Gérer le courrier électronique sur un iPhone
La taille de la mémoire de l’iPhone (8Go) est relativement faible eu égard à ses capacités. En comparaison un iPod Classique commence à 80Go (10 fois plus) pour atteindre 160 Go sur les plus gros modèles, or l’iPhone outre ses fonctions d’iPod vidéo bien fichu peut servir de petit terminal portable d’accès à Internet (c’est d’ailleurs ce qu’il fait le mieux).
Le mode classique de configuration d’un accès email est dit POP (Post Office Protocol). Comme son nom l’indique, le POP consiste à aller chercher le courrier au bureau de poste.. oops, au serveur de courrier, et de le rapatrier à la maison. Problème ce courrier peut représenter du volume, surtout s’il y a des pièces jointes.
Lorsque l’on connecte l’iPhone à iTiunes, la place tenue par l’email figure dans la rubrique Autres (ce qu’il m’a fallu un peu de temps à comprendre).
Pour donner une idée, configuré en POP, l’email occupe rapidement 2,5 Go sur les 8 que propose mon iPhone (il est vrai que j’utilise l’email très intensivement).
Il existe un autre protocole de courrier, IMAP (Internet Message Access Protocol) qui lui permet d’aller lire le courrier sur le serveur sans le rapatrier. Ce protocole IMAP est donc tout à fait adapté aux terminaux avec peu de mémoire.
L’IMAP a tout son sens dans le cadre d’une connexion forfaitaire comme celle d’Orange (avec un forfait data non illimité il vaut mieux faire du POP, tout récupérer puis lire les messages une fois déconnecté).
Le client mail de l’iPhone ne possède pas de filtre antispam, ce qui peut être très gênant (euphémisme) si, comme c’est mon cas, votre adresse de courrier électronique est abondamment polluée par des pubs indésirables (autre euphémisme).
Le service de mail de Google, Gmail, propose une solution élégante. D’un côté Gmail est capable d’aller relever le courrier d’autres boites à lettres, de l’autre le filtre antispam de Gmail est d’une efficacité épatante. La solution que j’utilise consiste donc à utiliser Gmail comme concentrateur de tous mes comptes emails et de les lui faire filtrer.
Si comme moi vous utilisez le serveur de courrier de Google (gmail) parce qu’il est plein de qualités, vous allez avoir le plaisir de découvrir que lorsque vous allez à la rubrique de configuration du courrier sur l’iPhone, une préconfiguration pour Gmail est proposée.
Surtout, ne l’utilisez pas !!!
Elle configure un accès en POP à votre compte Gmail, pour les raisons que je viens d’évoquer c’est précisément ce que vous ne voulez pas faire.
Heureusement, Gmail propose un accès IMAP et comme pour l’accès POP (l’accès POP permet de récupérer votre courrier email depuis votre logiciel de courrier habituel au lieu de le consulter en ligne en se connectant à Gmail.com) il faut l’activer.
Donc comme pour l’accès POP, il faut vous lancer votre navigateur web et vous connecter à gmail.com avec votre login (l’adresse email) et votre mot de passe.
Comme pour activer l’accès POP, dans Gmail en haut à droite vous cliquez sur paramètres ce qui donne accès à la zone de configuration.
Cette zone de configuration a 5 onglets :
Général, Comptes, Libellés, Filtres, Transfert et POP/IMAP, Chat , Extraits du Web
Il faut cliquer sur l’onglet Transfert et POP/IMAP et en base de la fenêtre (c’est le dernier réglage possible) activer si ce n’est pas déjà fait l’accès IMAP.
De quoi ? vous ne voyez pas Transfert et POP/IMAP mais Transfert et POP ?
C’est normal, y a un bug.
Revenez à l’onglet Général et passez la langue en Anglais US, validez (en bas).. oh miracle Transfert et POP/IMAP s’affiche ! Il a été oublié dans la version française.
Donc, vérifiez que l’accès IMAP est bien activé, validez, revenez à Général, re sélectionnez le français, vous pouvez quitter votre navigateur Web.
Sur l’iPhone touchez le bouton Réglages, descendez à la rubrique courrier, puis en bas « ajoutez un compte ».
Dans la fenêtre suivante, ne sélectionnez pas Gmail, mais Autre.
Par défaut le réglage de nouveau compte est en IMAP donc ne changez rien et renseignez les champs comme suit :
Nom : votre Nom (ou celui que vous voulez voir apparaître sur vos emails)
Adresse : bidule@gmail.com
Mot de passe :.. vous voyez..
Serveur de réception
Nom d’hôte : imap.gmail.com
Nom d’utilisateur : bidule@gmail.com
Mot de passe : vous voyez toujours
Serveur d’envoi
Nom d’hôte : smtp.gmail.com
Nom d’utilisateur : bidule@gmail.com
Mot de passe : vous voyez encore…
Validez…. C’est terminé
Un des avantages de l’IMAP c’est que l’on peut gérer les boîtes à lettres , ou plus exactement les messages dans les boîtes. Le client de courrier de l’iPhone ne propose pas de menu dédié à Gmail, mais en IMAP on peut déplacer un message (par exemple pour le mettre dans le SPAM ou vice versa) en utilisant la petite icône de boîte à lettres en base de l’écran (la deuxième en partant de la gauche, juste avant l’icône de la poubelle).
Mémoire avec le mail configuré en POP
Mémoire avec le mail configuré en IMAP
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À propos du Tomtom One (Europe)
J’utilise un GPS TomTom One depuis l’été 2007. Il s’agit de la deuxième génération de TomTom One équipée d’un lecteur de cartes SD. Ce lecteur hérité de la version précedente ne sert pas, tout étant enregistré dans la mémoire de l’appareil. Il utilise une puce GPS Global Hallocate.
