donc 2^8=256 états et les nombres chiffrables de cette façon vont de 0 à 255.
Si les calculs binaires vous intéressent, jetez un œil ici :
Des bits et des couleurs
Note : il n’y a ni contrepèterie ni grossièreté dans le sous-titre, mais cette histoire de codage des couleurs est importante, donc revenons dessus un instant.
En mode RVB (il y en a d’autres) les couleurs se définissent par l’association en part variable de trois couleurs, le Rouge, le Vert et le Bleu.
Pour avoir une idée de ce que produisent les différentes combinaisons, le plus simple est de jeter un œil dans un logiciel de retouche d’image.
Les photos JPEG issues de votre appareil photo ou les images diffusées par votre téléviseur, ont des couleur codées en 8 bits par couleura. Ces 8 bits permettent d’avoir 255 paliers pour chaque couleur.
Petite digression photographique : il est possible avec les appareils sophistiqués, d’enregistrer les fichiers au format dit « raw », c’est-à-dire d’enregistrer les informations brutes en provenance du capteur.
Dans ce cas on doit « développer » ensuite ces informations dans un logiciel dédié qui va générer une image dans un format utilisable (JPEG par exemple).
Cette façon de faire permet de corriger les éventuels défauts de l’image de façon bien plus souple et moins destructrice qu’un travail direct sur le JPEG.
Pourquoi ? Parce que les capteurs d’appareils photo enregistrent les fichiers en codant les couleurs sur 12 bits voire 14 bitsb. C’est-à-dire qu’ils enregistrent des informations nettement plus fines et plus complètes que ce que peut contenir le JPEG qu’on génèrera au final, et qui lui code chaque couleur sur 8 Bits.
Les logiciels de traitement de fichiers raw peuvent travailler en 16 bits par couleur voire plus.c :
Conséquence, en opérant toutes les modifications des fichiers alors qu’il est en 12 bits, on ne détruit que peu d’information et on a de meilleure probabilités d’obtenir un fichier JPEG (8 bits) propre. Alors que si l’on travaille directement sur le JPEG, toute modification du fichier détruit de fait un peu l’image.
Et pour obtenir encore plus de couleurs ?
Pour obtenir plus de couleurs, une fois qu’on a mis en place le nouvel espace colorimétrique x.v.YCC, il ne reste plus qu’une solution : coder chaque couleur sur plus de 8 bits, exemple 10 bits, 12 bits, 16 bits, (attention aux chiffres, comme il y a trois couleurs vous pourrez lire ça et là « un codage sur 30, 36 voire 48 bits » ce qui réfère bien à 10,12 ou 16 bits par couleur x 3, puisqu’il y a 3 couleurs : Rouge , Vert et Bleu).
L’augmentation du nombre de bits consacrés à coder chacune des trois couleurs de base augmente rapidement le nombre de gradations possibles pour chaque couleur :
- Avec 8 bit par couleur, comme nous l’avons vu il y a 2 puissance 8 soit 255 paliers
- Avec 10 bits par couleur il y a 2 puissance 10 soit 1024 paliers
- Avec 12 bis par couleur il y a 2 puissance 12 soit 4096 paliers
- Avec 16 bits par couleur il y a 2 puissance 16 soit 65636 paliers etc etc…
Le codage sur 8 bits par couleur (donc 24 bits au total) permet d’afficher 16,7 millions de couleurs, ce qui peu ou prou correspond à ce que l’œil humain peut distinguer.
Avec les codages étendus, on peut atteindre le milliard de couleurs, soit une palette plus large que ce que l’œil humain peut distinguer.
Quel rapport avec HDMI 1.3 ???
A chaque fois que vous lirez quelque chose sur la norme HDMI, vous tomberez à un moment ou à un autre sur une phrase du type « HDMI 1.3 permet d’utiliser Deep Color ».
Quel rapport entre ces deux éléments qui à priori n’ont rien à voir et ne sont pas de même nature, puisqu’on a d’un côté un cordon (le HDMI c’est la Péritel de la HD) et de l’autre, une extension du moyen de représenter les couleurs en valeurs binaires ????
C’est simple, basique purement mathématique voire logique : plus on augmente le nombre de bits consacré à chaque couleur, plus on augmente la quantité d’informations qui transite par les tuyaux.
