15 bornes sous la neige

Les journées se rallongent lentement et à 7h15 il ne fait pas encore jour mais plus tout à fait nuit. Du coup, le bois de Saint-Cucufa redevient praticable et c’est un vrai soulagement.
Courir le long de files de voitures fumantes ça va un moment, mais côté ambiance et sensation c’est quand même à des années lumières du cheminement entre les arbres avec dans les narines l’odeur légèrement acre des feuilles mortes qui pourrissent lentement.
Bref, depuis quelques jours j’ai, avec plaisir, dit au revoir à la traversée de Vaucresson et repris le chemin du bois.

Ce matin il neigeait, c’était magnifique. J’ai en termes généraux horreur de la neige, mais courir sous une pluie de flocons blancs entre les branches déjà blanches avec une vue quasi surréaliste sur l’intérieur du bois (le sol blanc donne une impression de profondeur) c’était quasi magique.
Comme je cours plus lentement (pour rester entre 120 et 140) j’ai décidé de rallonger un peu. Ce matin 15 km donc (15,68 exactement) au lieu des 10 habituels. Je vais essayer de tenir ce rythme.

Hier j’ai eu un message surprenant d’un journaliste :

Je découvre votre site au moment où je termine un dossier sur le sport chez les personnes qui portent une prothèse, une valve cardiaque ou tout autre biomatériau dans le corps. [….] je suis donc journaliste (et d’ailleurs spécialisé en athlétisme!). Je travaille sur ce sujet pour le mensuel « Mixte ». […] j’aurais vraiment souhaité pouvoir vous poser quelques questions au téléphone […] .

Nous avons discuté un moment au téléphone donc, je ne connaissais pas ce magazine « Mixte », mais c’est un p…n de bon sujet et j’ai hâte de voir ce que ça donne. C’est bien la première fois que j’entends parler d’un confrère (je suis journaliste également) qui s’apprête à traiter des gens rafistolés sous un autre angle que celui de la « maladie ».

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