Lorsque je l’ai acheté il était équipé du logiciel interne TomTom en version 6, depuis il a été mis à jour en version 7. La cartographie est de NavTeq et date de 2006. Une mise à jour payante en cartographie TeleAtlas plus récente est disponible, mais je ne l’ai pas mis à jour.
Le contexte : je roule beaucoup en voiture, le GPS nous a servi tout d’abord pour les vacances (5000 km pour aller en Écosse et en faire le tour) et depuis il sert pour des trajets dans Paris intra-muros plus quelques trajets routiers classiques.
En résumé le Tomtom One est un petit GPS simple, voire simpliste. Son niveau fonctionnel est réduit au strict minimum et ses performances n’ont rien d’extraordinaire.
Une grande partie de son intérêt tient à ses possibilités d’extension, lesquelles reposent sur son excellente gestion des POI (Points Of Interest). Du coup, si sorti de sa boîte, le One est un GPS réduit à sa plus simple expression, une fois chargé des POI qui vous concernent il peut rendre de nombreux services.
Sa sensibilité est très bonne, mais son microprocesseur est trop lent dans de nombreux cas, notamment les ronds-points. Enfin, le logiciel même dans sa dernière version (7) est affligé de bugs ou de manques, parfois pénibles.
Pour ceux qui circulent fréquemment sur de longues distances, le fait que la cartographie soit placée en mémoire, et donc ne requiert pas de changement de carte mémoire, est une caractéristique intéressante.
Exceptionnel
- Rien
Très bien
- Le logiciel de gestion de l’appareil depuis l’ordinateur, TomTom Home, existe en version Mac et Windows
- Le logiciel interne du GPS est extensible, il peut notamment recevoir des POI (Point Of Interest) qui permettent d’étendre énormément les possibilités de l’appareil.
- La commande se fait directement sur l’écran, tactile, et l’ergonomie est très bonne. l’accès aux fonctions est direct (pas de multiples validations des choix)
- Bases radar gratuites très largement disponibles, base radar TomTom payante pas très chère (29 euros par an), mais dont la mise à jour comporte des bugs (voir plus bas).
- Installation des POI très simple
- Possibilité de personnaliser les POI (Icône, voix..)
- La cartographie étant enregistrée dans la mémoire de l’appareil, le One fait vraiment du « porte à porte » en Europe. Avec d’autres GPS, la cartographie est distribuée sur deux cartes SD ce qui oblige à jongler avec les cartes lorsqu’on change de zone (voire fait courir le risque de les égarer).
- Lorsque l’on décide de ne pas suivre ses indications (ou après que l’on ait été trompé par sa lenteur de réaction, voire ci-dessous à propos des ronds-points) le recalcul du nouvel itinéraire est très rapide
Moyen
- Prise USB (elle sert à l’alimentation) assez fragile, alors que l’appareil est destiné à être branché et débranché en permanence.
Médiocre
- Autonomie de deux heures seulement
- Sensibilité en ville où le GPS perd très facilement la localisation
- Très lent sur les ronds-points (l’affichage est toujours en retard sur la voiture même à très basse vitesse), ce qui le rend pratiquement inutilisable dès qu’un rond point se présente.
- Nombre d’adresses (« Favoris » dans le langage Tomtom) pouvant être enregistrées très (trop) faible
- En 2007 la moindre des choses serait que le GPS puisse être synchronisable avec le carnet d’adresse d’un téléphone ou d’un ordinateur. Ça n’est pas le cas il faut saisir les adresses manuellement.
- Fréquentes erreurs lors des mises à jour depuis Tomtom Home [voir les captures d’écran ici et là]
Pire encore
- Donne parfois des informations contradictoires, ce qui dans des cas extrêmes est à la limite du dangereux (la voix indique de tourner à gauche et la flèche sur l’écran pointe à droite). Dans l’exemple photographié ici, sur la carte le GPS indique de tourner à gauche tandis que la voix et la flèche de direction indiquent de tourner à droite.
- Support avec ventouse de pare-brise indigne, et surtout inutilisable (les économies de bout de chandelle ont des limites…)
- Le logiciel interne comporte des bugs (ou des manques) qui peuvent être bloquants. Par exemple on peut enregistrer l’adresse de l’endroit ou l’on se trouve, c’est pratique pour revenir à un endroit dont on ne connaît pas l’adresse exacte, ou plus simplement pour éviter de la saisir manuellement. Problème, si on exécute l’opération en dehors d’une route (par exemple sur un grand parking), le GPS ne peut pas se raccrocher à la route la plus proche et est incapable d’utiliser l’adresse enregistrée.
Par ailleurs
- Cartographie en mémoire :
Ce point n’est pas anodin. Beaucoup de GPS disposent de lecteurs de carte mémoire au format SD d’assez ancienne génération qui ne peuvent lire que des cartes de 1Go, or la cartographie Europe représente 2 GO de données. Conséquence, avec nombre de GPS, on a certes accès en théorie à une cartographie complète de l’Europe, mais en pratique, il faut jongler avec les cartes mémoires en cours de route, ce qui est vite fastidieux, sans parler du risque de perdre les cartes mémoire.
Le TomTom One Europe possède bien un lecteur de carte SD, mais en pratique, il ne sert pas. - Fixation
La fixation livrée avec l’appareil frise le scandaleux. Le pourquoi nécessite un brin de contexte.
Depuis que les autoradios sont intégrés aux tableaux de bord, l’intérêt des voleurs s’est reporté sur les GPS. Le vol de GPS est facilité par un petit détail simple : la fixation. Un GPS de voiture tien en place grâce à un support qui est ventousé sur le pare-brise. Les premiers jours, tout fier de son nouveau joujou, l’heureux possesseur du gadget à la mode l’emmène avec lui, mais très rapidement cela devient fastidieux et au bout de quelques jours, le GPS trouve logiquement sa place sous le siège avant lorsque la voiture est garée. Les voleurs le savent très bien. Conclusion, lorsqu’un support de GPS est présent sur une voiture en stationnement, il y a de fortes probabilités pour que le GPS soit sous le siège. Conséquence de cette conclusion, on ne peut plus aujourd’hui laisser le support à ventouse à demeure, il faut le démonter lorsqu’on quitte la voiture. C’est pénible, mais c’est comme ça.
