Salut et merci

Kodak va mourir, c’est un secret de Polichinelle, c’est a fin d’une longue agonie.
On va avoir droit (c’est déjà commencé) à une longue litanie de nécros nostalgiques à base de Brownie et de « déclenchez, on s’occupe du reste ». Normal.
Il ne faudrait pas oublier, il serait dommage disons d’oublier, que au-delà des Brownies et autres gaudrioles, l’histoire de Kodak se superpose à peu près parfaitement avec celle de la photographie avec un P majuscule. Que nombre des pointures de la photographie, sortent de chez Kodak, que bon nombre de bouquins de référence sur la photographie ont été pondus par des gens sortant de Kodak, que Kodak a fait des films magiques, et que la magie Kodak se prolonge encore aujourd’hui. Nos appareils « numériques » ne sont pas du tout numériques, et s’ils font des images en couleur c’est grâce à l’idée brillante d’un ingénieur de Kodak, Bryce Bayer.
Bref avec Kodak c’est un gros pan de l’histoire de a photo qui part, j’ignore s’il faut en être triste (c’est un processus somme toute assez darwinien) je conserve à titre personnel une reconnaissance du ventre vis-à-vis de la firme de Rochester à qui je dois sans doute les plus belles années du début de ma vie professionnelle (tri-x/d76 etc..).

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