iTélé : Lundi 26 février

Le californien NavTeq est l’un des deux fournisseurs de cartographie pour les GPS (l’autre est le hollandais TéléAtlas).
Autant les GPS ressortent de l’univers de la « technologie » autant en arrière plan, le boulot des cartographes qui nourrissent nos GPS est fondamentalement humain. Comme me l’a fait remarquer un des cartographes, « un GPS c’est comme un baladeur MP3, l’appareil c’est juste de la technique, mais sans boulot des musiciens, il ne sert à rien ».

Le travail de ces entreprises est étroitement liés aux évolutions que va connaître le GPS dans les mois, les années à venir. Aujourd’hui c’est un appareil fixe pour les automobilistes et qui, dans sa version mobile est réservé à des populations technoïdes (notamment du fait de l’exigence de disposer d’un récepteur séparé de l’appareil portable qui assure la navigation, quelques PDA haut de gamme mis à part. Demain la navigation GPS fera partie normale de la liste des fonctions d’un téléphone au même titre que le carnet d’adresse ou l’agenda.
Le Nokia 6110 est le premier appareil de cette catégorie et il sera très probablement rapidement suivi par des vagues d’autres.

En accédant au statut de fonction incluse dans un appareil personnel et surtout dans un appareil qu’on utilise pas forcément en voiture, le GPS va répondre à d’autres besoins.

Aujourd’hui il sert foncièrement à aller au 124 rue Bidule à Machin sur Chalarone, demain on s’en servira pour trouver un dentiste ou un fleuriste, ou encore pour trouver un musée ou un bar.

C’est en ce sens que le travail des gens de NavTeq est fondamental dans cette évolution. La navigation est une des choses qu’ils relèvent, une des choses parmi une infinité d’autres. Sur chaque « lien » enregistré (un « lien » dans le langage des cartographes est une voie possédant les mêmes caractéristiques, ils relèvent 160 données, parmi lesquelles celles qu’on utilise actuellement ne constituent qu’une infime partie.

Les rushes

Quelques liens

5 réflexions au sujet de « iTélé : Lundi 26 février »

  1. euuhhh on est le 26 aujourd’hui ! voilà ce que c’est que d’écrire au milieu de la nuit !

    bon courage …

    Répondre

  2. Bonjour,
    l’utilisation du GPS pour trouver, un « point d’intérêt », qui peut être un magasin, un restaurant, une station service, un musée, etc, est déjà quelque chose qui existe, même si la base de donnée de ces « POI » (Point of Interest, selon TomTom) est assez limité actuellement.
    Cependant, il existe des collectes de POI organisées par de grands sites internet (y compris fraçais : http://www.gpspassion.com/fr/default.asp?_SetCurrentVersion=FR) pour constituer de nouvelles bases qu’il est possible d’ajouter à de nombreux systèmes GPS actuels.

    Cordialement.

    Répondre

  3. Bonjour,

    Vous avez raison, cela existe, ceci étant, précisément les bases de données sont encore limitées et mieux (pire) encore, la navigation par ces POI n’est pas encore quelque chose d’abouti.

    Cela n’avait qu’une importance anecdotique tant que le GPS était foncièrement un appareil destiné aux automobilistes (situation dans laquelle la navigation est de loin l’utilisation la plus naturelle) , les choses changent en revanche avec l’arrivée de téléphones GPS, c’est à dire d’appareil grand public (pas réservés aux spécialistes qui eux savent trouver la mise à jour ou l’utilitaire qui va bien) d’une part et donc d’autre part destinés aussi (voire surtout) à un usage piéton.

    Pour prendre un exemple concret, aujourd’hui si je suis de passage à Auxerre, mon GPS peut éventuellement me signaler les caves, mais je ne peux pas lui demander « fais moi faire la tournée des caves ».
    Demain ce sera possible.

    Plus simple encore, aujourd’hui il est d’ores et déjà possible de demander à un téléphone « donne moi l’adresse d’une pharmacie puis montre moi comment j’y vais » mais dans un contexte limité (notamment avec les applications Cartes et Recherche de Nokia, et sous réserve de disposer d’un récepteur GPS bluetooth séparé). Demain on peut facilement imaginer que ce sera un mode d’utilisation normal.

    Pour que cela le devienne, il y a une autre barrière qui doit sauter (je n’ai pas eu le temps d’en parler ce matin) c’est celle de l’accès Internet forfaitaire pour les mobiles. La plupart des application « services » autour du GPS requièrent plus ou moins un accès à internet (ne serai-ce que parce que pour avoir de l’intérêt cette utilisation par POI demande une mise à jour régulière). Pour l’instant on en est encore loin , l’accès internet depuis un mobile est cher (trop cher pour envisager par exemple de l’utiliser pendant des heures comme on le fait avec l’ADSL).

    Répondre

  4. Bonjour,
    Je suis un des créateurs du site tracegps.com et je réagis à votre article
    sur Navtech. Je vous convie à parcourir notre site; il reflète notre
    (pré)vision; des gps dans tous les mobiles, avides des balades que nous
    proposons, en téléchargement gratuit!
    A bientôt,
    Frédéric

    Répondre

Vous pouvez laisser un commentaire