Le Blu-ray l’emporte.. enfin

C’est officiel, Toshiba jette l’éponge pour le HD-DVD, le successeur du DVD est donc, le Blu-ray.

Cela dit, dans un monde de l’électronique grand public ou tout va très vite il serait mal venu de sourire des mésaventures de Toshiba qui a très bien joué son coup, n’a pas gagné mais il s’en est fallu d’assez peu au fond ((Au CES 2006 les studios qui en 2007 se sont tournés vers le Blu Ray, annonçaient tous qu’ils allaient adopter le HD-DVD, lequel si cela s’était réalisé aurait sans doute gagné)), et ça, c’est la vie.
Il est plus intéressant de noter qu’encore une fois Microsoft échoue en essayant d’imposer quelque chose au-delà de son pré carré informatique.

En fond il est heureux que cette rixe qui a totalement brouillé la succession du DVD s’arrête enfin. Je parle de succession du DVD parce qu’au-delà de l’emphase marketing c’est au fond de ça qu’il s’agit, de tout ça, rien que de ça.

Les lecteurs Blu-ray sont d’excellents lecteurs DVD avec pour les modèles Panasonic (pub oui, mais vérifiable) des processeurs dédiés à « l’upscaling » ((Upscaler (littéralement : faire monter sur l’échelle) consiste à gonfler une source de définition standard et donc en 720×576 pixels, en haute définition)) vraiment excellents et généralement supérieurs à ce que l’on trouvait sur les lecteurs de DVD classiques.
Ces appareils peuvent lire « aussi » des disques Blu-ray, pas uniquement. Je ne suis pas certain que la mousse qui a été faite autour de la HD ait rendu la chose bien compréhensible.

Puisque je parle de processeurs, l’image diffusée par un lecteur Blu Ray est fortement compressée sur le disque est traitée lors de sa diffusion. Concrètement cela signifie que tous les lecteurs ne sont pas ni identiques ni équivalents, et ce, surtout en ce qui concerne la qualité d’image (ou de son) fournie.

Pour le reste, ces lecteurs vont connaitre un certain nombre d’évolutions. Comme on m’a récemment posé la question, je résume la chose :

  • La norme Blu Ray est évolutive. Chaque étape de la spécification Blu Ray s’appelle un « profile ».
  • Les appareils conformes au « profile 1.0 » étaient des lecteurs simples (chez Panasonic cela correspond au lecteur BD10).
  • Le cran suivant s’appelle « profile 1.1 » ou « Final Standard Profile 1.1 ». Le tout nouveau lecteur DMR-BD30 (il sort le mois prochain pour 500 euros avec deux films) est conforme à cette version de la spécification (c’est un des premiers).
    La différence est que les appareils conformes à cette version de la spécification doivent avoir un peu de mémoire interne, et surtout, être capables de mettre en œuvre le PiP (Picture in Picture) c’est-à-dire d’afficher une image à l’intérieur de la fenêtre d’affichage principale.
    En gros cela permet d’afficher des commentaires du réalisateur en incrustation d’un film ou des choses du genre.
    Naturellement, si l’appareil est « capable » de le lire, il faut que le disque Blu Ray du film ait été réalisé avec ces contenus additionnels.
  • Le cran suivant s’appellera « profile 2.0 » ou « BD Live » il permettra d’afficher en incrustation non plus simplement des contenus qui se trouvent sur le disque en train d‘être lu, mais des contenus qu’il récupèrera sur internet (sur un site dédié mis en œuvre par le distributeur du film). Les appareils conformes à cette spécification seront donc dotés d’un port Ethernet pour être connectés au réseau internet familial.

Ceci étant cette interactivité qui fera les beaux jours des pubs et des argumentaires de vente, c’est quand même juste une mise en scène différente de ce que l’on faisait autrefois (enfin tout à l’heure) avec les bonus des DVD (le BD Live étant plus sophistiqué quand même, puisque le contenu ne se trouve pas sur le disque mais sur internet et donc, peut être mis à jour, enrichi etc…).

Ce qui est en revanche un critère très différenciant, c’est la qualité de l’électronique des lecteurs. Comme je l’ai écrit en début de texte, si tous les lecteurs Blu-ray lisent.. des disques Blu ray (bon ok c’est un peu la moindre des choses), tous pour autant ne sont pas équivalents, en terme de qualité d’image.

Reste la question du Blu-ray comme support de stockage et là c’est clair, il nous faut des graveurs Blu-ray pas chers et de la galette à mettre à l’intérieur du dedans. Ca aussi ça va venir et ce n’est pas un des aspects les plus désagréables du Blu Ray, parce que des disques pour les sauvegardes, contenant 25, 50 Go voire plus.. miam…. y a moyen de faire des trucs avec.

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