Cotton Belly et Bogart à la Flèche d’Or

Samedi 23 à La Flèche d’Or (une des nombreuses salles de spectacles du Nord-Est parisien , dans un rayon d’un kilomètre à la louche, autour de chez moi il y a La Flèche d’Or, La Bellevilloise, Le Studio de L’hermitage, plutôt porté sur les musiques latines et Pan Piper. On est plutôt bien équipés autour de Belleville), à La Flèche D’Or donc, se produisait le groupe de blues Cotton Belly avec en première partie Borgart un groupe plutôt folk/Jazz/pop (a ce que j’ai compris, nommé en hommage à Humphrey).

Le concert était initialement prévu en fin d’année dernière, et puis en fin d’année dernière il y a eu une ambiance vaguement mortifère dans ce coin de Paris et donc il a été reporté à samedi dernier.

Brogart c’est le croisement d’une reconfiguration d’un groupe de jazz manouche, Les Gadjos (un des guitariste passant la basse) associée à une formidable chanteuse franco-britannique Melody Linhart.

Borgart c’est franchement la partie du concert que j’ai préférée. Balance impeccable, chanson jolies, voix parfaites, placement nickel, musiciens du tonnerre (le clavier-saxophoniste est super).. on sent qu’il y a du taf derrière (où s’il n’y en pas pas c’est encore mieux, c’est qu’il y a plein de talent derrière).

Cotton Belly c’est un autre affaire et un autre calibre. Ce quator qui sort un album Rainy Road, dépoussière avec énergie et talent, le blues le plus roots.

Le groupe s’appuie notamment sur un chanteur assez incroyable, Yann Malek, touche à tout génial (il joue avec la même aisance de l’harmonica, de la guitare acoustique ou du Weissenborn). Si vous avez du blues une image un peu statique voire ennuyeuse (auquel cas que la peste vous emporte) courez voir Cotton Belly, le moins que l’on puisse dire c’est que les quatre compères ne s’économisent pas et que ça déménage velu.

Le problème sur ce concert c’est (note importante : je suis un peu pénible) que la balance était catastrophique et que ça m’a bouffé une partie du plaisir.
Le guitariste, Jérôme Perraut, excellent guitariste au demeurant, était quasi inaudible, tandis que la basse du facétieux Christophe Etienne (on sent que la scène c’est son truc) était omniprésente. Cotton Belly utilise pas mal la contrebasse, là kiki l’avait amenée, mais elle a surtout servi de décor, en revanche, sa basse électrique était bardée d’effets (un octaveur plus sur certains morceaux une Big Muff) qui la faisait sonner comme un synthé (faire sonner une Jazz Bass comme un synthé… il devrait y avoir des lois contre ça).
Par moment on se serait cru dans une boite de nuit (alors que le batteur de son côté était parfait).
Il n’est pas exclu que ce choix ait été dicté par la volonté de faire jeune (le public des salles de mon coin est plutôt jeune) et la trouille d’ennuyer avec une sonorité trop blues-classique…mais ça m’a quand même bien gonflé.
Dommage parce que ce groupe est vraiment formidable, son chanteur stupéfiant et l’énergie que dégage le groupe sur scène est épatante (ils ont terminé en faisant danser la salle).

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