J’en ai rêvé, Panasonic l’a (peut-être) fait

Panasonic LC1
Je l’ai déjà écrit ici, mon appareil numérique de rêve serait une sorte de Leica M numérique, associant les avantages de la photo « à l’ancienne » (entièrement manuelle) et ceux du numérique.
Je pensais le nouveau couple Minolta-Konica bien placé pour ça du fait des Hexar qui se prêteraient bien à ce genre de manipulation génétique. Apparemment c’est du côté de Leica-Panasonic que cela va venir.

Si le terme Leica-Panasonic vous surprend, il vient du fait que les allemands qui, pour l’instant, ne sont pas en bonne situation pour s’immiscer dans une bataille numérique ou l’arme numéro 1 est le prix, jouent très intelligemment leurs chances en s’associant à des asiatiques.
Ainsi Schneider dessine les zooms de Sony et Leica ceux de Panasonic.

Bref si l’on en croit le site néerlandais Letsgodigital, Panasonic sortirait au printemps 2004 un appareil numérique entièrement manuel, équipé d’un capteur 5 megapixels et d’un zoom Leica F2.0, 28-90 mm (oui oui, f:2.0, plus exactement f:2,0-2,4… miam..)

Cet appareil devrait être présenté au salon CEATEC JAPAN 2003 qui se tiendra du 7 au 11 octobre prochains

Un CL numérique ?
Panasonic LC1
Plus je regarde les caractéristiques de cet engin (qui a un look de Voigtlander Bessa R) , plus je me dis que Leica pourrait nous refaire avec Panasonic le coup du Leica CL/Minolta CLE et si c’est le cas (pas sur, voir plus bas le point d’interrogation sur le viseur),c’est une extraordinaire nouvelle. :

  • 5-Megapixel
  • Leica Vario-Summicron 7-22.5mm (28-90) ouvert de f: 2.0-2,4 à f: 11 (raaah lovely)
  • Zoom manuel
  • Mise au point manuelle (raah lovely bis)
  • Bague de diaphragme à la base de l’objectif (raah lovely ter)
  • Molette des temps de pose de 1/2 à 1/200 et 1 à 8 secondes accessible via les boutons au dos (vite mes sels !!..)
  • Griffe porte flash

Toujours pas convaincu(e) ?, regardez les photos de la bête

No news today…. ah si ! le film est mort

Ce n’est pas une surprise mais cette fois c’est officiel, Kodak, qui va mal, arrête (ou pour faire dans le pudique diminue fortement) les développements dans l’argentique. C’est dire que la pelloche file un très mauvais coton.
Lien vers le communiqué de presse (US)
Kodak va se consacrer (pour la partie grand public) aux EasyShare et aux imprimantes.
Pour cela ils ont débauché un ancien de Lexmark (Bernard Masson) et un ancien d’Olympus (Yusuke Kojima).

Cette annonce a tellement paniqué les investisseurs que Kodak a du se fendre d’un communiqué de presse expliquant que bien sur ils allaient continuer à produire et vendre du film (on s’en doutait un peu à vrai dire) notamment parce qu’en attendant que la conversion de la firme (et des consommateurs) au numérique soit complète « for some time to come,Kodak’s film and paper business will remain the company’s largest source of revenue and cash. » (c’est clair que s’il n’y a que les EasyShare pour faire rentrer des sous, dans l’immédiat…).

Pas trop de le temps d’écrire ici en ce moment parce que je passe pas mal de temps au salon de la moto à donner un coup de main à une association de copains qui ont un stand (et mine de rien ça demande du populo de tenir un stand dans un salon comme ça).

Sur ce je vais aller enfourner une bonne dose de W.O. larsen dans une vieille Brebbia histoire de ne pas me laisser abattre par la bien pensance ambiante (bois plus, fume pas, fais du sport.. avec leurs conneries tout ce qu’on va gagner c’est qu’on va mourir en bonne santé…).