C’est pénible avec les ventouses classiques, qui comportent une sorte de petite pompe à vide rudimentaire (on assure la fixation en tirant une petite manette), mais c’est bien pire pénible avec le TomTom.
La ventouse fournie est une véritable horreur, c’est un bout de plastique base de gamme qui a toutes les peines du monde à se ventouser à un pare brise, quant à ce qui est de le démonter régulièrement, là on touche à la science-fiction.Le Tomtom One est certes vendu pas très cher, mais pas au point d’être fourni avec ce bout de plastique inutilisable en guise de fixation..
Bref pour en finir avec cette histoire de ventouse, je l’ai utilisée comme une sorte de pied, l’appareil étant posé sur le tableau de bord (et donc pas fixé de manière rigide) et cela a très bien fonctionné. En cas de gros freinage, on se retrouve cependant avec l’appareil sur les genoux….
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Questionnement : le Web 2.0 est-il un truc de vieux ?
Ok , ok le titre est un brin provocateur.Mais pas tant que ça, et puis il a le mérite d’avoir l’air solidement affirmatif, alors qu’en fait j’aurais du titrer cette note « bouille a base de petits écrans, de fumet de Bulle Internet v2.0 et de mouvement ».. mais bon, ça faisait un titre encore pire.
Cette semaine il m’est arrivé deux choses, badines, qui m’ont amené à me poser cette question fondamentale : le web 2.0 ne serait-il pas un truc de vieux ( je ne suis pas trop débordé en ce moment, d’où ces questions de fond qui me hantent).
Les deux choses badines qui me sont arrivées cette semaine sont d’une part la réception d‘un iPhone (sur lequel je me suis exagérément répandu ici) et d’autre part un petit saut fait hier soir à une soirée introductive à la grand-messe du Web 3 qui doit commencer aujourd’hui.
D’un côté un petit bidule qui dessine à traits encore grossiers, mais très convaincants que ce pourrait être mon rapport à Internet demain, de l’autre une assemblé de jeunes gens présentant bien, et fleurant bon les premières places de sortie d’école de commerce.
Outre le fait que l’iPhone offre un accès facilité à internet et donc aux systèmes mis en place par les jeunes gens suscités, ce qui relie les deux c’est également une petite réflexion sur les dérives du design que m’a inspiré l’iPhone.
J’en étais à ce moment de ma séance de gamberge, me demandant comment tout ça s’articulait, lorsque Florian® m’a fait passer un lien sur une brillante prestation de Philippe Stark [http://www.ted.com/index.php/talks/view/id/197] (si vous vous foutez du design mais flippez à cause de votre accent anglais, cette prestation peut également servir).
Quel rapport entre Philippe Stark , le Web 2.0 et l’iPhone ? Peut-être une question de classification.
En rentrant chez moi hier soir, j’ai regardé ce que font ces fantastiques jeunes gens et deux remarques me sont venues à l’esprit. La première c’est qu’ils font des interfaces, la seconde c’est que je n’ai pas trouvé à quoi sert ce qu’ils font, ou plus exactement à quoi cela sert pour moi, quidam lambda, consommateur présumé de leurs productions. Ce à quoi ça leur sert à eux est évident.
L’iPhone relève de ce que Stark appelle le « design cynique», qui repose sur un postulat simple : le laid se vend mal.
Le Web 2.0 relève de ce que Stark appelle le « design narcissique » : des designers fantastiques qui designent seulement pour d’autres designers fantastiques.
Derrière ces interfaces Web2.0 très jolies avec des designs élégants, il y a une proposition qui ne me concerne pas. L’intérêt de ces systèmes est de justifier l’existence de l’écosystème dans lequel ils évoluent (ce qui en soi n’est pas rien).
Ce qui leur manque c’est une véritable proposition de service qui me concerne.
C’est pour ça que j’aime bien Google. Google ne fait pas d’interface, fait assez peu de mousse, mais me propose divers services qui me concernent. En un sens Google est très Web 1.0 le web du départ qui était censé servir à on ne savait pas trop quoi, mais avant tout servir à tout le monde, alors que le Web 2.0 sert surtout à ceux qui font du Web 2.0 …D’où l’analogique avec la classification de Stark.. . lequel Starck a en outre l’intérêt de figurer dans la liste des intervenants de la manifestation Web3, comme quoi la vie est ironique.
Je me demandais donc si le Web 2.0 n’était pas un truc de vieux, et en regardant la liste des boîtes invitées à cette manifestation Web3, je vois FaceBook que je pratique depuis quelque temps et dont je ne vois pas l’intérêt si ce n’est d’être la plus gigantesque machine à spam ayant jamais réussi à se donner une allure socialement correcte.
Je reçois deux ou trois mails par jour de FaceBook, envoyé par quelqu’un qui « m’a expédié une boule de neige », m’invite à faire partie du groupe des défenseurs des chaussettes dépareillées, m’a « fait cadeau d’une plante virtuelle » ou d’un « hug ».. sans compter que je ne connais pas tous les gens qui sont mes « amis » (et sans doute réciproquement).
Facebook me semble un bel exemple de « design narcissique » a tous les sens du terme, son principal avantage étant d’avoir beaucoup enrichi son astucieux créateur.
Même remarque pour le non moins inévitable Netvibes dont je dois être le seul de la planète à n’avoir toujours pas trouvé l’intérêt (mis à part celui d’enrichir son astucieux créateur, etc…)
Bon tout ça fait un peu flingage en règle pas trop bien argumenté et ne répond pas à mon interrogation initiale, le Web 2.0 n’est-il pas un truc de vieux ? Eh bien ce qui m’a fait penser ça en fait c’est l’iPhone.
