Salon de la photo : week end

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Toujours autant de monde au Salon. Ce week end, grosse affluence, toujours pour le G1 principalement, qui suscite énormément de curiosité … y compris chez nos confrères.

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P1050179 Ce salon a un côté extrêmement réjouissant. À une époque ou comme me l’a fait très justement remarquer un ex confrère (journaliste), Le matin du met la radio et on t’explique que tout va de mal en pis, qu’après t’être levé, tu te lave les dents puis tu te suicide, la passion reste intacte. Il y a de la vie dans ce salon et c’est rafraîchissant.

Le G1 suscite d’ailleurs des réactions assez amusantes. De tout le salon c’est le seul appareil techniquement haut de gamme, avec sans complexe les performances d’un reflex milieu de gamme.. à assumer clairement être grand public et ne pas prétendre faire comme les appareils de « pro ».. du coup je vois défiler des professionnels en rangs serrés (attirés également, soyons honnête, par l’odeur du LX3)…
Samedi, je ne suis fait presque engueuler, par un gars du genre chuis professionnel alors vous comprenez bien que….scandalisé que le G1 n’ait pas je ne me souviens plus quelle fonction qui doit concerner deux personnes et demi…

9 réponses sur “Salon de la photo : week end”

  1. C’est clair que ce G1 a attiré beaucoup de monde, il était presque difficile d’en prendre un en main pour le tester et pourtant vous avez assuré au niveau des modéles mis à la disposition du public, je ne les ai pas compter mais il y en avait au moins une vingtaine, vos concurent avait moins d’appareil de dispo …
    En tout cas beau stand et belle présence 😉

  2. Je crois qu’il commence à y avoir un intérêt, de la part des pros, pour le LiveView.
    Ecoute l’épisode que je viens de sortir ce lundi, c’est un bon exemple de photos de presse qui auraient été impossibles sans le LiveView.

  3. @Benoit : avis personnel, le Liveview c’est en gros un système qui tient les promesses que la visée mécanique à miroir ne tient plus depuis longtemps : image de grande taille et vision réelle de ce qu’on photographie.
    Le deuxième point est important parce que la visée à miroir à eu son apogée à une époque ou les caractéristiques de la photo (colorimétrie notamment) dépendaient non pas de l’appareil mais du film. Indépendamment du fait que techniquement ça n’aurait pas eu de sens, un Liveview sur un appareil à film n’aurait servi à rien. Sur un appareil numérique, tout dépend de l’appareil lui-même, il est donc normal en 2008 qu’on puisse voir non pas seulement le cadrage, mais également les autres éléments qui forment l’image.
    En outre, le Liveview permet de retrouver la diversité de cadrage qu’on avait avec les appareils à film, la visée à hauteur d’œil n’est pas toujours la plus pertinente (ceux qui ont utilisé des 6×6 verront ce que je veux dire).

  4. Luc,
    J’ai essayé le G1 et je l’ai trouvé excellent.
    Je regrette à nouveau le choix de sa forme générale, sans doute destinée à rappeler les bridge (et je ne suis apparemment pas seul), mais ce petit engin tient toutes ses promesses. Quand on l’a en main, le concept apparaît dans toute sa justesse.
    Beau viseur aussi.
    Mais maintenant, je dois vous demander : à quand des focales fixes lumineuses??? Même un simple 2/25 mm m’irait.

  5. Sur le fond, je crois qu’on dit la même chose… c’est un peu ce que j’ai essayé de t’expliquer en regrettant qu’un tel appareil soit construit autour du modèle d’une visée à l’oeil. A mon avis, vous ne jouez pas sur vos forces en faisant cela… mais je ne voulais pas rouvrir ce débat.
    Mais prends 10 minutes (c’est un sujet court) pour aller écouter mon dernier sujet, je crois qu’il peut t’intéresser, justement sur ce thème.
    Et je sais que c’est pas un G1, que ça ne pouvait pas être un G1 parce que vous ne visez pas les pros, j’ai très bien compris cet aspect. Mais de tout temps on a détourné du matériel pour faire des choses impossibles autrement… et c’est justement ça le propos.

    1. Ah non !! « Construit autour du modèle d’une visée à l’œil » est inexact, c’est même exactement l’inverse !!.

      Le concept du G1 (et ça fait partie des choses qui dérangent) est que c’est le premier appareil de l’histoire récente à montrer la même chose, que l’on vise à l’œil ou qu’on vise à bout de bras (ou d’autre chose, enfin bref en regardant le dos).

      Ça n’a rien à voir avec un appareil construit autour d’une visée à l’œil, c’est exactement l’inverse.

      « Construit autour du modèle d’une visée à l’œil » c’est la conception de TOUS (sans exception autre que les moyens formats et les dos pour chambre) les autres appareils à objectifs interchangeables !!

