Le Lumix G1 au concert (version 4 cordes)

La semaine dernière j’ai été invité à un concert de SMV lors des Nuits de la Guitare qui se tiennent tous les ans à Patrimonio en Corse.
Ce festival de la guitare a un effet sympa, à Patrimonio on joue de la guitare partout dans les rues, dans les cafés,. Nous avons pris mon fiston et moi un pot dans un café en attendant le concert, et même le patron du café était guitariste et est venu taper le bœuf en terrasse avec les clients. Rien que pour cette ambiance très particulière, le festival vaut le déplacement.
L’autre particularité de Patrimonio est qu’alors que le village est minuscule, que la scène est toute petite et que l’ensemble fait plus penser à une grosse kermesse de village qu’à un concert accueillant des pointures, la listes des gens passés par Patrimonio a de quoi filer le vertige.
L’attraction de ce soir là, c’était SMV.
SMV est un groupe de bassistes, en fait une sorte de démo ambulante pour ce qui se fait de mieux en matière de clé de Fa. Il est composé du plus célèbre client de la maison Alembic (Stanley Clarke), de Marcus Miller et du nouveau singe savant de la base, Victor Wooten.
SMV est l’accronyme de Stanley, Marcus et Victor.
L’expression « singe savant » n’est pas péjorative. Sur un plan technique, Wooten est sans doute ce qui se fait de plus spectaculaire (sa façon de slaper tirer avec tous les doigts est complètement scotchante). Simplement, exister à côté de deux légendes vivantes c’est pas simple et Wooten une fois passé la normale stupéfaction devant ses cabrioles, est assez transparent. Il faut dire que Clarke est plus ou moins l’inventeur de la base moderne, (dont, dans une large mesure, School Days est l’acte de naissance) quant à Miller il a plus ou moins ressuscité Miles Davis (excusez du peu) avec Tutu dont il est le producteur et l’auteur d’à peu près tout. Wooten lui, a une histoire à se créer (c’est con qu’il soit mort, dans l’idéal, Pastorius aurait fait un bien meilleur compère).
Là ou il faut deux claquements de l’Alembic de Clarke pour reconnaitre son proprio et deux slap de la Jazz de Miller pour comprendre qui est-ce qui joue, Wooten doit balancer des rafales de notes (d’un intérêt parfois discutable) pour exister tout simplement.
Celui qui m’a le plus scotché c’est le vieux Clarke, qui grisonne velu, s’est empâté, mais a toujours ce style extrêmement reconnaissable (et qui n’a pas perdu sa virtuosité ludique à la contrebasse). Miller lui m’a surpris par son côté bout en train. La dernière fois que je l’avais vu, il y a plusieurs années à la Villette, il avait fait un show syndical puis s’était éclipsé rapidement. là manifestement avec Clarke, le courant passe, et non seulement ça pulse (le mot est faible) mais il est clair qu’ils s’amusent beaucoup.
En outre , si Miller est connu comme bassiste c’est une excellent souffleur, que ce soit au saxo ou à la clarinette basse, il a d’ailleurs passé la moitié du concert à la clarinette et il y excelle.
Bref une soirée épatante, à laquelle j’avais emporté mon fidèle Lumix G1.

5 réflexions au sujet de « Le Lumix G1 au concert (version 4 cordes) »

    1. Hello Pascal,

      C’est pas faux.
      Cela dit côté ambiance, Patrimonio ça fait penser au Vienne du début ou tout se faisait à la bonne franquette. C’est assez loin des grosses machines actuelles et ça lui donne un coté ultra sympa.
      Et puis revoir Clarke, que je n’avais pas vu depuis l’époque de Vienne (ça fait donc quelques vies) ça m’a fait ultra plaisir. Il n’a plus ce physique de grand type maigre à l’air un peu ailleurs que j’avais gardé en mémoire, mais c’est vraiment un grand bonhomme (et pas seulement par la taille).
      En revanche, c’était la première fois que je voyais Wooten et ma foi…euh.. comment dire…

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  1. … Pour Wooten, si tu n’sais pas comment le dire, surtout, n’le dis pas. J’l’entends quand même très fort, Luc… Pas ma tasse de thé non plus, ces bassistes virtuoses. Si Stanley Clarke s’est en effet assagi, surtout quand il taquine la grand-mère, je leur préfère, et de loin, la fraîcheur d’une Esperanza Spalding, (http://www.esperanzaspalding.com) entendue cet été à Vienne dans le petit théâtre.

    Pascal

    PS. Bon, mais finalement, il marche donc très bien ce G1 en concert. Comme mon nouveau 18-200 alors !

    PS. Avec Stanley, je vais créer un club de ceux qui n’ont « plus ce physique de grand type maigre à l’air un peu ailleurs » 😉

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    1. PS. Avec Stanley, je vais créer un club de ceux qui n’ont « plus ce physique de grand type maigre à l’air un peu ailleurs » 😉

      ..euh.. j’vais devoir prendre une carte de membre également….

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  2. Bonsoir Luc,
    Avec quel objectif ont été prises ces superbes photos ?

    Bonne soirée

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