Tous ces systèmes Web 2.0 proposent dans l’ensemble des services (ou plutôt une absence de) qui reposent sur le bon vieux PC, lequel, grâce à ses capacités graphiques, confère une importance primordiale à l’interface, masquant la relative vacuité de la proposition de service.
Problème, dans un monde ou le réseau prend de l’importance (je suis sans doute hypertrophié de ce côté, j’en conviens) l’accastillage électronique à partir duquel je me connecte au réseau n’a pas d’importance, du coup l’interface n’a pas d’importance, seul reste le service.
Ce point est amplifié par l’exiguïté des nouveaux écrans (pour moi c’est l’iPhone, mon fiston pour sa part brandirait plutôt sa PSP (à 13 ans une PSP c’est plus une prothèse qu’une console de jeux..). Faire de l’esbroufe sur un grand écran de PC c’est simple, sur un petit écran d’iPhone ça l’est moins.
Ça l’est d’autant moins qu’un iPhone, comme tous les petits écrans connectés, ça bouge, et lorsqu’on bouge on fait autre chose en parallèle de la consultation de l’écran et donc on est moins sensible à l’interface.
Bref tous ces systèmes Web 2.0 qui s’adressent à un public fixe, sédentaire, immobile devant l’engin le moins ergonomique de tout l’univers électronique grand public (l’ordinateur), me semblent d’un intérêt assez modéré lorsque je suis dans la rue, dans ma voiture, dans une salle d’attente, etc… bref, lorsque je suis connecté à internet.
C’est pour ça que je me demande si le Web 2.0 n’est pas au fond, un truc de vieux… je me demande.. je ne suis pas sur d’avoir raison.
Pour faire de l’humour bête, je pense même qu’a vouloir faire du « réseau social », terme que je trouve totalement ridicule, cela dit l’étiquette est la mode, nous sommes entrés dans l’ère de l’Uniforme 2.0, entre les « blogueurs » les « débats participatifs » (celui-là est excellent, avant 2007 un débat non participatif ça s’appelait un monologue) etc…a force donc, de faire du « réseau social » une fois que le bidule électronique portable sera la norme, on va finir par réinventer le téléphone, parce que franchement pour entrer en contact avec mes « amis » le téléphone c’est mieux (ça m’évite de leur pomper l’air avec des « pillow fights ») .
Cela dit ça tombe bien, l’iPhone téléphone aussi (mal, mais il le fait). Il est visionnaire cet engin au fond.
Je regarde la liste des participants à la manifestation LeWeb3, et j’y lis des choses qui dépotent comme « Bringing social to software: Radical change is coming. Are we ready ? » (yeah…) mais je ne vois pas un seul opérateur de télécom.
C’est peut-être ça qui me gêne.
Pour illustrer ce que je perçois du Web 2.0 une très vieille anecdote me vient à l’esprit.
Ça remonte à une bonne dizaine d’années, je travaillais à l’époque pour un hebdo informatique très sérieux et défunt depuis (Le Monde Informatique) et j’assistais à une présentation/conférence autour de systèmes travaillant sur l’analyse de données.
Le conférencier, un type passionnant parle pendant des heures de problématiques de haute volée sur le « data mining » les petits cubes et autres rigolades du genre, puis à la fin de la demi-journée, s’assied, épuisé après la séance de question réponses.
S’en suit une discussion plus informelle, et à la fin, au moment ou la réunion commençait à tourner à la séance de déconnade (du type de celle qui fait du bien après une demi-journée dense) il laisse glisser avec un sourire : » et puis les gars, ne perdez pas de vue de tout ce bazar ça sert à savoir si la mousse à raser se vend bien en même temps que la bière par packs de 12 dans les supérettes des environs de Lille ».
En gros c’est ça, c’est même exactement ça, « Bringing social to software: Radical change is coming. Are we ready ? » ça vise quand même tout bêtement à savoir si vous préférez les frites surgelées aux hamburgers lyophilisés.
C’est indispensable, ça fait vivre plein de gens, mais de là à en faire des concepts péri-philosophiques il y a un peu de marge, et par-dessus tout, de là à me faire croire que ça me sert à quelque chose à moi… là il ne faut quand même pas pousser.
Ça sert aux marchands oui, et il n’y a pas de mal à être marchand, j’ai besoin des marchands.
Ce qui me gène, par delà l’absence de service rendu, c’est qu’on essaie de m’expliquer que ça me sert à moi, avec une terminologie un rien excessive (« social » par exemple, parce que c’est sur qu’en terme de « social aggregator » une galerie marchande d’Auchan ça ridiculise n’importe quelle startup, mais Auchan a le bon goût de ne pas essayer de me faire croire que sa galerie marchande joue un rôle social qui va apporter un « radical change » pour lequel je dois être « ready » enfin pas moi tout seul, mes « amis » aussi hein).
Ceci étant, cet objectif légitime l’emphase sur l’interface, puisque c’est elle qui est censée m’attirer puis me pister, m’inciter à me livrer etc… sous certains aspects (sous certains aspects seulement) le Web 2.0 c’est du marketing en plus hypocrite, un marketing plus sirupeux, enrobés de grand sentiments, parsemé de promesses de monde meilleur (le marketing c’est pas nouveau, et c’est utile, le marketing qui vous trouve des « amis » c’est certes nouveau, mais d’une utilité discutable, d’autant qu’il peut se retourner contre son initiateur…)..
On en revient à la question de départ, ce bazar n’est il pas un truc de vieux dans la mesure ou ces interfaces hein.. j’ai bien l’impression que si on doit dans le futur (dans certains cas, dès à présent) utiliser internet sur des petits objets mobiles, on va en venir à passer outre, d’autant que ces petits objets mobiles ramènent la consultation d’un site à la substantifique moelle d’un besoin concret ce qui élude pas mal de fioritures….