L’adieu aux Caroussel
Première victime du mouvement vers le pixel, la gamme des projecteurs de diapos Kodak tire sa révérence
Lire le communiqué de presse (US)

Pas glop : Dieuzaide se fait la malle

Ca devient une (sale) habitude.
La semaine dernière Johnny Cash décide d’aller jouer pour de bon du country chez Lucifer et là c’est Jean Dieuzaide, un grand bonhomme de la photo qui vient de changer d’angle de vue.
Au fond la mort c’est vraiment nul.

1984 version numérique ou la mort du petit oiseau

La photo numérique c’est avant tout de la photo, avec tout ce que cela comporte soit de duplication de la réalité (cas typique, les photos de vacances) ou de création artistique. Bon ok vous m’objecterez qu’en matière de duplication de la réalité la photo est très discutable et qu’il s’agit avant tout de l’image d’une certaine réalité.. OK

La photo c’est aussi un moyen d’entrer en contact avec les gens, de nouer cette relation étrange et brève qui uni modèle et photographe.

En tout état de cause normalement lorsqu’une image ne représente pas la réalité c’est qu’elle est le fruit de l’imagination, c’est que c’est en quelque sorte une œuvre, une représentation de la réalité modifiée par l’imaginaire de son auteur. OK.. Bon là je sens que vous vous demandez où est-ce que je veux en venir.

Eh bien je veux en venir à l’horreur absolue, un logiciel à faire sourire la réalité. Votre femme vous fait la gueule, votre môme pleure tout le temps, vous êtes tellement triste que tout votre entourage est dépressif, votre copain à une sale gueule… Pas grave ! grâce à FaceFilter vous allez pouvoir ajouter automatiquement des sourires sur les visages de vos images.

Comment ça,  » ça s’peut pas » ?? Si si ça se peut hélas. Le logiciel est en outre simple et pas cher : 20$ en promo 30 $ au tarif normal. Il suffit de lui indiquer la position des yeux et de la commissure des lèvres des visages et il modifie l’image pour rendre vos victimes souriantes.

Inutile donc que le petit oiseau continue à sortir, restez zen si vos modèles tirent une tronche de six pieds de long.. FaceFilter va s’arranger pour les chatouiller sous les bras.

Il ne reste plus qu’à attendre quelque temps pour qu’apparaissent des logiciels à rendre les modèles bien blonds comme il faut, les logiciels à réduire le tour de taille et puis pourquoi pas les logiciels à créer des modèles, après tout à quoi bon se casser les pieds à entrer en contact avec d’autres si l’informatique peut fournir facilement des personnages bien standard?

A pleurer d’horreur ici : http://www.reallusion.com

Le numérique contre la mémoire ?

Le buste droit, le coude nonchalamment posé sur une fausse colonne en pseudo-marbre, le torse bondé le front fier, ça vous rappelle quelque chose ? oui sans doute…la photo de votre grand père ou arrière grand père qui trônait au dessus de la commode des parents lorsque vous étiez gamin. Sur qu’ils sont désuets ces vieux portraits figés, ringards parfois..mais ils ont le mérite d’exister, d’exister encore, d’avoir traversé les générations.
C’est aussi ça le rôle de la photo, servir de support à la mémoire. Et sur ce plan il risque fort d’y avoir comme un trou. Le numérique est plein de qualités, mais le numérique c’est aussi l’image de la génération fast food, vite vu, vite photographié, vite oublié.
Question : qu’allons nous laisser aux générations qui vont nous suivre ?. Si vous ne nous dépêchons pas de nous grouiller d’apprendre à faire des sauvegardes correctes il y a fort à parier que la réponse soit : rien.
Même les sauvegardes en elles-mêmes ne sont pas des garanties absolues.
On parle à date régulière de la durée de vie d’un CD.. Intéressant, très intéressant.. mais que savons nous du temps qui reste à vivre aux lecteurs de CD ? Ils sont immortels ? pas sur, pas sur du tout.

On aurait facilement pu dire la même chose des Syquest 44 qui ont fait les beaux jours des débuts de la PAO et qui étaient un standard de fait. Essayez de trouver un lecteur Syquest aujourd’hui…