iTele : Lundi 4 décembre

Le plateau

e-Solex : le retour du vélo noir à moteur
De 1946 à 1988 il s’est vendu 8 millions de Solex.
En 2004, Jean-Pierre Bansard, un homme d’affaire aussi éclectique qu’original (les Usines Center c’est lui, la distribution d’Orangina en Turquie.. c’est lui aussi ) rachète les marques « SOLEX », « SOLEXINE » et « VELOSOLEX », va voir les designers de Pininfarina, puis des industriels chinois et ressuscite le célèbre vélo noir à moteur avant sous l’appellation « e-SOLEX ».

Un brin d’histoire :
C’est durant la Seconde Guerre mondiale que Marcel Mennesson et Maurice Goudard créent le « SOLEX ». Ce cyclomoteur est commercialisé en France dès 1946 par la maison Solex, déjà leader mondial dans la fabrication de carburateurs. Le« VELOSOLEX », cyclomoteur bon marché et pratique, rencontre un vif succès (8 millions d’unités vendues en France et dans le monde jusqu’en 1988).
En 1974, Renault et Motobécane s’associent pour reprendre et développer les marques.
En 1983, Yahama rachète Motobécane (rebaptisé MBK) et devient propriétaire de « SOLEX ».
En 1998, le groupe Magneti Marelli, filiale de Fiat, devient le nouveau détenteur de la marque « SOLEX » et accorde à Impex Hongrie une licence d’exploitation.
L’évolution des normes, notamment environnementales, interdit désormais la vente en France de ce produit sous sa conception originelle.
En juin 2004, l’entreprise de Jean-Pierre Bansard , le groupe Cible rachète les marques « SOLEX », « SOLEXINE » et « VELOSOLEX » avec pour objectif de faire concevoir une version moderne du Solex.

Un brin de technique
Le nouveau « SOLEX » est baptisé « e-SOLEX » parce qu’il est à propulsion électrique.
Comme son aîné, il roule à 35 km/h environ et pèse environ 35 kg.
Le moteur électrique (400W sous 36 volts) placé dans le moyeu de la roue arrière.
Le prix de revient au kilomètre est de l’ordre de 0,01 euro (environ 1 euro aux 1000 km)
L’énergie électrique est fournie par une batterie Lithium-ion légère (moins de 5 kg) et amovible, cette batterie est située dans la poutre centrale du cadre, elle offre une autonomie de fonctionnement de 30 km environ (une batterie supplémentaire peut être ajoutée en option sous le porte-bagages arrière). La batterie se recharge en 3 heures environ sur son chargeur, par le biais d’une prise électrique standard, elle a une capacité supérieure à 700 recharges, soit une durée de vie d’environ 6 ans à un rythme d’utilisation moyenne de 3500 km/an.
Le freinage sera assuré par frein à disque mécanique, à l’avant comme à l’arrière.
Un coffre avant occupe la place du moteur sur les versions à essence. Il peut accueillir le chargeur de batterie ainsi que des effets personnels.
Le «e- SOLEX » est utilisable en pédalant et donc servir de vélo, mais dans ce cas la batterie ne se recharge pas pour autant (dommage).

Quelques liens

2 réponses sur “iTele : Lundi 4 décembre”

  1. Bonjour,

    j’ai été ravie de vous rencontrer a l’occasion de cet interview, je tenais a vous remercie tout particulièrement pour cette excellent reportage sur le e-Solex.

    PS : votre site est très sympa et original!

    A bientôt

  2. Surpris de la qualité (informative) de la présentation et belle prouesse d’avoir su glisser un mot sur les VAE (vélo à assistance électriques). Juste un point, ces VAE ne sont pas si timidement diffusés, les ventes se comptent en millier de pièces en france (en millions en chine) et certains modèle bien finis savent démarrer à la pression de la pédale tout en gardant la notion d’assistance (et de cardiotraining).
    Des infos ici par exemple http://www.cyclurba.fr

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