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À propos de l’iPhone
Pour faire “dans le vent”, ce site est désormais lisible de façon spécifique sur les iPhone. Il n’y a rien à faire de spécial, si vous vous connectez depuis un iphone le site va le détecter et reformater en conséquence (avec quelques bugs notamment liés au fait que l’iPhone ne reconnait pas le Flash)
Je fais partie des heureux gagnants d’un des iPhone mis en jeu lors de la soirée de lancement par Orange.
Précision utile parce que les publications sur l’iPhone sont forcément dithyrambiques, cet article n’est ni “pro” ni “anti” iPhone, il se veut juste descriptif et sans parti pris (ou disons sans autre parti pris que ma propre subjectivité).
Une partie des points de vue exprimés est à replacer dans le contexte suivant : j’utilise mon téléphone de façon très intensive, y compris pour des besoins professionnels, j’ai l’habitude des Nokia haut de gamme, je travaille sur un Macintosh.
En version courte, l’iPhone est un téléphone assez moyen accouplé à un baladeur formidable et surtout à un petit terminal d’accès à internet épatant.
Ceux qui attachent de l’importance aux fonctions classiques d’un téléphone haut de gamme et ont peu d’usage d’un accès internet mobile, seront plus heureux avec un Nokia N95 8G.
Ceux qui peuvent faire l’impasse sur des fonctions évoluées qu’on est en droit d’attendre d’un “smartphone”, mais qui sont très attachés à pouvoir disposer d’un terminal mobile d’accès à internet, seront comblés (c’est mon cas).
Il est à noter que l’intérêt de l’offre iPhone tient largement autant au forfait Orange (qui inclus de l’accès internet illimité) qu’à l’appareil lui-même. En dehors d’une connexion à internet permanente et tarifée de façon forfaitaire, l’iPhone n’a qu’un intérêt très limité. Connecté à internet c’est en revanche un appareil assez spectaculaire. Si d’aventure, Orange offrait le même forfait en pack avec un N95 8G, l’iPhone aura alors un rival plus que sérieux.
Il est également à noter que la connexion EDGE, parfois décriée car techniquement moins performante que la connexion, 3G est en pratique largement suffisante pour un accès Web/email, je n’ai pas eu de problème de débit.
Enfin l’iPhone étant avant tout une plateforme matérielle frustre doté d’un logiciel avant-gardiste, une partie des reproches que je lui fais ci-dessous disparaîtra à l’occasion d’une mise à jour.
Pour chacune des lacunes de l’appareil, j’ai indiqué la solution lorsque j’en ai trouvé une. Il est à noter qu’elles sont pratiquement toutes “en ligne”.. ce qui rejoint ce que j’ai écrit plus haut : l’iPhone n’a de réel intérêt que connecté en permanence à internet.
Exceptionnel
- Navigateur web époustouflant (on passe avec l’iPhone de l’internet pour mobile à l’internet mobile)
- Clavier avec correcteur orthographique intégré
- Qualité de l’écran (dont en outre la taille autorise une simplicité d’accès aux réglages inconnue sur un téléphone)
- Pour les applications de consultation web, lecture /écriture d’email, remplace largement un ordinateur (étonnant, mais vrai)
- La messagerie visuelle est un accès au répondeur téléphonique épatant. D’ordinaire, il faut écouter un par un dans leur ordre d’arrivée les messages laissés sur le répondeur téléphonique. Avec l’iPhone et Orange, les messages sont affichés un peu comme des emails et on peut lire celui que l’on veut, les effacer sélectivement, etc… bref, c’est l’archétype de la fonction toute bête à l’utilité évidente, qui inspire une fois qu’on y a goûté la question « comment se fait-il que personne n’a pensé à ça avant ? ». [photo]
Très bien
- Accès internet en wi-fi (non seulement il fonctionne bien, mais sa configuration est un jeu d’enfant, voir ci-dessus sur la taille de l’écran)
- Réception wi-fi excellente (j’habite au troisième étage, je capte de mon hall d’entrée)
- Bascule automatique GSM/wi-fi. Pour les communications, l’iPhone utilise bien entendu le réseau GSM, mais pour l’accès internet, s’il trouve un accès wi-fi il l’utilise, dans le cas contraire il utilise la connexion EDGE et ce, de façon totalement transparente
- Bascule automatique de l’affichage vertical/horizontal (automatique, mais assez lente ce qui parfois est pénible, en outre cette bascule automatique ne fonctionne pas avec toutes les applications et fonctionne uniquement si l’iPhone est placé verticalement. A l’usage je préfèrerais que l’on ait le choix de basculer l’afficahge manuellement)
- Client mail ultra lisible (c’est à peine moins bien que sur un ordinateur, HTML compris)
- Baladeur (iPod)
- Communication entre les applications (Web->email, email->web, carnet d’adresses->mail etc…)
- Synchronisation limpide depuis un Mac (je n’ai pas essayé depuis un PC), y compris pour la mise en place des comptes emails (pas besoin de les configurer, l’iPhone reprend la configuration du Mac, quel que soit le nombre de comptes, on peut d’ailleurs choisir dans iTunes lesquels on veut sur l’iPhone, c’est top)
- Lisibilité de l’agenda et du carnet d’adresses (là encore, la taille de l’écran aide)
- Forfaits Orange data compris (la procédure de portage du numéro enregistré auprès d’un autre opérateur vers l’offre iPhone Orange est détaillée là [Orange]. L’offre Orange comprend la connexion wifi aux spots Orange, un widget permettant de les situer est téléchargeable ici [widget orange]
- Réactivité de l’interface
Moyen
- Encombrement
- Rectification Câble spécifique pour la connexion à l’ordinateur et la recharge.