      Je veux bien qu’on puisse faire des choses sympa en détournant des produits pas faits pour, mais cette fixation quincaillère sur le G1 (quincaillère parce que depuis plusieurs mois maintenant qu’on le montre, j’ai eu droit à des discussions sur tout, absolument tout, sauf sur un point : « fait-il de bonnes images ? » ou plus exactement, « avec lui peut-on faire de bonnes images ? »… étonnant non ?), mais cet argument ne tient pas.

      Lorsque les « détourneurs » vont chercher un appareil qui ne remet pas en cause leur statut d’ « élite techno-photographique », tout va bien. Il n’y a qu’à voir les lauriers tressés aux Lomo et autres appareils russes en plastique. Je n’ai jamais lu nulle part que Lomo devait être en proie au doute parce que son appareil n’avait pas d’objectif interchangeable ou d’autofocus ou qu’aucun Lomo a dos numérique (de préférence compatible avec LEAF) n’était annoncé.

      Le problème que semble poser le G1 c’est qu’il propose, comme je l’écrivais ce matin, de mettre à la disposition de tout le monde des services usuellement réservée à cette fameuse élite, qui se trouve être la même que celle qui commente.
      Du coup ça coince.

      Un appareil sans viseur ? on en a une pleine gamme.. faut acheter un TZ5 ! De quoi ? le TZ5 n’est pas débrayable et partant pas détournable ? no problemo, un LX3 c’est moins cher qu’un G1, de quoi ? le LX3 n’a pas un télé assez puissant ? suffit de demander (et de faire un sacrifice sur l’ouverture) et le Powershot G10 est là pour ça etc, etc…

      Je comprendrais cette obsession normative si le G1 était le seul appareil grand public à objectifs interchangeables du marché.
      Du coup il aurait de fait, c’est indéniable, une certaine responsabilité, y compris vis-à-vis de publics qui ne sont pas les siens.
      Il doit exister une bonne douzaine de petits appareils a objectifs interchangeables, donc je pense que si l’on veut détourner, le choix ne me paraît pas le problème majeur.

      Le commentaire photo en est en ce moment à un niveau d’archaïsme (et je m’inclus là dedans puisqu’il est de notoriété publique que je viens de ce milieu) absolument stupéfiant.

      Le salon et l’enthousiasme de ses visiteurs pour le G1 m’a fait prendre conscience de ça.

      Ce qui est reproché au G1, ce ne sont jamais des choses photographiques (d’ailleurs de nos jours on ne parle plus d’image, mais de bits et de pixels), c’est de ne pas faire comme les autres.
      Sortir des rails c’est mal. L’intéressant, c’est que son concept est précisément de sortir des rails, et plus exactement d’ouvrir d’autres voies pour d’autres gens. Donc le fait qu’il roule mal sur les rails « officiels » sur les rails « normés » sur les rails « élitistes » est..à minima normal, il a été conçu pour ça.

  6. Luc,

    A moitié d’accord sur « la fixation quincaillière », même si je comprends votre exaspération.

    Pour vous donner raison : quand j’utilise mon E-510, je regrette le mauvais Live View. Quand je vois ce G1, c’est sur le viseur que je me concentre alors que le LiveView est parfaitement fonctionnel.
    Comme quoi l’accélération des innovations techniques en photographie rend fou. On s’agite pour ne pas penser au fond de notre travail et on oublie qu’il y a quelques années, on faisait avec ce qu’on avait sans courir partout comme des lapins affolés.

    Je confirme aussi que cet appareil réunit des caractéristiques uniques, avec qui plus est une interface extrêmement intuitive.
    Là encore, je me demande pourquoi mon Olympus a besoin d’être parfois aussi pénible à manipuler – peut-être juste pour affirmer son statut d’appareil sérieux (les photographes amateurs sont des nerds. Ils ont besoin de faire joujou et d’être flattés).
    Le G1 en main, j’ai très vite compris comment il fonctionnait il et quelle configuration m’allait le mieux. Toujours un très bon signe.

    En revanche, les questions sur la forme et l’ergonomie ne sont absolument pas hors-sujet.
    Je passe sur l’aspect un peu cheap de l’objet. Je suppose qu’il correspond à des études sur le public ciblé… Pourquoi pas? Si l’on veut que ce concept vive, il faut au moins qu’il ait un vrai succès industriel initial. Succès que je souhaite vivement au G1.