Les tuyaux traditionnels étaient dimensionnés pour faire transiter des flux vidéo avec des images codées en 8 bits. Pour pouvoir véhiculer la masse d’information correspondant à un flux vidéo codé en 10 12 ou 16 bits il faut des tuyaux plus gros.
HDMI version 1.3, défini précisément une connexion permettant d’acheminer la quantité de données correspondant à ce plus gros flux, d’où l’association systématique entre HDMI 1.3 (qui est un système de raccordement des divers éléments de la chaine HD) et Deep Color (qui est un système de codage étendu des couleurs de la vidéo).
Mais bon HDMI ne fait pas que ça, on verra ça une prochaine fois.
Euh mais comment ça se passe au niveau de l’écran lui-même ?
Les dallesd sont capables d’afficher en 8 voire 10 bits. Le traitement du signal est possible sur des valeurs de codage très élevées, mais au final l’affichage est ramené à… ce qui est effectivement visible par l’œil.
Mais alors à quoi sert cette débauche de couleurs si in fine on en revient à 8 ou 10 bits ?
L’affichage des téléviseurs HD est piloté par un microprocesseur (VReal 2 et 3 dans le cas des téléviseurs Viera de Panasonic). Ce micro processeur gère une foule de choses et notamment la gestion de couleurs. Travaillant avec une palette de couleurs nettement plus large que celle qui sera effectivement affichée, il peut a tout moment sélectionner la teinte la plus adaptée.
Ceci étant, le deep color est avant tout une technologie qui prépare le futur. Pour l’instant la grande majorité des sources est codée en 8 bits, mais demain ?
Un exemple, le format HD Photo que Microsoft tente de faire normaliser et de promouvoir en tant que remplaçant du JPEG (ce n’est pas gagné, le JPEG a jusque là enterré tous ses potentiels remplaçants, confer le triste sort, qu’à connu le JPEG2000) peut gérer bien plus de 8 bits par couleur.

- Même si vous avez opté ci-dessus pour l’option 1 et donc, avez fait l’impasse sur le cours de maths, vous conviendrez que 3 couleurs codées chacune sur 8 bits, cela fait au total une image codée sur : 3×8 = 24 bits [↩]
- Petite précision pour calmer l’éventuel émoi des puristes : en photo ce ne sont pas des “couleurs” qui sont codées mais de stricts niveaux de luminosité puisqu’un capteur photo fonctionne en noir et blanc. Les couleurs sont générées par la suite lors précisément du traitement du fichier raw. [↩]
- Dans ce cas comme le fichier raw original n’en contient que 12 ou 14, le logiciel complète avec des zéros [↩]
- La « dalle » est le composant qui gère l’affichage, c’est l’écran lui même [↩]
A lire également
S’y retrouver dans la TV HD
Le magazine TVHD/Cinéma chez soi publie dans son numéro de février, sous le titre TVHD, soyez prêts ! un intéressant dossier sur la TVHD, ses développements à venir dans les prochains mois, l’offre diffuseur etc.

Il ne s’agit pas d’un dossier technique mais d’une description détaillée de ce qui va se passer pour le téléspectateur.
C’est simple, complet, bien fait, très pédagogique et extrêmement lisible (pour un sujet qui peut facilement virer au soporifique).
Bref du très bon boulot.
Vous pouvez également lire sur ce même sujet le papier de Daniel Pascoal sur CNet, qui reprend les mêmes thématiques (rendons à César.. Daniel a écrit ce papier deux mois avant Cinema chez soi) :
France Televisions publie également un petit texte (infiniment moins clair que les deux suscités.. et c’est un euphémisme) sur ce même thème, texte logiquement limité aux chaines du groupe France Télévisions :
A lire également
A la découverte du xvYCC
Cet article fait partie d'une série sur le thème : Les technos de la télé HD
Les derniers téléviseurs HD et la toute dernière génération de caméscopes HD utilisent (ou plus exactement peuvent utiliser) un système de restitution des couleurs appelé x.v.YCC (ou Digital Cinema Color chez Panasonica et x.v.Colour chez Sony).
Cette façon de gérer les couleurs promet des images avec des couleurs plus riches, plus réalistes que les systèmes antérieurs.
De quoi s’agit –il au juste ??
Pour comprendre les choses il faut faire un petit retour en arrière.
Tous les systèmes de capture ou de restitution d’image en couleurs ont des limitations, ils ne peuvent capturer ou restituer qu’une palette bien définie de couleurs.