Ce jugement était excessif. Le câble est vendu bien moins cher que ce que j’avais imaginé, (moins cher étant à prendre avec des pincettes, 20 euros c’est environ 10 fois trop cher, mais dans un univers ou les fabricants de téléphones vendent le chargeur peu ou prou le prix du téléphone ça reste correct) d’autant qu’on trouve des prises 220/USB ou allume cigare/USB a vil prix sans trop de difficulté. - Pas de Flash sur les pages web
- Pas de copier/coller (incompréhensible étant données les capacités d’édition de l’appareil)
- Haut parleurs et niveau sonore assez corrects pour un téléphone. Ce n’est pas une chaîne hifi.. mais il est très utilisable sans écouteurs
- Gestion des signets web à peu près impossible sur l’iPhone, sauf à avoir des nerfs d’acier.
solution : il faut le faire sur le Mac depuis Safari et synchroniser - Écran extrêmement salissant (mais c’est sans doute incontournable), parfait pour les collectionneurs de traces de doigts ou de gras de nez, moins parfait pour les autres.
solution : j’ai acheté pour une demi misère des feuilles de protection pour l’écran , elle sont plutôt pas mal (mais infernales à mettre en place, achetez-les par plusieurs, il faut en gâcher deux ou trois avant d’y arriver) [vendeur ebay] - Tenue en mains acrobatique (l’écran fait pratiquement toute la surface de l’appareil), il paraît prévisible qu’un certain nombre d’iPhone seront un jour ou l’autre projetés au sol, or aucune protection n’est fournie.
- Autonomie assez faible en usage data très intensif. Si on utilise la connexion internet régulièrement l’iPhone ne tient pas une journée.
Médiocre
- Système totalement fermé (comparativement à Symbian c’est le jour et la nuit). Cet aspect est en partie atténué par l’initiative formidable (le mot est faible) iStart des gens de Frenchiphone. L’iPhone étant destiné à être connecté en permanence (soit en wifi soit par Orange) de nombreuses applications Web ont été développées pour lui, iStart est un portail d’accès configurable.
- Absence de messagerie instantanée (représentative d’une certaine légèreté dans la conceptualisation globale de l’engin qui par certains côtés est un empilage de fonctionnalités géniales, et par d’autres côtés manque de cohérence).
solution : Il y a plusierus solutions basées sur des applications web. Une tentative de palliatif ici [Publictivity] et une encore bien meilleure là [Beejive] pour Yahoo, AOL/iChat, MSN Messenger etc.. et pour Skype il y a [IM+] - Absence de client SIP (pour des raisons commerciales évidentes, mais il n’empêche..).
solution : Deux solutions basées sur des services web, outre [IM+] cité plus haut, [jajah] a une offre de téléphonie IP - Recherche dans les contacts
- Absence de recherche dans l’agenda
- Téléphone s’utilisant à deux mains
- Absence de lecteurs Office (les PDF et docs Office se lisent très bien depuis une page web, mais on ne peut pas en transférer un sur l’iPhone et le lire, c’est Safari qui sert de lecteur), et plus généralement de fonctionnalités professionnelles (d’où l’absence de recherche dans les contacts et l’agenda, ou encore l’impossibilité d’effacer des mails en masse, il faut le faire un par un)
- Pas de synchronisation en Bluetooth ou mieux, en wi-fi (câble perdu ou détérioré = iPhone inutilisable)
- Écouteurs quelconques , tenant mal dans l’oreille
- Pas de gestion de calendriers multiples (comme dans iCal, fonction très pratique). On choisit dans iTunes le calendrier dans lequel l’iPhone ajoute toute nouvelle entrée
- 8 Go de mémoire seulement. Pour un appareil qui se veut également être un iPod évolué c’est ridiculement peu. À défaut d’augmenter la mémoire, Apple aurait pu ajouter un lecteur de carte SD il y a largement la place.
Rectification Ce point est à lier à la très mauvaise prise en compte des usages professionnels (c’est une différence majeure avec les Nokia haut de gamme). L’iPhone a une capacité de 8 go (un poil moins en pratique), mon agenda et mon carnet d’adresses en occupent déjà 2…(ajout : on, me fait, sans doute à juste titre, remarquer que 2 Go de carnet d’adresses/agenda ça ne se peut pas, quoi qu’il en soit il y a quelque chose étiqueté “autre” qui occupe 2 Go des 8 de l’iPhone, regardez la capture )… il ne reste pas grand chose pour un appareil avec des fonctions vidéos assez étonnantes. [Capture d'écran]
La rubrique « autre » qui représentait plus de 2 Go sur mon iPhone concerne non seulement l’agenda et le carnet d’adresses mais également le mail.. ok, je suis un âne. En signe de contrition je vais rédiger une note sur le moyen de configurer Gmail en IMAP pour éviter de bouffer le peu de mémoire de l’iPhone.[ C'est fait et à lire ici ] - Ergonomie : C’est un sujet un brin délicat tant il est désormais convenu de s’extasier devant la (il est vrai) remarquable interface de l’iPhone, mais après une semaine d’utilisation intensive, je trouve l’ergonomie catastrophique en usage téléphone (elle est très bien lorsqu’on utilise l’iPhone comme un terminal internet ou un baladeur).
Un téléphone et un baladeur ce sont deux objets différents, or l’iPhone a une ergonomie de baladeur et vraiment pas de téléphone.
On n’est jamais pressé lorsqu’on prend en main un baladeur, on l’est souvent lorsqu’on prend en main un téléphone. il n’est pas important d’avoir besoin des deux mains pour lancer un baladeur, c’est très pénible d’avoir besoin des deux mains pour téléphoner etc…
C’est un sujet délicat parce que incontestablement l’interface de l’iPhone est esthétiquement une réussite, elle est belle, elle est fluide etc.. mais elle est malcommode à un point pas possible. L’appareil n’est pas du tout conçu pour être saisi à la volée (il est très large, très plat et l’écran est hyper glissant) composer un numéro d’une main est impossible, mais répondre d’une main l’est autant. Le son n’est pas mauvais (il n’est pas excellent non plus) mais sans écouteur l’appareil se plaque contre l’oreille du bout des doigts ce qui est très inconfortable.
