PBP2015 : Quatrième étape 600km de Ménigoute

Trajet pour aller prendre le départ

Il manque 40km, j’ai mis accidentellement l’appli en pause pendant un moment…. le final est de 604 km

Trajet pour retourner à la gare de Poitiers

Les qualifications pour Paris-Brest-Paris 2015 sont terminées pour moi, donc à priori je vais aller me promener en Bretagne cet été.

J’ai effectué mon 600 à Ménigoute le week end dernier. Ménigoute ce n’est pas à priori mon coin mais je n’étais pas disponible les deux autres week end de juin ou se tiennent les 600 parisiens (Longjumeau, Flins, Noisiel etc..) . J’ai deux petits concerts avec l’Atelier Jazz Victor Gelez, un le 13 à la Maison des Metallos et.. je ne sais pas encore où est l’autre (pour la fête de la musique). Donc direction les Charentes en train… aventure….

Si on pendait les marketeurs de la SNCF ?
La dernière fois que j’ai pris un TGV avec mon vélo c’était l’été dernier pour aller à Dijon et autant qu’il m’en souvienne je n’avais pas eu de souci, mon vélo était accroché verticalement à un rack dédié.
Sur la ligne des TGV qui vont dans l’Ouest (à minima, c’est peut-être une arnaque que la SNCF a généralisé depuis) adieu les rack, en fait la SNCF avait deux options pour les vélos : un aménagement dédié d’une part, ou bien … l’impression de quelques adhésifs.
Devinez quelle option a été retenue…

Du coup « l’espace vélo » c’est juste un autocollant posé au dessus de trois strapontins.
Il est impératif d’être à l’ouverture des portes du wagon pour se précipiter si on veut installer son vélo (ce que j’ai fait au retour) faute de quoi logiquement les gens qui n’ont pas de place s’y mettent (il fait une chaleur de gueux sur les plateformes qui ne sont pas climatisées) et du coup les strapontins sont occupés.

Ne voulant pas appliquer la règle que j’exècre « je suis dans mon bon droit donc je fais chier tout le monde » à savoir en l’espèce faire déplacer trois personnes et leur demander d’aller passer deux heures dans un véritable sauna, pour pouvoir mettre mon vélo, j’ai fait le voyage aller avec mon vélo sur une plateforme (alors que j’avais payé les 10 euros demandés par ces escrocs de la SNCF pour le vélo) par une température digne d’un haut-fourneau.

BRM600 Menigoute

Au retour j’ai été véloce et j’ai pu caser le vélo avant que les autres voyageurs n’aient eu le temps de monter dans le wagon

BRM600 Menigoute

Un jour je m’achèterai un cerveau.. promis
Je me suis préparé depuis longtemps à ce 600. Je me suis mis sérieusement au vélo il y a deux ans, j’ai fait l’année dernière la série des brevets, j’ai beaucoup souffert, mais j’y ai pris goût. Je me suis fixé PBP (1200 km au 15 aout) comme challenge personnel et je me suis entrainé comme une brute cette année (j’en suis à 6500km) ce qui représente pas mal de sacrifice, notamment conjugaux (ma moitié a passé pratiquement tous les week end de cette année seule) et bref, je me mets tout seul une grosse pression.
Ce 600, il est exclu que je le foire (d’autant que pour des raisons d’emploi du temps je n’ai que peu d’autres options, je suis pris en juin, il m’en reste juste un dernier à Bourges le 27 je crois en solution de rattrapage).

Classiquement très rapidement les choses se sont scindées en deux groupes, un qui est parti vite devant et un autre parti de façon plus raisonnable. J’ai déjà démarré comme un chien fou, devant le premier groupe, l’oeil rivé sur mon vieux Garmin, soucieux de bien tenir les moyennes et cadences que je m’étais fixées, à tel point que je me suis perdu plusieurs fois et que donc je partais devant le groupe.. qui au final arrivait soit avant moi soit pile derrière au contrôle suivant. À un moment c’en devenait tellement ridicule que je décide de ma calmer et de rouler avec les autres.
Et puis d’un seul coup.. crac..la panne…moi qui adore jouer les tracteurs, à un peu moins de 500 bornes, je me transforme en voiture balai. J’ai horreur qu’on m’attende, mes trois collègues l’ont fait pendant 100 bornes. Ils auraient sans moi facilement pu mettre une heure ou deux de moins.. des gars patients.

J’ai compris ce qui s’est passé le soir lorsque avant de m’endormir j’ai fait comme je le fais à chaque fois le bilan de la journée.. j’ai bêtement oublié de m’alimenter (et de m’hydrater mais chez moi ça marche en même temps). J’avais tellement la tête prise par les autres paramètres que connement …j’ai oublié.

Depuis quelques temps j’ai graduellement remplacé le solide (barres..) par du liquide (des poudres de Perlin Pinpin que j’achète chez Décathlon et qui me réussissent bien) et là, pour une raison que j’ignore, alors que j’en avais un plein bidon dans la sache arrière de mon vélo, j’ai oublié de l’utiliser, j’ai roulé à l’eau plate…. erreur fatale, je me suis tapé une hypo a 500 bornes avec la grosse défaillance qui va bien.

Nous avons donc fini très largement dans les temps, mais cette fin a du être un vrai calvaire pour mes trois compagnons.

Au final donc ces qualifications se terminent bien, et en conséquence je vais aller faire un petit tour en Bretagne cet été.

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