La télévision reproduit toutes les couleurs (ou presque..) en utilisant le Rouge, le Vert et le Bleu. En associant en parts variables ces trois couleurs, l’écran peut reproduire les teintes que reconnait notre œil (du Rouge + du Bleu vont donner du magenta, du Rouge + du Vert vont donner du Jaune, du Bleu + du Vert vont donner du cyan etc…).
En variant l’intensité de chaque couleur on varie la tonalité obtenue.
Plus il y a de paliers disponibles pour chaque couleur, plus l’écran de TV est capable de restituer un grand nombre de variations (si le Bleu, le Vert et le Rouge n’ont que disons.. trois niveaux d’intensité, les combinaisons possibles seraient bien moins importantes que s’il en avaient 255.
Plus il y a de gradations donc plus l’écran est susceptible de reproduire des couleurs réalistes.
Hélas, la gamme des couleurs qui peuvent être reproduite n’est pas infinie, elle est limitée par l’espace colorimétrique.
L’espace quoi ?
Un Vert, ça ressemble à quoi ? Si vous posez la question à dix personnes vous allez avoir dix réponses différentes, si vous la posez à 100 personnes vous aurez 100 réponses différentes etc.
La couleur est quelque chose d’éminemment subjectif.. sauf que, dans un contexte de TV il faut au contraire que cette couleur soit quelque chose de précis.
Lorsque votre téléviseur reçoit un signal de « rose chair », il faut qu’il reproduise bien un « rose chair » et pas un rouge clair ou un rose bonbon.
Bref, les couleurs doivent être standardisées.
Une fois standardisées, un rouge est un rouge (et le même rouge pour tout le monde. Un vert est un vert (et le même vert) pour tout le monde etc…
Un organisme est chargé de définir des standards en matière de colorimétrie, c’est la Commission Internationale de l’Eclairage ou CIE.
En 1990 une spécification a défini ce à quoi correspondent un rouge, un vert et un bleu dans un contexte de TV haute définition.b.
Concrètement, ces valeurs sont représentées par des points sur des graphiques.
Ensuite, pour vérifier que des péeiphériques (par exemple un appareil photo et une imprimante, ou encore une chaine diffusant des images TV et un téléviseur) sont bien capable de restituer la même étendue de tons, ont été définis des “espaces colorimétriques”.
Rien ne sert en effet que la chaine X diffuse des images avec une finesse de couleur inouïe si les téléviseurs sont incapables de les restituer, ou que votre appareil photo soit capable d’enregistrer une infinie subtilité de tons si votre imprimante est incapable de les rendre à l’impression. Pire encore, imaginez que votre écran soit bien capable de restituer l’étendue des tons enregistrés par votre appareil photo mais que votre imprimante elle n’en soit pas capable.. toute retouche devient impossible.
A minima il faut qu’il vous soit possible de vérifier si les couleurs enregistrées par votre appareil seront bien toutes rendues par l’imprimante (certains logiciels comme Photoshop permettent de vérifier ça).
Pour vérifier la concordance des couleurs produites par l’un et restituée par l’autre, on a défini des “espaces colorimétriques”
Il y a donc deux niveaux de standardisation des couleurs :
- le premier est leur définition officielle au regard de la CIE (un “rouge” a telle valeur exacte)
- le second est l’étendue des couleurs qu’est capable de manipuler un périphérique (c’est donc ce qu’on appelle l’espace colorimérique).
L’illustration ci-dessous représente divers « espace colorimétriques ».

Le sRGB est l’espace utilisé par les imprimantes. Concrètement donc cela veut dire qu’une imprimante ne peut pas reproduire une couleur qui se trouve en dehors de l’espace sRGB.
Comme on le voit l’espace sRGB est moins étendu que le Adobe RGB. Pour cette raison, les compacts encodent les couleurs des photos qu’ils prennent en plaçant les valeurs dans l’espace sRGB.
Donc si vous regardez une image sur votre PC, votre téléviseur, ou encore si vous l’imprimez, vous obtiendrez en théorie les mêmes couleurs que celles qu’a enregistré le Lumixc.
Certains appareils proposent d’enregistrer les photos dans des espaces plus larges (AdobeRGB notamment) mais cela n’est utilisable que si la photo doit ensuite être retouchée. Dès qu’elle sera imprimée les valeurs seront de faits limitées à l’espace sRGB.