Le salut pourrait venir des écouteurs, mais ce sont des écouteurs très bas de gamme qui tiennent mal dans l’oreille (à tel point qu’en ce moment des boites comme V-Moda se font des petites fortunes en important des écouteurs pour iPhone qui s’arrachent entre 50 et 100 euros sur ebay).
L’iPhone est incontestablement un bel objet, ça ne se discute pas, mais entre un bel objet et un objet pratique il y a.. disons qu’il peut y avoir, un abysse.
Wikipedia dit du design “Le design est une discipline visant à rendre concret (sous une forme physique ou non) une pensée, un concept ou une intention en tenant compte éventuellement d’une ou des contraintes fonctionnelles, structurelles, esthétiques, didactiques, symboliques, techniques et productives.”.
L’iPhone est beau, très beau, mais si on prend le terme de “design” dans ce sens, qui inclut les notions d’usage, lorsqu’on l’utilise comme un téléphone, son design est une catastrophe.
Pire encore
- Appareil photo pitoyable
- Pas de vidéo (peu étonnant étant donné la qualité (ou l’absence de) de la partie photo)
- Pas de lecteur RSS dont l’absence est surprenante sur un appareil conçu pour être connecté à internet en permanence et vendu uniquement avec des forfaits qui le permettent (voir plus haut ma remarque sur les incohérences du concept).
Solution : Un palliatif utilisant Safari est décrit ici [casualtek]. En pratique lorsqu’on clique sur un lien RSS, ce lien est envoyé vers l’adresse d’un lecteur RSS situé sur .mac (reader.mac.com) qui renvoie le fil à Safari. On est quand même loin de l’aspect pratique d’un vrai lecteur RSS. Une meilleure solution est d’utiliser Google reader (www.google.fr/reader), qui comme toutes les appli Google a un accès mobile et permet de configurer les choses sur l’ordinateur et de disposer d’une ergonomie assez correcte sur l’iPhone [Photo]. - Inutilisable sans une carte SIM Orange. Pour être mis en service , l’iPhone doit être “activé” ce qui requiert une carte SIM Orange, à minima une Mobicarte (une 20aine d’euros). C’est assez stupide, car la section téléphone est de loin la moins intéressante de l’iPhone, il aurait pu/du être conçu de façon à pouvoir fonctionner comme un iPod Touch en l’absence de carte SIM.
- Ni GPS, ni radio sur un appareil très musical, supposément futuriste, et très haut de gamme
- Ouverture de la trappe de la carte SIM grotesque (une honte sur un appareil de ce prix)
- Livré sans pochette de protection (une honte sur un appareil de ce prix), du coup ça devient un objet potentiellement fragile (ce qui est inhabituel et anxiogène pour un téléphone censé traîner au fond d’une poche et susceptible d’être en contact avec des clés et autres objets hostiles)
- Si on télécharge depuis iTunes un podcast vidéo, le fichier est forcément lisible (les fichiers non lisibles ne sont pas transférés). Si on le lit en passant par la rubrique « podcast » on a la première image (fixe) plus le son.
solution : lire les podcasts vidéo en passant par la rubrique « clip vidéo », et surtout pas « podcast » (on ne parlera jamais assez des ravages de la fumette à Cupertino) - Bluetooth honteusement bridé, il ne sert a priori qu’à la connexion avec l’oreillette Bluetoth Apple. Donc pas de connexion à un GPS, autoradio ou autre possible, on croit rêver….
- Il semble qu’au bout d’un moment d’utilisation un tant soit peu intensive, l’appareil sature. le redémarrer remet les choses en ordre.
- Les notes ne sont pas synchronisables, ce qui est assez courant sur les téléphones, mais vraiment dommage sur l’iPhone étant donné ses capacités d’édition.
solution : Il s’agit d’un choix d’Apple et non d’une impossibilité technique, des shareware le permettent [iPhoneDrive/Mac] [TouchCopy/Windows]. Au prix actuel du dollar, ils sont indispensables. - Lors de l’étape d’activation, Apple demande le numéro de Carte Bleue. La fourniture de ce numéro est obligatoire pour pouvoir activer et donc utiliser le téléphone.
Cette démarche est cohérente du point de vue d’Apple pour qui l’iPhone est surtout un terminal d‘accès à sa boutique en ligne, mais on en peut pas demander à l’acheteur d’adhérer à la politique commerciale du fournisseur de l’appareil (par ailleurs cet acheteur à un contrat avec Orange et pas avec Apple).
Pour ma part, comme je trouve cette procédure à la limite du scandaleux, et que ma banque dispose d’un système de CB virtuelles, j’ai généré un numéro de carte virtuel approvisionné de 1 euro. Cela m’a permis d’utiliser le téléphone sans communiquer mes coordonnées bancaires à Apple, mais je trouve le procédé extrêmement cavalier, qui consiste à demander à un client qui a dûment payé (OK ce n’était pas mon cas) un objet et dûment payé un abonnement pour l’utilisation de ce produit, de fournir des coordonnées bancaires à un tiers pour qu’il ait la possibilité de faire fonctionner cet objet..
Ma foi, il n’y a que dans le monde du gadget informatique que c’est accepté.
Imaginez deux secondes qu’une fois sorti de chez votre concessionnaire, vous découvriez qu’il faut envoyer vos coordonnées bancaires à Total pour que votre auto flambant neuve accepte de démarrer. - On ne peut pas envoyer de pièces jointes par mail en passant par le client mail. On peut en revanche envoyer des photos par mail depuis la section photo. Dans ce cas, l’appareil retaille les photos en 640×480 sans que j’ai pu trouver comment désactiver cette fonction.
C’est une fonction parfaitement inutile voire franchement pénible.
