Archéologie

Lyon Libé

On peut avoir parfois la sensation que la circulation des textes et photos, le « partage » pour utiliser un terme à la mode, est apparue en même temps que le numérique.

C’est loin d’être le cas. Une amie a retrouvé cette photo qui date des années 87/88 et qui me fait penser à ça.
La photo n’a pas toujours été numérique (euphémisme) pour autant elle a toujours circulé facilement, simplement avant elle le faisait de façon analogique.

Le petit bidule qu’on voit dans le coin en bas à gauche posé sur la table est un Belin. Ce Belin est une sorte de scanner analogique, constitué d’un rouleau et d’une tête de lecture, plus bien sur un accastillage de transmission. On tirait la photo, sur papier, le tirage était ensuite scotché sur le rouleau. Il fallait ensuite appeler un service spécial de France Telecom (Paris Belin) à l’aide du téléphone qu’on voit en fond, on indiquait à l’opérateur le nom du correspondant (je me rappelle encore la voix, anonyme, « Paris Belin, deux fils ou quatre fils ? »), et on lançait le belin à son invite.
La photo sortait sur une sorte d’imprimante à l’autre bout.

4 réponses sur “Archéologie”

  1. Dans la décennie suivante, le Dixel de Hasselblad a ruiné le dos de nombre de photographes et intrigué une quantité d’agents de sécurité dans les aéroports, qui obligeaient souvent à mettre l’engin en marche pour prouver qu’il ne s’agissait pas d’une bombe 😉

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