Mais bon on s’écarte de la télé ;
En 1990 donc un espace colorimétrique a été défini pour la TV HD. C’est indispensable pour que tout le monde soit calé sur les mêmes couleurs et que le héros de votre série préférée ait bien toujours le même teint délicieusement hâlé (lequel teint peut être ruiné par un mauvais réglage ou une mauvaise qualité d’affichage du téléviseur).
Comme le rôle de l’espace colorimétrique est de définir les couleurs qui peuvent être reproduites, toutes les couleurs ne peuvent pas l’être. De toutes façons dans un mode de représentation RGB, certaines couleurs ne peuvent pas être reproduites (c’est le cas des fluos par exemple).
Les images RGB utilisées en vidéo sont codées sur 8 bits (soit 255 niveaux) mais seules les valeurs qui vont de 16 à 235 sont utilisées. Les autres étaient destinées à véhiculer des informations techniques sur le signal dans le cadre des TV analogiques.
Avec la télévision numérique, on a plus besoin de ces info techniques et donc les valeurs de 1 à 15 (et de 235 à 255) sont utilisables.
C’est là qu’intervient ce xvYCC dit également Extended Gamut YCC.
Il s’agit d’un espace colorimétrique qui recouvre la totalité des couleurs qu’il est possible de créer en utilisant 255 paliers de Rouge de Vert et de Bleu. Il décrit de fait 1,8 fois plus de couleur que l’espace colorimétrique réduit utilisé traditionnellement par la télévision (puisque comme on vient de le voir sur les 255 bits de codage disponibles, un certains nombre avaient été réquisitionnés pour véhiculer des infos sur le signal transmis).
En pratique donc, et contrairement à la présentation un rien emphatique qu’en font les constructeurs (moi compris), le x.v.YCC n’est ni une technologie miracle, ni une extension magique du très classique RGB, mais plus simplement l’utilisation de ses possibilités à 100% alors que la télé analogique n’en utilisait qu’une assez petite partie.
Le futur caméscope Panasonic SD9 qui enregistre en 1920×1080p sur une carte SD (sortie prévue en mars) filme en xvYCC, et donc enregistre beaucoup plus de couleurs qu’un caméscope HD classique.
Mais alors, comment les choses se passent-elles si on branche ce caméscope sur un téléviseur HD classique, ne travaillant pas en xvYCC ?
Pour rester compatible avec l’enregistrement classique des couleurs, le xvYCC utilise la même façon pour représenter les Rouges, Verts et Bleus.
L’espace supplémentaire disponible pour stocker des valeurs numériques est utilisé pour représenter les Verts profonds, Bleus profonds et Rouges profonds ainsi que les couleurs intermédiaires qui étaient en dehors des limites enregistrables en YCC habituel.
Résultat, si la chaine est totalement compatible avec le xvYCC (caméscope et Téléviseur par exemple) l’affichage produit des couleurs beaucoup plus riches, si un des éléments ne l’est pas, l’affichage produit les couleurs habituelles.
Pour l’instant ce nouveau mode d’enregistrement des couleurs ne concerne que les caméscopes, la diffusion TV utilise toujours le système classique.
- Ce n’est pas tout à fait exact, Panasonic ajoute au x.v.YCC un léger décalage de la colorimétrie pour un rendu moins “vidéo” plus proche de ce que donne le cinéma, mais on peut en gros considérer pour la clarté de l’explication que Digital Cinema Color est l’équivalent de X.V.YCC [↩]
- Si vous aimez les choses compliquées la spécification porte la référence ITU-R BT.709, [↩]
- « en théorie » car cela suppose que chacun des éléments soit correctement réglé et traite de manière comparable le signal qu’il reçoit, dans la vraie vie c’est rarement le cas, et c’est la raison pour laquelle les photographes pointilleux calibrent leur écran et leur imprimante, pour s’assurer qu’un rouge donné va bien être rendu de façon identique à l’affichage et à l’impression. [↩]
A lire également
Cuisine interne : la petite histoire du Blu-Ray
Depuis déjà pas mal de temps, les ténors de l’électronique grand public se crêpent le chignon pour savoir quel va être le format de stockage sur disque de demain et surtout le successeur du DVD.
Les CES se suivent et ne se ressemblent pas. L’édition 2008 semble annoncer l’enterrement du format HD-DVD, alors que l’édition 2006 laissait entrevoir sa victoire.
