Le souffle est mon ennemi

Ce matin 10km sans problème, j’ai eu peur qu’il pleuve mais il a fait un temps correct. Vue l’heure (7H du matin) la météo est primordiale, lorsqu’il fait froid à cette heure il fait très froid et lorsqu’il pleut c’est vite désagréable. Bref ce matin impec.

Ce soir re-piscine. J’ai essayé d’appliquer dans l’eau ce que j’avais lu hier. Sur le plan des résultats bruts je ne peux que me féliciter, j’ai fait 6 longueurs de bassin en crawl.
En pratique le constat est assez éloquent : ça va me prendre un temps fou à arriver à maîtriser cette histoire de respiration. Au bout de 25m je suis exsangue, à peu près dans le même état que je l’étais en mai dernier au bout de 500m lorsque j’ai commencé la course à pied.

Ces 6 longueurs je ne les ai pas fait en enfilade, et avant d’en réussir 6 au total, j’ai abandonné un certain nombre de fois au milieu du bassin complètement à bout de souffle.

Ce qu’il y a d’étonnant (et donc d’intéressant) avec la natation c’est que le souffle qui est devenu quelque chose de tout à fait naturel en course à pied, est ce qui me demande le plus d’efforts, Je m’attendais en théorie à avoir à me concentrer sur mes bras, or je dois me concentrer sur l’expiration ET sur les bras , le tout en synchronisant les deux éléments. C’est là où ça coince pour l’instant.

La difficulté c’est l’expiration, sous l’eau il faut forcer pour expulser l’air, et c’est vraiment anti-naturel au possible.

L’autre surprise, et elle est agréable, c’est que les deux efforts sont complémentaires. Je n’ai ressenti aucune fatigue particulière liée à la sortie du matin, dans l’eau les jambes ne forcent pas vraiment (ce qui ne m’a pas empêché de prendre une crampe à un pied) ce sont manifestement les bras qui travaillent, lesquels bras ne servent pas à grand chose en course à pied. Les deux efforts se marient donc très bien.

Ceci étant même si le constat global est assez affligeant (en me voyant finir à l’agonie une longueur de bassin personne ne croirait que je cours sans problème 10km tous les matins), c’est quand même une vraie victoire personnelle d’avoir réussi à attaquer la flotte de front.

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