À propos du Tomtom One (Europe)

J’utilise un GPS TomTom One depuis l’été 2007. Il s’agit de la deuxième génération de TomTom One équipée d’un lecteur de cartes SD. Ce lecteur hérité de la version précedente ne sert pas, tout étant enregistré dans la mémoire de l’appareil. Il utilise une puce GPS Global Hallocate.
Lorsque je l’ai acheté il était équipé du logiciel interne TomTom en version 6, depuis il a été mis à jour en version 7. La cartographie est de NavTeq et date de 2006. Une mise à jour payante en cartographie TeleAtlas plus récente est disponible, mais je ne l’ai pas mis à jour.

Le contexte : je roule beaucoup en voiture, le GPS nous a servi tout d’abord pour les vacances (5000 km pour aller en Écosse et en faire le tour) et depuis il sert pour des trajets dans Paris intra-muros plus quelques trajets routiers classiques.

En résumé le Tomtom One est un petit GPS simple, voire simpliste. Son niveau fonctionnel est réduit au strict minimum et ses performances n’ont rien d’extraordinaire.
Une grande partie de son intérêt tient à ses possibilités d’extension, lesquelles reposent sur son excellente gestion des POI (Points Of Interest). Du coup, si sorti de sa boîte, le One est un GPS réduit à sa plus simple expression, une fois chargé des POI qui vous concernent il peut rendre de nombreux services.
Sa sensibilité est très bonne, mais son microprocesseur est trop lent dans de nombreux cas, notamment les ronds-points. Enfin, le logiciel même dans sa dernière version (7) est affligé de bugs ou de manques, parfois pénibles.
Pour ceux qui circulent fréquemment sur de longues distances, le fait que la cartographie soit placée en mémoire, et donc ne requiert pas de changement de carte mémoire, est une caractéristique intéressante.

Exceptionnel

  • Rien

Très bien

  • Le logiciel de gestion de l’appareil depuis l’ordinateur, TomTom Home, existe en version Mac et Windows
  • Le logiciel interne du GPS est extensible, il peut notamment recevoir des POI (Point Of Interest) qui permettent d’étendre énormément les possibilités de l’appareil.
  • La commande se fait directement sur l’écran, tactile, et l’ergonomie est très bonne. l’accès aux fonctions est direct (pas de multiples validations des choix)
  • Bases radar gratuites très largement disponibles, base radar TomTom payante pas très chère (29 euros par an), mais dont la mise à jour comporte des bugs (voir plus bas).
  • Installation des POI très simple
  • Possibilité de personnaliser les POI (Icône, voix..)
  • La cartographie étant enregistrée dans la mémoire de l’appareil, le One fait vraiment du « porte à porte » en Europe. Avec d’autres GPS, la cartographie est distribuée sur deux cartes SD ce qui oblige à jongler avec les cartes lorsqu’on change de zone (voire fait courir le risque de les égarer).
  • Lorsque l’on décide de ne pas suivre ses indications (ou après que l’on ait été trompé par sa lenteur de réaction, voire ci-dessous à propos des ronds-points) le recalcul du nouvel itinéraire est très rapide

Moyen

  • Prise USB (elle sert à l’alimentation) assez fragile, alors que l’appareil est destiné à être branché et débranché en permanence.

Médiocre

  • Autonomie de deux heures seulement
  • Sensibilité en ville où le GPS perd très facilement la localisation
  • Très lent sur les ronds-points (l’affichage est toujours en retard sur la voiture même à très basse vitesse), ce qui le rend pratiquement inutilisable dès qu’un rond point se présente.
  • Nombre d’adresses (« Favoris » dans le langage Tomtom) pouvant être enregistrées très (trop) faible
  • En 2007 la moindre des choses serait que le GPS puisse être synchronisable avec le carnet d’adresse d’un téléphone ou d’un ordinateur. Ça n’est pas le cas il faut saisir les adresses manuellement.
  • Fréquentes erreurs lors des mises à jour depuis Tomtom Home [voir les captures d’écran ici et ]

Pire encore

  • Donne parfois des informations contradictoires, ce qui dans des cas extrêmes est à la limite du dangereux (la voix indique de tourner à gauche et la flèche sur l’écran pointe à droite). Dans l’exemple photographié ici, sur la carte le GPS indique de tourner à gauche tandis que la voix et la flèche de direction indiquent de tourner à droite.
  • Support avec ventouse de pare-brise indigne, et surtout inutilisable (les économies de bout de chandelle ont des limites…)
  • Le logiciel interne comporte des bugs (ou des manques) qui peuvent être bloquants. Par exemple on peut enregistrer l’adresse de l’endroit ou l’on se trouve, c’est pratique pour revenir à un endroit dont on ne connaît pas l’adresse exacte, ou plus simplement pour éviter de la saisir manuellement. Problème, si on exécute l’opération en dehors d’une route (par exemple sur un grand parking), le GPS ne peut pas se raccrocher à la route la plus proche et est incapable d’utiliser l’adresse enregistrée.

Par ailleurs

  • Cartographie en mémoire :
    Ce point n’est pas anodin. Beaucoup de GPS disposent de lecteurs de carte mémoire au format SD d’assez ancienne génération qui ne peuvent lire que des cartes de 1Go, or la cartographie Europe représente 2 GO de données. Conséquence, avec nombre de GPS, on a certes accès en théorie à une cartographie complète de l’Europe, mais en pratique, il faut jongler avec les cartes mémoires en cours de route, ce qui est vite fastidieux, sans parler du risque de perdre les cartes mémoire.
    Le TomTom One Europe possède bien un lecteur de carte SD, mais en pratique, il ne sert pas.
  • Fixation
    La fixation livrée avec l’appareil frise le scandaleux. Le pourquoi nécessite un brin de contexte.
    Depuis que les autoradios sont intégrés aux tableaux de bord, l’intérêt des voleurs s’est reporté sur les GPS. Le vol de GPS est facilité par un petit détail simple : la fixation. Un GPS de voiture tient en place grâce à un support qui est ventousé sur le pare-brise. Les premiers jours, tout fier de son nouveau joujou, l’heureux possesseur du gadget à la mode l’emmène avec lui, mais très rapidement cela devient fastidieux et au bout de quelques jours, le GPS trouve logiquement sa place sous le siège avant lorsque la voiture est garée. Les voleurs le savent très bien. Conclusion, lorsqu’un support de GPS est présent sur une voiture en stationnement, il y a de fortes probabilités pour que le GPS soit sous le siège. Conséquence de cette conclusion, on ne peut plus aujourd’hui laisser le support à ventouse à demeure, il faut le démonter lorsqu’on quitte la voiture. C’est pénible, mais c’est comme ça.
    C’est pénible avec les ventouses classiques, qui comportent une sorte de petite pompe à vide rudimentaire (on assure la fixation en tirant une petite manette), mais c’est bien pire pénible avec le TomTom.
    La ventouse fournie est une véritable horreur, c’est un bout de plastique bas de gamme qui a toutes les peines du monde à se ventouser à un pare brise, quant à ce qui est de le démonter régulièrement, là on touche à la science-fiction.

    Le Tomtom One est certes vendu pas très cher, mais pas au point d’être fourni avec ce bout de plastique inutilisable en guise de fixation..
    Bref pour en finir avec cette histoire de ventouse, je l’utilise comme une sorte de pied, l’appareil étant posé sur le tableau de bord (et donc pas fixé de manière rigide) et cela fonctionne très bien. En cas de gros freinage, on se retrouve cependant avec l’appareil sur les genoux….

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