L’iPhone n’envoyant pas de MMS (des SMS multimédia) le seul moyen d’envoyer la photo est l’email, or avec un appareil de 2 millions de pixels (1600×1200) les fichiers ne sont pas très gros (460 Ko) et n’onr pas besoin d’être réduits. Pire encore, cette réduction forcée empêche de poster des images plein pot sur un service de stockage en ligne comme Flickr .
A noter que l’absence de MMS ne figure pas dans la liste des défauts, car l’iPhone gérant bien l’email, l’envoi de MMS (assez réservé aux jeunes) serait sans grand intérêt.
C’est joli mais ça ne sert à rien
- Affichage graphique de la partie iPod
Il me manque
- La possibilité d’enregistrer les conversations.
Je suis un fan de Ultimate VR, une application pour Symbian qui permet d’enregistrer une conversation (le logiciel fourni un fichier .wav). c’est extrêmement pratique lorsque mon correspondant me communique, un numéro, une adresse, une date ou tout autre élément que sur le moment je n’ai pas la possibilité de noter. Lorsqu’on utilise le téléphone professionnellement, à l’usage c’est une sécurité appréciable. - Un carnet d’adresses qui prend en compte le nom de l’entreprise.
Ces remarques s’appliquent également à Symbian qui n’est pas mieux sur ce plan.
Ce serait une bonne chose que les développeurs de carnet d’adresses de téléphone réalisent qu’il y a des utilisateurs qui s’en servent pour leur boulot et que pour ceux-là le récurrent classement par nom-prénom (ou l’inverse) est totalement insuffisant.
Un vrai carnet d’adresses digne de ce nom se doit d’offrir de choix de l’affichage par nom, prénom OU entreprise et permettre une recherche dans tous les champs.
Sur ce point, celui de l’iPhone est très très loin du compte.
Par ailleurs
- Vidéo mobile : Je me suis trompé. Je ne croyais pas au concept de vidéo /TV mobile, je l’ai doctement expliqué dans plusieurs contextes professionnels. Plus je regarde cet iPhone, plus je pense que j’avais tort. Avec l’écran de taille fort honnête et d’une qualité excellente de l’iPhone, l’idée de vidéo mobile reprend du sens. Si d’autres constructeurs reprennent l’idée d’un grand écran, la vidéo mobile ça peut sans doute marcher.
- Orange :Lorsque j’ai appris que Orange allait traiter avec Apple pour la diffusion de l’iPhone, j’ai immédiatement pensé « les pauvres… ».
Des entreprises dont les dirigeants se relèvent toujours, longtemps après, en pleine nuit en sueur et agités de soubresauts épileptiques après une expérience avec la marque à la pomme, il y en a plein. Apple étant d’assez loin l’entreprise la plus incontrôlable, la plus orgueilleuse, la plus caractérielle, la plus méprisante et la moins fidèle de la planète, les histoires d’amour avec Apple en général se finissent mal.
Plus j’utilise l’iPhone plus je me dis que sur ce coup-là, Orange a fait assez fort.
Ce qu’il y a d’extraordinaire dans le concept iPhone c’est largement autant l’appareil lui-même que la possibilité qu’il soit connecté à Internet en permanence.. ce que seuls les forfaits proposés par Orange permettent. En un sens, et sauf à ce que SFR réagisse vraiment très énergiquement, l’iPhone est une redoutable machine à faire migrer les clients high-tech de SFR vers Orange.
C’est inhabituel pour moi d’écrire ça, parce que je fais partie de la génération qui a connu France Telecom comme ennemi juré d’internet, mais cette fois c’est vraiment l’inverse. Si l’iPhone est un joli coup de la part d’Apple, c’est un très joli coup de la part d’Orange.
Le recrutement de gens intéressants aux manettes d’Orange [ lire ma note à ce sujet ] n’est peut-être pas étranger à cette situation. - Spam : l’iPhone ne dispose pas d’un système anti-spam. À vrai dire, aucun téléphone à ma connaissance n’en propose, mais l’utilisation de l’iPhone comme terminal de consultation internet est tellement pratique que forcément je m’en sers beaucoup comme ça.
Sur un ordinateur, les gens embêtés par le spam sont vraiment ceux qui en ont envie. Il existe moult systèmes très efficaces qui permettent de ne jamais voir un spam. A titre personnel, comme je suis un garçon assez peu secret et que mes adresses circulent un peu partout sur internet, j’en reçois plusieurs centaines par jour (si vous cherchez des adresses de viagra pas cher ou de petites Japonaises nues sous leur jupe plissée, n’hésitez pas à me consulter, j’ai plein de coordonnées..).
J’ai longtemps utilisé le proxy gratuit Popfile, un truc en perl un peu barbare à installer, mais d’une efficacité impeccable ensuite.
Lors d’un changement de machine j’ai eu la flemme de réinstaller Popfile et j’ai acheté pour une demi-misère, un shareware, Spamsiève, une extension de Mail, qui fait ça très très bien.
Bref les spams j’en reçois plein mais je ne les vois jamais.. je ne les voyais jamais. Parce que consulter ma boite perso sur l’iPhone st une expérience.. surréaliste.
solution : La solution c’est (comme d’hab) Google. L’iPhone est une excellente pub pour Google Mail (gmail.com). Le filtre antispam de gmail est très efficace, peu, très peu passent au travers. Il faut donc
- ne configurer qu’un seul compte sur l’iPhone (le compte Gmail)
- faire récupérer les autres comptes par Gmail (ça se règle dans les options de Gmail).
Du coup c’est Gmail qui filtre le spam pour tous les comptes.
L’inconvénient c’est que comme l’adresse d’envoi n’est pas réglable sur l’iPhone (le compte par défaut pour l’envoi doit être un compte actif), si on peut de cette façon récupérer sans souci différentes boîtes, on n’écrit que depuis le compte Gmail.





