Les bases du Midi

Lorsque j’ai mis le nez dans la musique informatique (la musique moderne en fait) la première chose qui m’a rebuté c’est son langage. La musique à ceci de commun avec la photo (que je connais bien) qu’elle utilise un jargon insensé pour désigner des concepts qui au fond sont assez simples.
Le premier de ces concepts qu’il m’a fallu du temps à saisir est celui de MIDI.
C’est assez génial le MIDI lorsqu’on a compris ce que c’est mais c’est franchement ésotérique tant que ça n’est pas le cas.
Le MIDI est tout bêtement à la musique, ce que le traitement de texte est à l’écriture. Un traitement de texte, envoie en ordre à un logiciel (« crée un A », « puis ajoute un B » etc.)
Tant que l’on tape le texte dans le traitement de texte, le texte n’existe pas vraiment, il existe seulement une suite de commande enregistrée par le logiciel. Ensuite lorsqu’il est affiché » à l’écran ou imprimé le texte se met à exister.
Comme dans le traitement de texte (Word par exemple) on tape juste des instructions, ensuite le texte peut prendre des formes diverses (je peux le mettre en gras, en italique, l’imprimer sur du papier glacé etc.. je peux même le soumettre à un traducteur qui à partir de mon texte va me générer une version dans une autre langue).
Le MIDI c’est exactement la même chose mais appliqué à la musique.

Lorsque je gratte une corde de guitare je fais deux choses : je génère une note (en fonction de l’endroit du manche ou mes doigts sont placés) et je génère un son (qui provient de la vibration de la corde).
L’idée du MIDI c’est de séparer les deux, séparer la note et le son. A partir de là je pourrais appliquer un autre son sur ma note (comme si j’avais changé d’instrument) ou puisque ma note est juste une instruction, je peux la modifier (la transposer par exemple).

Un clavier Midi comme mon petit Oxygen V2 c’est exactement comme un clavier d’ordinateur, sauf qu’au lieu d’envoyer des instructions de lettres à l’unité centrale il envoie des instructions de note. Mais tout seul il ne produit aucun son. Ensuite, les notes envoyées son récupérées par un logiciel (Ableton en ce qui me concerne, qui peut appliquer différents sons sur cette note. Donc avec ce même clavier je peux jouer du piano (le clavier envoie la commande de note et Ableton lui applique un son de piano) ou de n’importe quel autre instrument dont Ableton est capable de simuler le son.

L’avantage du MIDI c’est que les fichiers sont tout petit (ce sont juste des fichiers d’instruction, il n’y a pas de son et c’est le son qui prend de la place) et qu’on peut les retravailler entièrement. On peut changer le tempo, changer l’instrument etc.…

En outre le MIDI c’est un format d’échange pratique. Ableton n’a pas d’éditeur de partition intégré, qu’à cela ne tienne, je tape les grilles d’accords dans Finale NotePad, je les enregistre sous.. en MIDI et je les ouvre avec Ableton.. et le tour est joué.

Un doc assez basique :

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