    En revanche, dans l’idéal, un dessin renouvelé et épuré serait l’occasion de redéfinir les besoins du photographe.
    En premier lieu, je précise que je ne remets pas en cause le viseur : il m’a complètement convaincu. Pas question de s’en passer (libre à l’utilisateur d’employer l’écran à la place).
    Ce n’est donc pas lui le problème mais plus l’impression d’adaptation sans nécessité d’un look « mini-reflex » là où un style DMC L1 aurait sans doute fait l’unanimité (quoique, à vous lire, on sent que tout le monde veut tout et son contraire).
    Pour en revenir à cette question des perfectionnements qui rendent fou, j’espère bien qu’on parviendra à dépasser le côté joujou pour se concentrer sur une fonctionnalité plus évidente.
    La beauté de l’objet ne serait qu’un signe, mais nous savons tous quel plaisir il y a à manipuler un instrument rigoureux et élégant (quand j’ai acheté ma première guitare, j’ai pris une Fender bleue. Je vous garantis que j’ai appris plus vite qu’avec n’importe quel modèle marronnasse sans attrait).
    C’est aussi pourquoi la question du détournement dépasse la mini-problématique du Lomo.
    Je n’emploie que des appareils peu prévus pour l’usage que je leur destine (et j’en fais des livres…). Avec ce boîtier, je vois parfaitement le potentiel du G1 comparativement aux appareils à petit capteur d’un côté et aux gros 24X36 de l’autres – les APS-C étant un peu disqualifiés par le micro 4/3.
    Si la qualité d’image atteint le niveau que l’on peut en attendre pour les prochains mois ou années, et si quelques objectifs lumineux sont disponibles, voilà un matériel qui sera parfaitement performant pour un usage professionnel.

    Le « minima normal », pour reprendre votre expression, est peut-être ce à quoi on doit aspirer.
    Après tout, ce n’est qu’un outil. Autant qu’il soit efficace et fonctionnel. A-t-on besoin de plus?

  7. @cb

    Ce n’est donc pas lui le problème mais plus l’impression d’adaptation sans nécessité d’un look “mini-reflex” là où un style DMC L1 aurait sans doute fait l’unanimité (quoique, à vous lire, on sent que tout le monde veut tout et son contraire).

    Bonjour,

    Disons que des publics différents veulent des choses assez différentes.
    Le « look L1 » (qui rappelle furieusement les Leica télémétriques) aurait fait méchamment de l’œil aux utilisateurs avancés (d’ailleurs c’est un peu l’approche que semble avoir pris Olympus lorsqu’on regarde la maquette qu’ils ont présenté de leur version de la plate-forme).
    Le grand public lui, pour l’instant, se dirige soit vers du design (compacts ultra plats) soit vers de la fonctionnalité type couteau Suisse (c’est le cas des TZ) soit vers ce qui, dans l’imaginaire collectif, représente le « bel appareil » c’est à dire le look reflex.

    Ce n’est pas un hasard si tous les bridges (que rien n’oblige a avoir cet aspect) ressemblent à des petits reflex (ceux qui ont tenté d’autres voies comme le R1 de Sony, très bon appareil au demeurant, sont sortis du marché), si tous les petits appareils à objectifs interchangeables ont ce look reflex, alors qu’Olympus avec les E300/330 (qui n’ont pas rencontré un fort succès principalement à cause de leur design) a démontré qu’on pouvait tout à fait faire autrement.

    C’est pour ça que dans un intéressant échange avec Benoit Marchal du Déclencheur, je parlais d’erreur sociologique.
    Nous avons une représentation de ce à quoi doit ressembler un objet, particulièrement s’il s’agit d’un objet statutaire, et ce, indépendamment de savoir si cette représentation est pertinente ou pas, perfectible ou pas etc….

    Il n’y a par exemple aucune raison impérieuse pour qu’une automobile en 2008 ait exactement les mêmes caractéristiques que les taxis de la Marne (4 roues dont deux motrices, deux rangées de sièges parallèles avec deux à trois places par rangée, face à la route, un capot avant etc…)
    Le design industriel est une chose compliquée qui doit composer avec cette représentation culturelle des objets. Pour prendre un exemple plus proche de la photo que l’automobile, il serait inconcevable de vendre une télécommande de téléviseur avec un fil alors que le fait qu’une souris d’ordinateur en ait un ne choque personne.
    Il n’y a rien qui justifie qu’on ouvre nos portes d’appartement avec une clef métallique (alors qu’on ouvre de moins en moins les autos en mettant une clé dans une serrure), rien qui le justifie, sauf que dans notre représentation, la clé métallique symbolise la sécurité.

    Bref tout ça est complexe (et du coup intéressant).

  8. On ne fait pas plus clair.

    Espérons donc le succès de ce beau petit engin. A ce moment-là, il y aura peut-être de la place dans une niche pour des dérivés un peu plus radicaux.

    En attendant, je vais bien finir par m’acheter un G1 ou son descendant.

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