Paramount Pictures, Universal Studios, HBO Video, New Line Entertainment et Warner Home Video associés à Toshiba (Toshiba est le père du HD-DVD) avaient annoncé que leurs fonds de films seraient dispo en HD-DVD. Ces 5 studios représentaient la moitié des films jamais produits. En Europe, le Studio Canal rejoingnait le groupe HD-DVD.
Le vent à tourné et l’industrie a presque tranché : le vainqueur sera le Blu-Ray.
C’est l’occasion de jeter un oeil en arrière….si vous avez aimé Dallas, vous allez adorer l’histoire du DVD haute définition. En voici une histoire condensée (il y aurait de quoi écrire un livre).
Le CD est un truc pas tout jeune, Philips l’a lancé en 79 en partenariat avec Sony (les premiers « laser discs » datent de 69..). Par la suite les projets de successeur du CD se sont multipliés (MultiMedia Compact Disc, Super Density Disc.. sans compter les variantes dédiées comme le CD Photo de Kodak), toutes ont fait un flop.
Mais de ce flop il est resté deux camps, avec d’un côté Philips et Sony et de l’autre Hitachi, Panasonic, Mitsubishi, Pioneer, Thomson.
Sous la houlette du boss d’IBM qui trouvait que ça commençait à bien faire, tous ces gentlemen se sont mis d’accord quelques années plus tard sur un nouveau format de disque de plus grande capacité, le DVD.
Mais si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes en fait Sony et Philips se sont plus ou moins sentis grugés par cet accord (une sombre histoire de royalties) et se sont mis à bosser sur le successeur du DVD basé sur un système de lecture optique que Sony avait développé dans son coin et qui a commencé sous le nom de Professional Disc for DATA (acronyme ProDATA), pour devenir le Blu Ray.
Toshiba de son côté s’est mis à plancher sur son système propre qui a vu le jour tout d’abord sous le nom de Advanced Optical Disc, pour finir par s’appeler HD DVD. Nec est venu rejoindre Toshiba par la suite
Si les deux systèmes reposent sur des principes identiques, ils sont incompatibles et surtout ils sont l’objet d’une lutte sans merci à l’intérieur du DVD Forum où un groupe de travail très opposé au projet Blu Ray de Sony/Philips s’est mis à bosser sur un nouveau format HD-DVD. Problème, au duo de départ Sony/Philips, le Blu Ray s’est rapidement vu ajouter un groupe de supporters de taille : Hitachi, Panasonic, Sharp et Samsung. Bref du client sérieux et ça s’est mis à fritter sévère.
Un des arguments du camp HD-DVD est que la différence entre le Blu Ray et le HD-DVD touche à la compatibilité des systèmes. Le format HD-DVD est compatible avec le DVD (un lecteur HD-DVD pourra lire un DVD) alors que le Blu Ray fait table rase du passé, sa technologie est différente de celle des DVD.
Cet argument ne se vérifie pas en pratique car s’il est exact en ce qui concerne la technologie Blu-Ray, il est tout à fait possible de concevoir un lecteur Blu-Ray multiformata, le a, le Panasonic DMP-BD30 par exemple lit tous les disques, Blu-Ray, DVD (de toutes obédiences) CD, et même les cartes mémoire SD.
Si les spécifications techniques et surtout les guerres commerciales et d’influence vous intéressent vous trouverez le détail des différences dans un texte de 2003 de CDRInfo, et lorsque vous aurez fini, un article monumental de CDRFreek, redétaille les specs et les différences.
Sur le plan des capacités, les deux formats utilisent des galettes de 12 cm de diamètre en simple ou double couche :
Blu Ray (capacité maximale théorique 200 Go) : Rom Simple couche: 25Go, Rom double couche: 50Go, RW simple couche : 25 Go, RW double couche : 50 Go.
HD-DVD (capacité maximale théorique 60 Go) : Simple couche : 15 Go, Double couche : 30 Go.
Sur 25 Go on fait tenir 13 heures de vidéo standard et 2 heures de Haute Définition non compressée.
- C’est également le cas avec les lecteurs DVD. Le DVD et le CD utilisent la même technologie sur un plan théorique mais deux mises en œuvre différentes, les lecteurs DVD ont donc deux têtes [↩]







